Sūtra de Vimalakīrti

sutra du bouddhisme Mahayana From Wikipedia, the free encyclopedia

Le Sūtra de Vimalakīrti (sanskrit : विमलकीर्ति-निर्देश-सूत्र, « Vimalakīrti nirdeśa sūtra » ; chinois simplifié : 《维摩诘经》 ; chinois traditionnel : 《維摩詰經》 ; pinyin : wéimó jié jīng ; japonais : Mukujōkō daidarani kyō (無垢淨光大陀羅尼經?), « Sûtra de l'enseignement de Vimalakîrti ») est considéré comme l'un des textes les plus profonds du bouddhisme mahāyāna. En outre, c'est le seul sūtra de la littérature bouddhique qui présente les enseignements d'un laïc (upāsaka), Vimalakīrti.

Titre original
(sa) विमलकीर्तिनिर्देशसूत्रVoir et modifier les données sur Wikidata
Formats
ཐེག་ཆེན་གྱི་མདོ། (en)
Textes du bouddhismeVoir et modifier les données sur Wikidata
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Sūtra de Vimalakīrti
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ཐེག་ཆེན་གྱི་མདོ། (en)
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Personnages
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Il en existe également des traductions en coréen, en tibétain et d'autres langues d'Asie.

Cadre du sutra

Les événements que rapporte le sutra se déroulent dans la ville de Vaishâli, au royaume des Licchavi, lors d'un séjour du Bouddha, qui s'est arrêté pour quelque temps dans un bois. Ensuite, l'action prend place dans la maison de Vimalakīrti, un riche disciple laïc. Celui-ci se distingue par sa connaissance sans faille du dharma, et sa sagesse plus vaste que celle de tous les bodhisattva présents, à l'exception de Manjushri[1].

Ce sutra constitue une exception notable dans l'ensemble des ouvrages bouddhiques : il est le seul à présenter un enseignement donné par un bodhisattva, qui plus est un laïc[1].

Contenu

Ce sûtra expose les principes essentiels du bouddhisme mahāyāna, en particulier la notion de non-dualité. Dans cet ouvrage de très haute tenue littéraire, l'enseignement est délivré aux principaux disciples du Bouddha par l'intermédiaire de Vimalakīrti, un disciple laïque du Bouddha[2],[3].

Vimalakīrti s’adresse à Maudgalyāyana, Kāśyapa, Subhūti, Pūrṇa, Kātyāyana, Aniruddha, Upāli, Rāhula et Ānanda. Il rencontre également le bodhisattva Maitreya, le laïc Prabhāvyūha et un fils de banquier, Anathapindika (en) nommé aussi Sudatta[4],[5].

Vimalakīrti leur expose en détail la doctrine de la vacuité, shunyata, répond à de multiples questions et finit par répondre par le silence qui dit tout.

Versions du texte

La plus ancienne version écrite connue est celle traduite en chinois par Zhi Qian 支謙. Elle fut ensuite suivie par celle de Kumārajīva 鳩摩羅什 en 406. Une autre traduction, considérée comme plus précise, est attribuée à Xuanzang 玄奘, au VIIe siècle[6].

Un manuscrit sanscrit remontant au début du IIIe siècle[réf. souhaitée] a été retrouvé au Potala de Lhassa (Tibet) par le professeur Hisao TAKAHASHI en 1999. Il a publié cette version au Japon en 2006[7],[8],[9].

Notes et références

Voir aussi

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