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Sūtra du Diamant

sutra du bouddhisme mahāyāna From Wikipedia, the free encyclopedia

Le Sūtra du diamant est l'un des sūtra les plus connus et commentés du bouddhisme mahāyāna[1]. C’est aussi l’un des plus courts parmi les sutras Prajnaparamita. Il joue un rôle particulièrement important dans les courants méditatifs comme le chan et le zen et serait selon la tradition le sutra préféré du maître chan Huineng.

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(sa) वज्रच्छेदिकाप्रज्ञापारमितासूत्रVoir et modifier les données sur Wikidata
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Sūtra du Diamant
Ce Sūtra du Diamant, daté du 11 mai 868 ap. J.-C. (dynastie Tang) et conservé à la British Library, est le plus ancien ouvrage complet imprimé — que l'on appelle banhua — et daté à nous être parvenu.
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C'est, selon la British Library, « le plus ancien livre imprimé complet daté »[2].

Titre

Le titre complet sanskrit de l’œuvre est वज्रच्छेदिकाप्रज्ञापारमितासूत्र (Vajracchedikā Prajñāpāramitā Sūtra)[3], « Sūtra de la connaissance transcendante tranchante comme le diamant[4] » ; छेदिका / chedikā veut dire « ce qui coupe », वय्र / vajra signifie à la fois « diamant » et « foudre », une force inouïe, irrésistible, capable de faire voler en éclats, de démolir, de pulvériser tout ce qui est sur son chemin, de même qu'en pratique, le diamant est capable de couper le verre ou la roche la plus dure mais aussi de briller comme l'eau pure ou l'éclair ; प्रज्ञापारमिता / prajñāpāramitā signifie « perfection de la sagesse » ou « connaissance transcendante »[5].

Autres noms en Asie :

  • chinois : 金剛般若波羅蜜多經 / Jīngāng Bōrěbōluómìduō jīng ou 金剛經 / Jīngāng jīng ;
  • coréen : 금강반야바라밀경 / Geumgangbanyabaramilgyeong (金剛般若波羅蜜經) ou 금강경 / Geumganggyeong (金剛經)
  • japonais : 金剛般若波羅蜜多經 / Kongō hannya haramita kyō ou 金剛經 / Kongō-kyō ;
  • tibétain : འཕགས་པ་ཤེས་རབ་ཀྱི་ཕ་རོལ་ཏུ་ཕྱིན་པ་རྡོ་རྗེ་གཅོད་པ་ཞེས་བྱ་བ་ཐེག་པ་ཆེན་པོའི་མདོ། / ’phags pa shes rab kyi pha rol tu phyin pa rdo rje gcod pa zhes bya ba theg pa chen po’i mdo
  • vietnamien : Kim cương bát-nhã-ba-la-mật-đa kinh ou Kim cương kinh

Origine et traductions

La date de composition en sanskrit n'est pas connue avec certitude, certains la situant entre les IIe et Ve siècles. Le fait qu'il a été commenté par Vasubandhu et Asanga, ayant vécu autour du IVe siècle, peut laisser penser qu'il avait déjà à cette époque circulé et acquis une certaine importance. Au moins trois manuscrits en sanskrit ont été trouvés en des lieux éloignés, datant entre les Ve et VIIe siècles[6].

Le Sūtra du Diamant a fait l’objet de six traductions en chinois entre les Ve et VIIIe siècles, celle de référence étant la première, effectuée par Kumarajiva. Au Tibet, le texte a été traduit au IXe siècle par Yéshé Dé (it) et Śīlendrabodhi[7]. Vis-à-vis de l'original en sanskrit, la traduction chinoise de Kumarajiva est moins fidèle et littérale que la traduction tibétaine[8].

La première recension sanskrite, basée sur plusieurs manuscrits et documents, est éditée par Max Müller en 1881[8]. Dans un discours à l'Académie des inscriptions et belles-lettres ce dernier présente avec émotion son travail[9].

Contenu

Le Sūtra du diamant prend la forme d’un dialogue entre le Bouddha et son disciple Subhūti.

Selon Philippe Cornu, le contenu du sūtra « a trait à l'inexistence du soi du bodhisattva, aux pāramitā, aux mérites, aux étapes de la progression spirituelle, aux marques et caractéristiques d'un bouddha dans la perspective de la vacuité universelle[4]. »

Le thème central de la vacuité  śūnyatā en sanskrit, bien que le terme n'apparaisse pas nommément dans le sūtra[1]  est l'absence de caractère fixe et inchangeant de toute chose, de tout état d'esprit, de toute pensée. Ainsi que l'expose le quatrain final :

« Comme les étoiles, des mouches volantes ou la flamme d'une lampe,
Comme une illusion magique, une goutte de rosée ou une bulle,
Comme un rêve, un éclair ou un nuage,
Ainsi devrait-on voir tous les phénomènes conditionnés[4]. »

Sūtra du diamant de Dunhuang

La British Library en possède un exemplaire remontant à 868 découvert dans les grottes de Mogao de Dunhuang, par Aurel Stein, le plus ancien ouvrage imprimé et daté à nous être parvenu complet[10],[11]. Il porte la mention : « Respectueusement imprimé par Wang Jie pour être distribué gratuitement à tous, au bénéfice de ses parents, le 15e jour du 4e mois, 9e année de l’ère Xiantong (). »

Notes et références

Voir aussi

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