Après les cours dans une médersa du souk El Blat, le jeune Tahar écoute de la musique (charqi et tounsi, malouf, malhoune ou soulamia) grâce à son père mélomane, ce qui lui donne une bonne oreille musicale[1]. Grâce à Tarnane, il s'initie au malouf et apprend les mouachahs et le oud tunisien[1].
Il constitue en parralèle l'Association Carthage pour les chansons d'antan qui, sur proposition de Taïeb Mehiri, donne ses spectacles au café Saf Saf et à Koubet El Haoua à La Marsa[1],[3]. De 1966 à 1978, il prend en charge la chorale de la radio tunisienne[3]. Il se met ensuite à la composition de dizaines de waslah et de chansons populaires qui ne tardent pas à entrer dans le répertoire national, comme El Ouachma, Mechmoum el fell et El meguiès[1]. Feh el ambar feh, El jebia wil bir winnaoura, Alif ya Soltani, Ya achiqine dhek echaar, Al Kawnou ila jamalikom, Khatem Hbibti, Kahlet Lahdheb, Tlammet Lahbeb ou encore Taalilet Laaroussa figurent parmi ses autres titres emblématiques[4].