Tahar Gharsa
musicien et chanteur tunisien
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Biographie
Né le dans le quartier du Tourbet El Bey, dans la médina de Tunis, non loin de la maison de Khemaïs Tarnane, ce dernier devient son maître[1],[2].
Après les cours dans une médersa du souk El Blat, le jeune Tahar écoute de la musique (charqi et tounsi, malouf, malhoune ou soulamia) grâce à son père mélomane, ce qui lui donne une bonne oreille musicale[1]. Grâce à Tarnane, il s'initie au malouf et apprend les mouachahs et le oud tunisien[1].
Il enseigne à l'École normale supérieure de Gorjani, à l'Institut national de musique et à La Rachidia, où il fait la connaissance de Hédi Jouini, Mohamed Triki et Salah El Mahdi[1]. À la mort de Tarnane, il est désigné pour s'occuper de La Rachidia mais il la quitte en 1964 après des désaccords avec le secrétariat aux Affaires culturelles[3].
Il constitue en parralèle l'Association Carthage pour les chansons d'antan qui, sur proposition de Taïeb Mehiri, donne ses spectacles au café Saf Saf et à Koubet El Haoua à La Marsa[1],[3]. De 1966 à 1978, il prend en charge la chorale de la radio tunisienne[3]. Il se met ensuite à la composition de dizaines de waslah et de chansons populaires qui ne tardent pas à entrer dans le répertoire national, comme El Ouachma, Mechmoum el fell et El meguiès[1]. Feh el ambar feh, El jebia wil bir winnaoura, Alif ya Soltani, Ya achiqine dhek echaar, Al Kawnou ila jamalikom, Khatem Hbibti, Kahlet Lahdheb, Tlammet Lahbeb ou encore Taalilet Laaroussa figurent parmi ses autres titres emblématiques[4].
Au début des années 1990, il revient à la direction artistique de La Rachidia avec Abdelhamid Ben Aljia[1]. En 2003, peu avant sa mort, le président Zine el-Abidine Ben Ali lui décerne l'Ordre national du Mérite culturel[1]. En , le Centre des musiques arabes et méditerranéennes édite le CD Istikhbar avec un solo de oud enregistré en [3].