Tahar Hannache

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Décès
(à 73 ans)
Médéa, Algérie
Nom de naissance
Tahar Ben Kouider Belhannache
Tahar Hannache
Tahar Hannache.
Biographie
Naissance
Décès
(à 73 ans)
Médéa, Algérie
Sépulture
Nom de naissance
Tahar Ben Kouider Belhannache
Surnom
Tahar Hannache, Tahar El Hanache, Tahar Hanache
Nationalité
Activités
Autres informations
Films notables
L'Atlantide, Les Plongeurs du Désert, Aux Portes Du Sahara

Tahar Hannache (en arabe : طاهر حناش), de son vrai nom Tahar Ben Kouider Belhannache, est un acteur, réalisateur, directeur de la photographie et scénariste algérien, né le à Constantine[1]. Il est considéré comme le pionnier du cinéma algérien, pour sa mise en avant de l'Algérie au devant de la scène internationale[2],[3],[4].

Tahar Ben Kouider Belhannache, connu artistiquement sous le nom de Tahar Hannache, est né le 26 novembre 1898 à Constantine en Algérie dans une famille aisée. Son père possédait des usines et des commerces. Tahar fréquentera les meilleures écoles, étudiera les sciences, et dès son plus jeune âge, très curieux, il démontrera un net penchant pour les découvertes scientifiques et les inventions, et s'intéressera aussi aux engins mécaniques comme les bateaux et les trains[5].

À l'âge de dix ou onze ans, il découvre pour la première fois les films de Charlie Chaplin. Ce monde magique et imaginaire l'intrigue et le fascine, sa passion pour le cinéma s'accroît, il devient un assidu des ciné-bus, qui, sur les places publiques, projettent sur grand écran des documentaires de propagande. L'après-midi, Tahar revient presque tous les jours au nouveau cinéma de Constantine, le Nunez, où il décortique et analyse les films qu'il a souvent vu plusieurs fois[5],[6].

Carrière

Son père fait faillite et décède peu de temps après. Très affecté par cette perte, Tahar Hannache qui est appelé au service militaire français, est démobilisé en 1920 en France. Il en profite pour visiter les lieux de productions des films qui l'ont fait rêver depuis l'enfance.

Le réalisateur belge Jacques Feyder le prend dans le film L'Atlantide (1921). Feyder est alors un référence dans le cinéma français : cela permet à Tahar Hananche de se faire connaître.

Affiche du film L'Atlantide, de Jacques Feyder (1921).

Après le succès du film L'Atlantide, Tahar Hannache exerce plusieurs professions cinématographiques : directeur de la photographie à assistant à la réalisation, cadreur... et joue des rôles importants en tant que comédien[5].

En 1938, Tahar Hannache crée sa société de production[réf. nécessaire], Taha Film, et signe sa première réalisation personnelle Aux Portes du Sahara.

Période de la Seconde Guerre mondiale

Tandis que la notoriété de Tahar Hannache s'accroît en tant que directeur de la photographie[réf. nécessaire], l'occupation allemande de la France freine la production cinématographique. Il est rappelé dans les Forces françaises libres[pas clair] et l'Armée alliée à Casablanca pendant trois ans, de 1942 à 1945.

Durant cette période, il travaille dans la division audiovisuelle de l'armée. Il filme de nombreux défilés militaires, prépare des dizaines de reportages d'actualité et documente des événements historiques importants. Après la fin de la guerre, une carte de cinéaste lui est délivrée sous le numéro 7951, et il devient le premier arabe et africain à se voir attribuer une carte professionnelle de cinéaste[5].

Tahar Hannache réalise de nombreux documentaires et films, dont Les Plongeurs Du Désert avec le poète et acteur Himoud Brahimi. La pellicule est cependant détruite et le poète Jean Sénac écrira quelques années plus tard : « Sait-on que le film Les Plongeurs Du Désert, de Tahar Hannache, fut boycotté par le Gouvernement général, sous prétexte qu’il était entièrement financé, réalisé et joué par des "autochtones" ? »[7].

Naissance de l'audiovisuel algérien

Tahar Hannache, lors du tournage du film Vénus Aveugle, d'Abel Gance (1941).

En 1954, les premiers sketchs de la télévision algérienne sont produits sous la houlette de Tahar Hannache. En 1956, il se marie à l'âge de 58 ans, mariage dont il aura quatre filles.

La même année, la Radiodiffusion-télévision française est créée en Algérie. Tahar Hannache y est intégré : il est chargé de la supervision de l'équipe algérienne. Il ouvre la porte à de nombreux noms importants du futur cinéma algérien indépendant. Il envoie certains éléments de son équipe à l'étranger, pour y étudier dans des instituts de cinéma. Après l'indépendance en 1962, il contribue, avec d'autres, à assurer la poursuite de la diffusion télévisée lors de la transition de la RTF à la toute nouvelle Radiodiffusion télévision algérienne, et la continuité des programmes. À cette époque, il est responsable de la production audiovisuelle, période déterminante pour la construction du cinéma algérien[7].

Tahar Hannache a supervisé la formation de nombreux noms importants, parmi lesquels des techniciens et des acteurs, comme ceux qui ont travaillé sur le film La Nuit a peur du Soleil (1965), de Mustapha Badie.

Tahar Hannache décède le , à l'hôpital de Médéa, en Algérie. Il repose au cimetière d'El Alia, à Alger[8].

Au cinéma

Réalisateur

Références

Liens externes

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