Taher
From Wikipedia, the free encyclopedia
Situation
Le territoire de la commune de Taher se situe au nord de la wilaya de Jijel, sur le littoral méditerranéen, où se trouvent le port de Djen Djen et la plage de Bazoul.
Elle est limitrophe des communes de Chahna, d’Ouadjana, de Chekfa et d'Emir Abdelkader.
Relief, géologie, hydrographie
Transports
La route nationale 43, ainsi que le chemin de fer reliant la ville de Jijel à celle de Constantine, traversent la commune de Taher 5 km au nord du centre-ville à proximité du port de Djen Djen et à travers la localite de Bazoul.
La commune est également dotée de grandes infrastructures des transports aérien, ferroviaire et maritime :
- Aéroport international Ferhat Abbas : à 3 km au nord-ouest du centre-ville de Taher. Il assure des vols quotidiens vers la ville d'Alger ainsi que des vols vers la France.
- Port de Djen Djen : à 5 km au nord
- Gare ferroviaire de Bazoul : 5 km au nord-est.
Le transport urbain et avec les localités avoisinantes est principalement assuré par des minibus.
- Port de Djen Djen, Taher.
- Gare routière de Taher.
- Aéroport Farhat Abbas.
- Siège de la mairie de Taher
Localités de la commune
À sa création dans ses limites actuelles en 1984, la commune est composée de vingt-deux localités[3] :
Les agglomérations secondaires de Dekkakra, Dmina et Thar Ouassaf ont ensuite été intégrées dans l'agglomération du chef-lieu[4].
Actuellement, hors de la ville de Taher, les principales agglomérations de la commune sont Bazoul, Beni Metrane, Tlata, Bouachir et Redjla[4].
Histoire
La ville actuelle est située sur le site d'un ancien village datant de l'époque ottomane.
Elle a été construite sur les terres des autochtones chassés dans les montagnes avoisinantes après la révolte de 1871 (voir révolte des Mokrani) du temps de la colonisation de l'Algérie par la France, après l'expropriation de la population, notamment de tribu des Ouled Belafou (2 313 hectares) et oued Djendjen (ex-Bni Amrane Seflia) (1 095 hectares)[5].
À la fin du XIXe siècle, Taher devient le chef-lieu d'une commune mixte, plus étendue que l'actuelle commune de Taher, puisqu'elle incluait les communes actuelles de Chahna (à l'époque siège d'un douar) et d'Ouadjana, notamment le hameau de Bouafroune[6] où en 1899 naquit l'homme d'État, Ferhat Abbas.
Démographie
En 2008 : 77 367 d’habitants (dont 38 059 femmes et 39 307 hommes) avec un taux d’accroissement de 1,5 %.
Le recensement de 2008 compte 77 367 habitants de la commune, dont 59 250 personnes agglomérées dans le chef-lieu, 16 706 habitants des agglomérations secondaires et 1 411 habitants des zones éparses[7].

Économie
La commune de Taher possède une double vocation : l'industrie et l’agriculture. Ces principales infrastructures économiques sont :
- La zone industrielle d'Ouled Salah comportant notamment l'usine du verre "Africaver".
- La centrale électrique d'Achouat (630 MW)
- L'usine de briques d'Achouat
- La gare ferroviaire de Bazoul
- L'aéroport international Ferhat Abbas
- Le port de Djen Djen avec une capacité de 4,5 millions de tonnes par an et d'une superficie de 104 ha[8]
Elle renferme également de vastes terrains agricoles sur les rives des oueds de Nil et de Djen Djen consacrés principalement à la serriculture

