La stèle BM 147 représente Taimhotep vénérant Sokar, ainsi qu'Osiris, Apis, Isis, Nephtys, Horus, Anubis et un symbole de l'Occident. Le texte gravé sur la stèle, long de vingt-et-une lignes, retrace la vie de Taimhotep. Elle nait la neuvième année du règne de Ptolémée XII ; son père, Apja Khahâpy, est prêtre de Ptah, Min, Khnoum-Rê et Horus, et sa mère, Herânkh, est musicienne au temple de Ptah. Elle a un frère, le grand prêtre Psherenamon Ier, et une sœur, Taneferher, qui se marient ensemble ; un autre frère possible serait le scribe Horemhotep[2]. La vingt-troisième année du règne de Ptolémée XII, à l'âge de quatorze ans (25 juillet 58 av. J.-C.)[6] elle épouse le grand prêtre de Ptah, Psherenptah III, et a de lui trois filles et un fils. Ses enfants sont nommés sur la stèle BM 377 : leur fils est Imhotep-Pedoubastet et leurs filles Bérénice, Herânkh (surnommée Beloudje) et Kheredânkh[7]. On sait que Kheredânkh n'était pas sa fille, car elle était née de Psherenptah sept ans avant son mariage avec Taimhotep. Son nom fut inscrit par erreur sur la stèle à la place de celui de sa véritable troisième fille, Her'an (surnommée Tapedibastet), dont le nom figure sur une autre stèle de son père (Ashmolean Museum 1971/18)[6].
Après la naissance de sa troisième fille, elle prie Imhotep, un sage de l'Ancien Empire divinisé, pour avoir un fils. Ses prières sont exaucées et son fils nait en 46 av. J.-C., la sixième année du règne de Cléopâtre VII. Taimhotep meurt quatre ans plus tard[3],[4]. Sur sa stèle, il est déploré la mort prématurée de Taimhotep qui demande à son époux de profiter de la vie tant qu'il le peut ; il s'agit du plus long texte de ce type dans l'Égypte antique. Les deux stèles de son époux indiquent qu'il ne lui survécut qu'un an[3]. Leur fils, Imhotep-Pedoubastet, devient à son tour grand prêtre de Ptah en 39 av. J.-C., mais meurt jeune, seulement neuf ans plus tard[2].