Tajmaât Service
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Tajmaât Service est une plateforme collaborative, créée en 2020, dénonçant le racisme antimaghrébin en France.
Tajmaât Service est une plateforme française, créée en 2020 et suivie par environ 80 000 abonnés en 2025[1]. Le site Yabiladi la décrit comme « la plateforme collaborative de la diaspora maghrébine »[2].
Tajmaât est composée de bénévoles, organisés de façon hiérarchisée avec des cellules cloisonnées pour assurer la protection de ses membres, en effet les menaces à leur égard sont permanentes. L'organisation est structurée en trois parties : OMROS est un observatoire accessible via le site web où il peut y être indiqué les « insultes, menaces ou propagande raciste »[1] ; VIRMAG acronyme de Veille d’Investigation contre le Racisme ciblant les Maghrébins[3], c'est la cellule qui donne la publicité à certains dossiers et s'adresse publiquement aux responsables publics ou les employeurs ; et enfin un secteur interne qui enquête, il est décrit comme un « service de renseignement », qui vérifie et archive les données[1]. La présentation de la page de VIRMAG comporte les drapeaux des trois principaux pays du Maghreb : Algérie, Maroc et Tunisie. Il apparait aussi la lettre du Tifinagh, ⵣ le Yaz amazigh, lettre-symbole auprès des populations berbères[3]. VIRMAG fonctionne depuis l'été 2025[4].
Ainsi en 2023, Tajmaât découvre et signale la présence de boucles de messagerie cryptée sur Telegram, où des militants « nationalistes et néonazis » appellent à des actions violentes visant la communauté musulmane française, plus particulièrement dans le quartier de Wazemmes à Lille. Tajmaât a publié des captures d'écrans de ces échanges du groupe Deter (déterminés)[2],[5]. La publication de Tajmaât sur Twitter est lue près de 6 millions de fois, Gérald Darmanin fait fermer les discussions. Le signalement permet de démanteler un réseau de militants néonazis, plusieurs policiers sont suspendus une fois leurs publications publiées. Le dossier est évoqué au sein de l’Assemblée nationale, ainsi l'affaire donne une visibilité nationale à Tajmaât[1],[6].
Les affaires se succèdent « descente de l’ultradroite à Romans-sur-Isère, collages d’autocollants islamophobes à Orléans, vidéos de blackface à l’EM Grenoble, agressions de femmes voilées à Lyon… ». Tajmaât envisage de développer ses moyens de communications et ouvrir des antennes en Europe[1].
Références
- 1 2 3 4 5 Nina Kozlowski, « Tajmaât, la vigie numérique qui met en lumière le racisme anti-maghrébin en France. », sur Jeune Afrique, (consulté le ).
- 1 2 Ghita Zine, « France : Un groupe néonazi appelait à commettre des attentats terroristes dans des mosquées. », sur Yabiladi, (consulté le ).
- 1 2 Amine Ait, « France : la communauté maghrébine s’organise en ligne contre la haine. », sur TSA, (consulté le ).
- ↑ « Un civil de la défense épinglé pour racisme en ligne, une enquête ouverte. », sur Blast, (consulté le ).
- ↑ Romane Porcon, « Sur les réseaux sociaux, un groupe d'extrême droite menace d'attaquer des musulmans lillois. », sur ici, (consulté le ).
- ↑ Anthony Berthelier, « « FRDETER » : Gérald Darmanin demande à Telegram de fermer les discussions du groupe d’extrême droite. », sur Huffpost, (consulté le ).