Tamaya (navire)

From Wikipedia, the free encyclopedia

Fonctiontransport de passager, fret
GréementTrois-mâts barque

2 phares carrés, mât d'artimon aurique

Lancement27/11/1862
CommandantThéophile Mahéo, né le 30 août 1860 à l’Île-aux-Moines
Tamaya
illustration de Tamaya (navire)
Le Tamaya en 2023.

Fonction transport de passager, fret
Gréement Trois-mâts barque

2 phares carrés, mât d'artimon aurique

Histoire
Lancement 27/11/1862
Équipage
Commandant Théophile Mahéo, né le 30 août 1860 à l’Île-aux-Moines
Équipage Charles Le Cerf, second capitaine, Joseph Sujet, bosco, Gabriel Le Ian, cuisinier, Jean Goubeyre, Michel Gallard, Yacinthe Lab, Pierre Rouxel, J.Marie Peyraud, Alexis Auvray, Frédéric Mallert, Pierre Gallapel, Raymond Crequier (Mousse)
Caractéristiques techniques
Longueur 52.80 m
Maître-bau 8.15 m
Tonnage 566
Carrière
Armateur Pitre Rozier
Pavillon Pavillon national français France
Port d'attache Nantes

Le Tamaya est un navire conçu pour le transport de marchandise autour du monde. C'est un robuste cap-hornier[1], voilier trois mâts barque de 566 tonneaux de jauge brute, 162 pieds soit 52,80 mètres de long et 8,15 mètres de large. Il est en fer avec deux ponts. Construit en 1862 aux chantiers de Liverpool. Il est immatriculé « au long cours » sous le numéro 356[2]. Acheté en 1894 et armé par Pitre Rozier, armateur de Nantes. Parti de Nantes le pour la Martinique sous le numéro 106, il arrive à la Martinique le [3] et coule le 8 mai[4]. Il sera rayé de l’effectif de la Marine marchande le [2].

Épave iconique de la rade de Saint-Pierre, elle a été explorée en plongée sous-marine pour la première fois le par Marc Balssa, Thierry Cardix, Yvon Fredonie et Dominique Serafini[5],[6],[7], l'épave avait été identifiée la même année par le magnétomètre du bâtiment océanographique D'Entrecasteaux[8],[9]. L'épave repose entre 78 et 85 mètres de profondeur à côté d'un tombant abyssal[10]. Pour voir cette épave, il n'est pas possible de plonger classiquement avec de l'air, il faut utiliser des mélanges gazeux permettant de plonger à de telles profondeurs.

Dans son article du vendredi le Liverpool Daily Post documente le lancement du Tamaya :

Lancement du Tamaya - Liverpool Daily Post (28 Novembre 1862).

Hier après-midi, à trois heures, le trois-mâts barque en fer Tamaya a été lancé depuis le chantier de construction de MM. Thomas Vernon et Fils. Ce beau navire possède les dimensions suivantes, à savoir : 163 pieds de longueur entre perpendiculaires, 26 pieds et 6 pouces de largeur, et 18 pieds de creux ; tonnage (ancienne jauge) 549 et 44/94ièmes de tonneaux ; tonnage au registre d'environ 568 tonneaux.

Les propriétaires sont l'entreprenante société de MM. Imrie et Tomlinson, et le navire est destiné, croyons-nous, au commerce de la Côte Ouest. Le Tamaya est la réplique exacte du très admiré trois-mâts Santa Rosa, lancé depuis les mêmes cales il y a environ douze semaines. Il doit être classé A 1, 12 ans, au Lloyd's, et A 1, 20 ans, dans les registres de l'Association des Assureurs de Liverpool. Il est de la meilleure et de la plus parfaite construction à tous égards, chaque amélioration suggérée par l'expérience et la science ayant été adoptée ; c'est en outre un modèle d'une extrême beauté, fini avec le plus grand goût, qui fait le plus grand honneur à ses concepteurs et constructeurs. La rapidité avec laquelle il a été construit sera mieux appréciée par le fait que le temps nécessaire à sa construction, du début à la fin, n'a excédé que de quelques jours le temps qu'il a fallu pour charger et envoyer en mer son navire-jumeau, le Santa Rosa.

Le Tamaya est le huitième navire lancé de ce chantier au cours de l'année actuelle, le tonnage moyen de chacun étant d'environ 1 000 tonneaux, tous classés A 1 (12 ans) au Lloyd's et 20 ans dans les registres des Assureurs de Liverpool. Nous pouvons ajouter que nous avons observé sur cale un autre noble navire d'environ 1 200 tonneaux de port en lourd presque achevé, dont le lancement est prévu dans environ trois semaines. Cela portera ainsi au grand nombre de neuf les navires lancés sur ce chantier en une année ; ce n'est pas une mauvaise année de travail pour nos infatigables concitoyens, MM. Thomas Vernon et Fils ; et ce, en plus du nouvel embarcadère de plus de 1 000 pieds de long, avec ses deux grands ponts, pour le bassin à marée basse de Birkenhead, qu'ils ont également construit cette année dans leurs autres forges à Tranmere.

Le navire a été baptisé de la manière la plus gracieuse par Mme Imrie, la charmante épouse du membre cadet de la société propriétaire, et il a glissé magnifiquement dans l'eau dans le style le plus réussi, suscitant la grande admiration de tous les spectateurs.

Après le lancement, un petit groupe choisi a été convié à un déjeuner dans l'une des salles des gabarits du vaste établissement de MM. Vernon. Le déjeuner provenait de l'Hôtel Waterloo et a été servi dans le style supérieur habituel de M. Lynn. — M. John Vernon, le chef de l'entreprise, présidait ; et en portant un toast à la santé des respectés propriétaires du Tamaya, MM. Imrie et Tomlinson, il a fait l'éloge des habitudes professionnelles et de la générosité de ces messieurs, et a exprimé l'espoir que le navire qui venait d'être lancé se révélerait être de première classe. Aucune peine, a-t-il dit, n'a été épargnée pour le rendre tel, et toutes les améliorations dans la construction navale en fer ont été mises à profit pour sa réalisation. — Le toast ayant été reçu des plus cordialement, M. Imrie a répondu, puis a proposé un toast à la santé de MM. Vernon et Fils, qui avaient, a-t-il dit, mis à l'eau sur la Mersey l'un des navires les plus joliment modelés qu'il ait vus. — Le toast a été reçu avec enthousiasme et a été convenablement remercié. — La santé de Mme Imrie, la dame qui avait baptisé le Tamaya, et d'autres toasts ont suivi.

L'éruption volcanique cause du naufrage

Cloche du Tamaya, 1862.

Le 8 mai 1902, jeudi de l'Ascension, le Tamaya était déjà dans le port de Saint-Pierre, à l'époque, capitale de la Martinique. Il avait pris la place espérée par le Belem. Vers six heures trente, Lorsque la nuée ardente atteignit la mer, elle commença à bouillir. Comme la plupart des navires dans le port de la ville, le Tamaya a été victimes de l'éruption, a brûlé puis coulé. Localisation 14° 44,18′ N, 61° 11,242′ O[11].

L'équipage provenait de l'Île-aux-Moines[12] :

  • Théophile Mahéo, né le 30 août 1860 à l’Île-aux-Moines, commandant ;
  • Charles Le Cerf, second capitaine ;
  • Joseph Sujet, bosco ;
  • Gabriel Le Ian, cuisinier ;
  • Jean Goubeyre, Michel Gallard, Yacinthe Lab, Pierre Rouxel, J.-Marie Peyraud, Alexis Auvray, Frédéric Mallert, Pierre Gallapel, Raymond Crequier (mousse).

Le Tamaya est une des rares épaves de la rade à être identifiée puisqu'une cloche, portant l'inscription « Tamaya 1862 » a été retrouvée. Elle a été remontée à la surface en 1983 par Thierry Cardix[6],[4] et Marc Balssa[réf. souhaitée]. Cette cloche a été remise au musée Frank-A.-Perret de la ville de Saint-Pierre.

Représentation artistique

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI