Tandem (film)

film de Patrice Leconte, sorti en 1987 From Wikipedia, the free encyclopedia

Tandem est un film français réalisé par Patrice Leconte et sorti en 1987.

Réalisation Patrice Leconte
Scénario Patrick Dewolf
Patrice Leconte
Acteurs principaux Jean Rochefort
Gérard Jugnot
Faits en bref Réalisation, Scénario ...
Tandem
Description de l'image Tandem (film) Logo.png.
Réalisation Patrice Leconte
Scénario Patrick Dewolf
Patrice Leconte
Musique François Bernheim
Acteurs principaux Jean Rochefort
Gérard Jugnot
Sociétés de production Cinéa
Films A2
Hachette Première
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Comédie dramatique
Durée 91 minutes
Sortie 1987

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

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Inspirée de l'animateur radio Lucien Jeunesse du Jeu des cent mille francs, qu'il anime de 1965 à 1995, et d'autres « itinérants de la télé et de la radio qui vivent sans attaches », cette comédie dramatique sur fond de road movie montre les relations entre un animateur radio quelque peu ringard (incarné par Jean Rochefort) et l'ingénieur du son qui l'assiste (interprété par Gérard Jugnot), qui sillonnent la France, jusqu'à ce que l'émission de radio finisse par être supprimée. Jugnot aborde pour la première fois un rôle teinté de drame, à contre-emploi. La chanson Il Mio Rifugio de Richard Cocciante accompagne l'intrigue.

À sa sortie en , Tandem obtient un succès d'estime avec près de 600 000 entrées  bien en déçà du box-office des précédentes comédies de Patrice Leconte  et remporte l'adhésion de la critique. Nommé dans six catégories lors de la 13e cérémonie des César en 1988, dont celles du meilleur film, du meilleur acteur (pour Gérard Jugnot et Jean Rochefort), et du meilleur réalisateur, Tandem ne remporte finalement que le César de la meilleure affiche. Leconte et Rochefort poursuivent après Tandem une fructueuse collaboration.

Synopsis

Mortez et Rivetot parcourent le pays avec une Ford Granada break blanche[1].
Le Jeu radiophonique des 1000 francs, inspiration du contexte du film.

Michel Mortez (Jean Rochefort), animateur radio, sillonne la France avec Rivetot (Gérard Jugnot), pour animer depuis plus de 25 ans le jeu quotidien La Langue au chat. Rivetot apprend, alors qu'il téléphone à ses collègues, que l'émission va être supprimée. Par amitié et affection pour Mortez, il décide de le lui cacher, détournant les lettres et coups de téléphone, jusqu'à simuler une émission qui n'est en réalité pas diffusée.

Mortez, qui vient d'apprendre la fin de son émission, lui demande de cesser la supercherie. Ensemble ils retournent à Paris et obtiennent une adaptation de la grille horaire, l'émission passant désormais tous les deux jours. Cependant, Mortez, fatigué de son rôle de vieil animateur, craque et s'enfuit lors d'un direct. Les mois passent, et au détour d'un centre commercial, Rivetot découvre son ami faisant des animations de supermarché. Lui-même a été renvoyé de la station et Mortez lui propose de l'accompagner désormais dans ses périples. Ensemble, ils repartent sur les routes.

Fiche technique

Distribution

  • Gérard Jugnot : Rivetot, le chronomètre
  • Jean Rochefort : Michel Mortez, de son vrai nom Michel Morteau
  • Sylvie Granotier : la libraire
  • Julie Jézéquel : la serveuse hôtel de la Gare
  • Jean-Claude Dreyfus : le conseiller municipal
  • Ged Marlon : le pique-niqueur
  • Marie Pillet : la patronne hôtel du Commerce
  • Albert Delpy : le conducteur chien rouge
  • Gabriel Gobin : le vieux barman
  • Philippe Dormoy : un reporter
  • Jacques Rousselot : M. Vaillant
  • Jean-François Dumeniaud : le patron de l'Hôtel du Commerce
  • Françoise Baut : Mme Meurisse
  • Eric Bérenger : le journaliste
  • Marilyne Even : la serveuse de l'Hôtel des Grands Hommes
  • Catherine Ferrière : la réceptionniste de l'Hôtel des Trois Frères
  • Richard Fiardo : le réparateur de l'ascenseur
  • Nathalie Frémont : une jeune fille du podium
  • Mélanie Merkl : une jeune fille du podium
  • Sylvie Herbert : la patronne de l'Hôtel de La Gare

Production

Genèse et développement

Lucien Jeunesse (ici en 1952), l'animateur du Jeu des mille francs, inspiration principale du film.

Après le succès de sa comédie Viens chez moi, j'habite chez une copine en 1981, le réalisateur Patrice Leconte élabore un projet plus personnel et intimiste[2]. Il s'inspire de son attachement à la radio, en particulier l'émission Le Jeu des mille francs, menée pendant trente ans par son animateur vedette, Lucien Jeunesse, qui parcourt la France entière pour poser des questions de culture générale dans des petites villes ou villages[2],[3]. Il y mêle le souvenir de « tous ces célèbres itinérants de la télé et de la radio qui vivent sans attaches, passant leur vie à sillonner la France pour faire leurs émissions », dont Jean-Pierre Descombes pour Les Jeux de 20 heures mais aussi Marcel Fort de Quitte ou double ou Roger Lanzac[2]. Pour Leconte, le sujet n'est pas la vie de l'animateur radio mais plutôt les rapports entre celui-ci et son équipe sur les routes, loin de chez eux[2]. La première version du scénario est écrite dès 1981, avec l'idée d'en faire un téléfilm, média plus adapté au sujet et moins risqué que le cinéma, sous le titre Chers amis bonjour[2]. Leconte ne sait cependant pas qui approcher à la télévision[2]. Le projet prend sept ans à être achevé[2]. Leconte retravaille son scénario durant quelques séances avec le dessinateur Martin Veyron[2].

Patrice Leconte (ici en 2009) prend sept ans à concrétiser Tandem.

Vers 1985, le projet intéresse Philippe Carcassonne, ancien journaliste de Cinématographe, sur le point de devenir producteur[2]. En parallèle, le producteur Christian Fechner, déjà derrière Viens chez moi, j'habite chez une copine, offre à Leconte, aussi réalisateur des Bronzés, de montrer qu'il peut mettre en scène d'autres genres que la comédie : il lui confie le film d'action Les Spécialistes (1985), histoire de casse de banque par deux repris de justice[2]. Ainsi, fort du triomphe critique et commercial de ce film, Leconte a la liberté de lancer enfin son projet de cœur, avec Philippe Carcassonne[2]. Il lui est néanmoins compliqué d'imposer aux financiers ce sujet, très éloigné du style du précédent[2]. Fechner refuse de participer, selon Leconte « [non] pas parce que ça n'allait pas marcher, mais parce que ça parlait trop de lui, de son métier, de ses angoisses confuses… »[2].

Patrice Leconte réécrit le scénario avec Patrick Dewolf, son coscénariste des Spécialistes, sans en informer Martin Veyron[2]. Il estime « qu'à trois nous n’arriverions pas à écrire le film que je voulais »[2]. Veyron en veut durablement à Leconte pour cette manœuvre et exige de ne pas être mentionné au générique[2]. La première version du scénario, écrite avec Veyron, ne satisfaisait pas Leconte, dysfonctionnait[2]. Dewolf propose alors une modification décisive, porteuse de dramaturgie : « Faire en sorte que l’émission va être supprimée, c'est une idée toute simple mais d'un seul coup ça tend la corde de l'arc et avec Dewolf, fort de ça, on a rajouté des scènes… D'un seul coup tout devenait limpide. C'est un peu comme si Mortez était aux commandes d'un avion et qu'il ignore que les réacteurs sont en feu… »[2]. Carcassonne, producteur débutant, est confronté à des difficultés pour réunir le financement nécessaire et perçoit l'inquiétude de Leconte de voir son projet le plus personnel entre les mains d'un novice[2]. Pour s'adjoindre d'un partenaire solide, bien que le budget à trouver reste petit, il rencontre tous les producteurs établis, leur fait lire le scénario définitif et parvient à susciter le vif enthousiasme de René Cleitman[2].

Attribution des rôles

Le rôle de Michel Mortez est initialement envisagé pour Roger Pierre, connu pour son duo de cabaret avec Jean-Marc Thibault, en qui Leconte, admirateur, voit « ce côté homme un peu perdu mais qui se maintient à la surface que je cherchais… »[2],[4]. Afin d'attirer des investisseurs, pour passer au cinéma, le réalisateur se tourne ensuite vers un nom plus garant de succès, Jean Rochefort, bien qu'ils aient eu des rapports exécrables lors d'une précédente collaboration, Les vécés étaient fermés de l'intérieur (1976), premier film de Leconte, lourd échec artistique et financier[2],[4]. Leconte regrette alors : « [Rochefort] m'avait trop mal jugé et je voulais refaire du cinéma avec lui pour que nous ayons enfin du plaisir à travailler ensemble… »[2]. L'acteur est content de la proposition mais n'est pas disponible aux dates de tournage prévues ; Leconte repousse les prises pour s'adapter à son emploi de temps, ce qui touche et rassure Rochefort[2].

Avec ce rôle à contre-emploi, Gérard Jugnot (ici en 1998) change de registre et d'apparence.

Quant au rôle de Rivetot, Leconte n'a qu'un seul choix dès le début : Gérard Jugnot, de la troupe du Splendid, qu'il a déjà dirigé dans les deux Bronzés[2]. Acteur comique parmi les plus populaires du moment, Jugnot est partant dès l'idée du téléfilm mais hésite lorsque le projet passe au cinéma, pour des soucis d'image[2]. Avec ce rôle risqué, à rebours de ses personnages comiques, il tente le contre-emploi, change de visage en rasant sa moustache et en cachant sa calvitie par une perruque[2],[5]. Leconte pensait même lui faire porter « de petites lunettes, comme celles que je porte, et il m’a dit : « Joue-le-toi-même pendant que tu y es… » Il avait raison, c’était idiot car les lunettes abîment beaucoup les regards des acteurs »[2]. Jugnot adopte aussi un ton de voix plus doux, loin de son effet comique habituel de voix criarde de « goret qu'on égorge »[2]. Le scénario prend le temps de montrer des liaisons féminines de Rivetot lors du voyage, pour bien établir l'hétérosexualité du personnage, afin d'éviter toute ambiguïté sur « l'admiration quasi amoureuse qu’il ressent pour son patron »[2].

Tournage

Jean Rochefort (ici en 1991) accepte de retravailler avec Leconte malgré une calamiteuse première collaboration.

Le tournage de Tandem s'étend sur cinq semaines[2]. Reposant sur un petit budget, le métrage est filmé avec une équipe très réduite[2]. Leconte explique : « le film était fait sans lumière, sans matériel technique à part un petit bout de travelling, beaucoup de plans étaient tournés caméra à l'épaule »[2]. Le réalisateur tient pour la première fois la caméra lui-même, une pratique qu'il poursuit le reste de sa carrière : « j'avais envie d’inscrire les images qui me trottaient en tête dans un rectangle sans avoir à les expliquer à un cadreur »[2]. Les extérieurs sont filmés en province et les intérieurs à Paris[2].

Pour Patrice Leconte, le tournage se déroule sans accrocs, dans une osmose parfaite[2]. Jean Rochefort reconsidère ses rapports précédemment difficiles avec Leconte, déclarant a posteriori « dès le premier jour de tournage, j'ai senti que nous allions vivre dans le plaisir »[2]. Les deux têtes d'affiche s'estiment : Leconte raconte que « Jugnot et Rochefort avaient un peu la même attitude hors tournage que sur le plateau. Les personnages de Rivetot et Mortez déteignaient sur eux. Jugnot avait une admiration sans bornes pour Rochefort qui se moquait gentiment de lui. Ils avaient des rapports père-fils ou à la Don Quichotte-Sancho Panza. Rochefort jouait tantôt à l'ancienne, tantôt de manière très moderne, il était extravagant, démesuré, et il bluffait complètement Jugnot »[2].

Fait rare, la météo ne gêne quasiment pas le tournage[2]. La scène des retrouvailles finales est une première fois filmée sous la neige, une image qui rend l'ensemble « trop triste » pour Leconte ; cette fin est retournée près d'Avignon pour en changer l'atmosphère[2]. Après le tournage principal, Leconte consacre une journée à refaire des prises pour « créer des moments de respiration », sur le conseil du scénariste Patrick Dewolf qui sentait le film trop bavard[2].

Lieux de tournage :

La scène de Mortez perdu parmi les mouettes est filmée après la fin du tournage principal, dans la plus grande décharge à ciel ouvert de France décharge de la Crau », jouxtant le quartier d'Entressen à Istres[6]), simplement avec Jean Rochefort, le réalisateur et deux cadreurs. Une seule prise suffit, car, confie Patrice Leconte : « les mouettes sont difficiles à diriger ! »[réf. nécessaire]

« Dans le travail quotidien sur le tournage, l'érosion de Mortez s’est accentuée. Le personnage s'est chargé de couleurs qu'il n'avait peut-être pas complètement en commençant le film. Cela tient à beaucoup de choses. Les décors choisis m’ont profondément inspirés. Ces petits hôtels où Mortez descend dans des villes de nulle part… Ces endroits moisis, étriqués et qui, en même temps, veulent faire chic… Ce périple dans des coins de province où tout se ressemble a quelque chose de pathétique. Par rapport à l'histoire, j’ai trouvé là des repères d’une justesse fabuleuse…. »

 Jean Rochefort[2].

Musique

Le film est marqué par la chanson Il Mio Rifugio, présente au début et à la fin. Celle-ci est à l'origine composée et écrite par François Bernheim en 1976 (Le Refuge[7]). Richard Cocciante signe cette adaptation en italien avec une interprétation piano-voix spécialement pour le film.

Exploitation et accueil

Accueil critique et public

L'affiche du film est réalisée par Stéphane Bielikoff[8]. Patrice Leconte « déteste l’affiche du film, c'est la plus moche que j’ai jamais eue. Elle est opaque, n’exprime rien. Moi, je rêvais d’une affiche avec une route, une voiture, un ciel dégradé, de l'espace, et là elle est renfermée, mise en scène par un concepteur photographe : je la trouve vraiment affreuse, absolument pas à l'image du film. Mais je n'ai rien pu faire. C’est dur les affiches : je me suis souvent révolté, mais j’ai presque tout le temps perdu… »[2].

À sa sortie en salles en , Tandem rencontre un bon succès critique[2]. Le ton des journalistes est à l'heureuse surprise[9]. Marie-Pierre Macia considère que « Patrice Leconte n'avait pas laissé jusqu'ici un sillon bien profond dans l'histoire de notre cinéma. On est donc surpris de lui trouver ici une autre dimension »[9]. Robert Chazal de France-Soir proclame « Tandem est épatant »[9].

Lors de sa première semaine, Tandem attire 104 843 spectateurs à travers la France, en deuxième position du box-office hebdomadaire derrière Freddy 3 : Les Griffes du Cauchemar[10]. À Paris, le film rassemble 49 790 entrées[11] puis 44 093 la semaine suivante[12]. L'audience se maintient au fil des semaines grâce aux bonnes critiques[12]. Au niveau national, le film reste parmi les dix les plus vus durant sept semaines et totalise alors 483 026 entrées[13]. Le film quitte le classement hebdomadaire parisien au bout de neuf semaines et 224 682 entrées, un score faible[14]. Le film sort du top 30 national début septembre avec 554 555 entrées[15].

À la fin de son exploitation en salles, Tandem cumule un box-office de 597 758 spectateurs, dont 235 753 à Paris[16]. Bien que loin des précédents résultats commerciaux de Leconte, le film est rentable au regard de son petit budget[2]. Selon Leconte, Tandem est même « perçu comme un film qui a marché. La réputation des films est souvent plus importante que la réalité des chiffres…. »[2].

Distinctions

Tandem obtient six nominations pour la cérémonie des César 1987 : meilleur film, meilleur acteur à la fois pour Gérard Jugnot et pour Jean Rochefort, meilleur réalisateur pour Patrice Leconte, meilleur scénario original ou adaptation pour Patrick Dewolf et Patrice Leconte, ainsi que meilleure affiche pour Stéphane Bielikoff[5]. Seul ce dernier prix est remporté[5], alors que Leconte exècre cette affiche[2]. L'équipe est très déçue d'être passé à côté de tant de prix : à la fin de la cérémonie, Leconte retrouve Jean Rochefort, lui demande : « Alors, pas trop déçu ? », et Rochefort lui répond, laconique, « Tout de même, quelle branlée ! »[17].

Postérité

Tandem est un tournant dans la carrière de Patrice Leconte, qui prouve son aisance dans un genre  histoire sombre et mélancolique  à l'opposé de ses premières réalisations[2],[5]. Leconte lui-même réfute cependant cette division de son œuvre en un avant et après-Tandem, selon lui « les choses sont beaucoup plus floues »[9]. Jean Rochefort trouve là l'un de ses meilleurs rôles (Tandem est d'ailleurs l'un de ses films préférés) et entame la dernière partie de sa carrière avec un certain renouveau[2]. Tournant la page de leur première rencontre désastreuse dans Les vécés étaient fermés de l'intérieur (1976), Leconte et Rochefort poursuivent après Tandem une fructueuse collaboration avec Le Mari de la coiffeuse (1990), Tango (1993), Ridicule (1996), Les Grands Ducs (1996) et L'Homme du train (2002)[4],[5]. Gérard Jugnot démontre à la critique et au public sa capacité à jouer des rôles dramatiques[2],[5]. Leconte et Patrick Dewolf se retrouvent pour les scénarios de Monsieur Hire (1989), Tango (1993) et Une chance sur deux (1998)[5]. Leconte continue de travailler avec le producteur Philippe Carcassonne sur ses films suivants[2],[9].

L'inspiration principale du film, Lucien Jeunesse, animateur vedette du Jeu des mille francs, apprécie peu le film, s'estimant « ridiculisé » par Patrice Leconte[18]. Des années plus tard, Jean Rochefort souhaita le rencontrer à l'occasion de l'enregistrement d'une interview radiophonique, pour lever ce malentendu, mais Lucien Jeunesse refusa.

Autour du film

  • Comme il le confie lors de l'édition 2015 du Festival Feux croisés qui lui est consacré, Patrice Leconte sort du succès du film d'action Les Spécialistes, ce qui lui permet un peu plus facilement d'obtenir des fonds pour lancer la production de Tandem, dont le scénario était déjà prêt avant celui des Spécialistes. Au regard de son tournage précédent, il confie également que celui-ci fut « presque artisanal », avec une équipe restreinte, qui dormait sur les lieux mêmes du tournage : « Je dormais dans la chambre 18 et descendais tourner dans la 14. »
  • Le personnage de Mortez est complexe. Par moments, sa notoriété le fait se comporter comme une rock star. À d'autres, il se voit comme un personnage ringard, qui passe sa vie sur les routes quand toutes les décisions importantes, y compris celles le concernant, se prennent à Paris à son insu. Rivetot est partagé entre d'une part son estime pour Mortez (admiration qui est nourrie à l'écran par le véritable sentiment que porte Gérard Jugnot envers Jean Rochefort[19]) et d'autre part le décalage qu'il perçoit entre le personnage public et le drame humain vécu par la personne privée (solitaire, mythomane et dépendant au jeu).

Notes et références

Annexes

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