Tankpandja Lalle
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| Conseil d'administration Office Togolais des Recettes | |
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| Président Cour des comptes |
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Tankpandja Lalle, (né en 1950 ou fin 1949 selon l’âge déclaré au moment du décès) et mort le , est un homme politique et haut fonctionnaire togolais. Il a occupé plusieurs fonctions au sein de l’administration publique, notamment celles de ministre du Commerce et de l’Industrie, ministre de l’Économie, des Finances et des Privatisations, président de la Cour des comptes du Togo ainsi que président du conseil d’administration de l’Office togolais des recettes (OTR)[1].
Origines et formation
Tankpandja Lalle est originaire de Biankouri, dans la région des Savanes au nord du Togo[2],[1].
Carrière administrative et politique
Lalle intègre l’administration publique togolaise et occupe divers postes, notamment au Trésor public et à l’Inspection d’État du Trésor. Il est nommé à plusieurs reprises ministre, notamment ministre du Commerce et de l’Industrie puis de 2000 à 2002, ministre de l’économie, des finances et des privatisations[3].
Il a également été député à l’Assemblée nationale. En 2009, il est nommé le tout premier président de la Cour des comptes du Togo, nouvellement créée dans le cadre des réformes de gouvernance publique. Il dirige l’institution jusqu’à la fin de son mandat, remplacé ensuite par Jean Edoh[4],[5],[2],[6],[7],[1].
Activités au sein de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA)
En tant que ministre de l’économie, des finances et des privatisations du Togo, Tankpadja Lalle a assuré la présidence tournante du Conseil des ministres de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). À ce titre, il a présidé notamment la session ordinaire tenue le à Dakar, au siège de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Lors de cette réunion, le conseil a examiné la situation économique et financière de l’Union au premier trimestre 2002 et relevé l’amélioration de la conjoncture, notamment grâce aux performances agricoles de la campagne 2001-2002. Les ministres ont également débattu des tensions inflationnistes observées dans plusieurs États membres et ont réaffirmé la nécessité de renforcer l’assainissement des finances publiques, ainsi que la restructuration du secteur parapublic dans le cadre du Pacte de convergence. Sous sa présidence, le Conseil a adopté plusieurs textes communautaires, dont une Directive sur la lutte contre le blanchiment de capitaux, un Règlement relatif au gel des avoirs dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme, ainsi que des mesures destinées à dynamiser le marché financier régional et renforcer la coopération avec les institutions de Bretton Woods. La session a également été marquée par l’approbation des comptes 2001 de la BCEAO et de la BOAD, la validation du programme commun du transport aérien de l’UEMOA, et l’adoption de textes visant l’harmonisation des procédures portuaires, le soutien aux centres d’excellence régionaux et la poursuite des réformes institutionnelles de l’Union, dont le projet de création du Parlement de l’UEMOA[8],[9].
Après sa période à la Cour des comptes, Tankpandja Lalle préside le conseil d’administration de l’OTR, une institution regroupant les services fiscaux et douaniers du Togo de jusqu'à sa mort le [10],[1].
Décès
Tankpandja Lalle meurt le à l’âge de 73 ans. Ses funérailles ont lieu le à Biankouri, en présence de responsables politiques, religieux et administratifs du pays[2],[1].