Tansila
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Tansila est un village du département et la commune rurale de Tansila, dont il est le chef-lieu, situé de la province des Banwa et la région de Bankui au Burkina Faso.
| Tansila | |||
| Administration | |||
|---|---|---|---|
| Pays | |||
| Région | Boucle du Mouhoun | ||
| Province | Banwa | ||
| Département ou commune |
Tansila | ||
| Démographie | |||
| Population | 3 876 hab. (2003[1]) | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | 12° 25′ 15″ nord, 4° 23′ 46″ ouest | ||
| Localisation | |||
| Géolocalisation sur la carte : Burkina Faso
Géolocalisation sur la carte : Burkina Faso
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| modifier |
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Géographie
Situation et environnement
En tant que département de la région du Bankui, Tansila est localisable sur une latitude de 12° 25′ 24″ nord, une longitude de 4° 23′ 47″ ouest et une altitude de 436 mètres (1430 pieds) par rapport à la mer[2].
Démographie
Cette commune est passée de 23 258 habitants en 1996 à 27 714 âmes en 2004 pour atteindre 30 600 habitants en 2006. Elle s’est retrouvée avec 37 981 habitants en 2013. Lors du recensement de 2019,le département comptait 38 743 habitants[2].
Histoire
« Bien avant la colonisation, il y avait trois frères de la même famille qui habitaient dans le village de Sagweta (dans la commune voisine de Sami). A la suite d’une mésentente, ces trois frères à savoir Kounoun, Koutié Et Koyaquittèrent Sagweta avec leurs épouses. Après un séjour d’une année à Badinga, ils se déplacèrent à Gwara où ils passèrent neuf années. A la suite d’une autre mésentente, ils prirent de nouveau la fuite. La femme de Kounoun étant enceinte, il fut obligé de s’installer avec elle à Kira, tandis que les deux autres frères décidèrent de poursuivre la fuite. A la suite d’un long parcours, Koutié et Koya, épuisés, furent obligés de s’arrêter. Ils créèrent alors le village de Tawé qui veut dire « la fin de la course ou la fin de l’aventure ».Koutié eut un enfant du nom de Wrokalé. Ce dernier était un grand chasseur.
Un jour il décide d’aller à la chasse. Il prit la route et longea la rivière. Il rencontra une forêt dense. Une biche en sortit. Wrokalé tira et rata sa cible. C’est ainsi qu’un petit génie surgit et lui demanda la nature de la cible. Sans hésiter, il répondit que c’était une biche. Le génie lui reposa la question : l’as-tu eue ? Non ! répondit Wrokalé. Le génie retira alors le fusil et entra avec lui chez son père dans la forêt. Le petit génie expliqua la scène à son père. Ce dernier prit le fusil du chasseur et fit quelque chose au fusil avant de la remettre à Wrokalé en disant : tiens, ton fusil est béni, s’il plaît à Dieu, tu ne rateras plus jamais ta cible. Sorti de la forêt, il vit de nouveau une biche. Il tira et la biche s’écroula. Le chasseur reprit son chemin, tout fier. Il alla trouver son père Koutié à qui il raconta son aventure. Le lendemain,Koutié accompagna son fils avec une poule blanche dans la forêt pour voir le petit génie qui accepta de les recevoir. Ce dernier les conduisit chez son père. Koutié s’adressa au vieux génie pour exprimer sa satisfaction puis lui demanda l’autorisation de s’installer auprès d’eux dans la forêt. Les génies répondirent : « Nous sommes favorables mais la condition c’est qu’on puisse vous trouver un site. C’est ainsi que Koutié découvrit un site à l’ouest de la forêt. Il répartit chez les génies pour leur faire part de sa découverte. Ces derniers donnèrent leur accord. Koutié et sa suite s’installèrent. On appela cette forêt « Tieyi » c’est-à-dire dire « la grande forêt ». Les génies devinrent ainsi leurs protecteurs. Koutié et Wrokalé retournèrent à Tawé. Ils passèrent l’information aux habitants du village de Copinnê. Ceux-ci décidèrent de rejoindre les autres dans la forêt. Ce fut donc la création d’un nouveau village qui porta le nom de Tissala que le colonisateur transforma en Tansila. Au milieu de cette forêt se trouvait une source d’eau. Cette source d’eau était le plus grand puits du village. Il est toujours fonctionnel et est aujourd’hui appelé « Kirecama-dourou » qui veut dire « le puits des autochtones ». Les autochtones de Tansila sont constitués de l’ethnie bobofing et les noms des principales familles sont Dioma, Kiénou, Coulibaly, Cissé et Sanou[3].
Économie
Sur le plan socio-économique, la commune de Tansila compte 34 boutiques de rue, ce qui témoigne de la vitalité de l’activité commerciale[3].
Éducation et santé
Culture et patrimoine
On assiste régulièrement à des cérémoniaires coutumières : descente de masques, initiations à certaines périodes de l’année. Dans un passé récent, des vieux étaient doués dans les soins des morsures de serpents et d’autres étaient des rebouteurs renommés[3].
Personnalités importantes
La commune de Tansila regorge de beaucoup d’intellectuels disséminés dans l’administration. On peut citer entre autres :
- Jean Claude Dioma, ministre de la Culture sous la Transition
- Jean Bosco Kiénou, actuel directeur général de la Police nationale[3].