Tarek Benaoum

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Naissance
(47 ans)
Salé
Nationalité
Activité
Tarek Benaoum
Tarek Benaoum
Biographie
Naissance
(47 ans)
Salé
Nationalité
Activité

Tarek Benaoum, né le à Salé, au Maroc, est un artiste français, spécialisé dans le graffiti et la calligraphie. Il s'est fait connaître en apposant un style qui joue sur divers alphabets, une écriture « alien », d'abord dans l'espace public mais aussi dans des restaurants et des hôtels. Son nom d’usage est Tarek Tosello-Benaoum, et son nom de graffeur est « CLONE »[1]

Abdelkrim Benaoum, son père, était professeur de français au Maroc. Sa mère, Evelyne Tosello, le fut également. Il a un frère plus âgé que lui, prénommé Adil. Tarek Benaoum grandit au Maroc sur la côte Atlantique jusqu’à ses cinq ans. Sa mère quitte le royaume avec ses deux enfants et pose ses valises à Paris en 1983. Evelyne Tosello reprend alors ses études et s’inscrit aux Beaux-Arts d’où elle sortira agrégée d’arts plastiques, ce qui lui permettra d’enseigner la matière dans des collèges en France. L’arrière-grand-oncle de Tarek Benaoum, Marco Tosello, fut un peintre installé à Marseille.

Dès les années 1980, Tarek Benaoum vit à Paris dans le 20e arrondissement avec sa mère et son frère où il suit une scolarité atypique. Le jeune garçon a du mal à trouver sa place au sein d’un système éducatif qui ne laisse pas de place à la créativité. Très sensible à l’art, sa mère l’emmènera souvent avec son frère, découvrir les expositions parisiennes dans des musées et des galeries d’art. Son esprit s’éveille doucement mais sûrement à l’art contemporain. À treize ans, il découvre le graffiti. Sa mère lui offre plusieurs magazines consacrés à l’art urbain dont des numéros de « Subway Art ». C’est la révélation pour Tarek Benaoum qui y voit une bouffée d’oxygène et plonge dans le graffiti. Il s’entraîne d’abord chez lui sur un papier avec un marqueur avant de s’attaquer aux terrains vagues, aux murs, au métro et aux toits de la capitale. Le graffiti lui prend tout son temps et Tarek Benaoum rejoint les collectifs « OPC » et « 115 » dans le 20e arrondissement de Paris et ne cesse de travailler pour se perfectionner. Au sein de ce groupe, règne un esprit de compétition bon enfant qui stimule le jeune adolescent qui commence par signer ses œuvres d’un « CLONE ».

En 1996, Tarek Benaoum, qui pratique le baseball depuis sept ans, est victime d’un accident de scooter. Une épreuve qui le poussera encore plus dans l’art. En 1997, il sort diplômé avec mention d’un bac professionnel « comptabilité » obtenu au lycée Charles de Gaulle, rue Ligner dans le 20e.

Études et débuts

À seize ans, il découvre la calligraphie. Sa mère lui offre un stage de deux jours avec l’artiste Kitty Sabatier. Cette calligraphe installée à Toulouse va l’initier à ce nouvel art en lui enseignant le maniement des outils mais surtout les écritures spontanées et pensées. Pour payer ses factures, il cumule les petits boulots dont vendeur dans une boutique « Agnès b. ». Puis, il décide de retourner sur les bancs de l’école pour en apprendre encore plus sur la calligraphie et la typographie. Il va ainsi suivre un cursus de quatre ans au « Scriptorium de Toulouse » de Bernard Arin qui lui permettra d’être diplômé en arts graphiques.

Carrière

Tarek Benaoum alterne petits boulots et projets artistiques jusqu’en 2008, où il rencontre Philippe Starck à la « Demolition Party[2] » du Royal Monceau à Paris où il est invité à se produire. Séduit par son style très original, le designer français lui propose de calligraphier les plafonds des hôtels « Mama Shelter » à Paris, Lyon[3], Marseille, Bordeaux et à Istanbul en Turquie. Cette rencontre sera décisive pour Tarek Benaoum qui voit enfin sa carrière décoller. Dès lors, les demandes se multiplient. Mohamed Melehi[4], figure de proue de l’art contemporain au Maroc lui propose de signer un mur à Asilah en 2010[5][source insuffisante]. À Paris, c’est à l’espace « Confluences » que Tarek Benaoum assoit sa jeune notoriété, avec l’association « Art Azoï ». En 2013, il peint dans la célèbre boîte de nuit « Les Bains Douches » de Paris initié par la Galerie Magda Danysz. En 2014, il calligraphie une lampe Starck vendue aux enchères pour « Reporters sans frontières ». Dès lors, il enchaîne les collaborations avec des restaurants branchés : Ibiza, Monaco, Annecy, Méribel, Deauville mais aussi en Thaïlande, Turquie, Maroc, Danemark… Il appose également son style dans des hôtels comme les « SLS » à Miami en 2016 et Las Vegas l’année d’après. En 2017 toujours, il calligraphie un container de 12 mètres sur 3 à Los Angeles pour « The Container Yard ». En 2018, il signe une fresque spectaculaire de 350 m2[6] sur un mur qui jouxte l’Institut des Cultures de l’Islam[7] dans le 18e arrondissement de Paris. La même année, il s’inspire du texte de Jacques Lèbre, « L’immensité du ciel » pour illustrer le Musée de la Poste[8] dans la capitale française. Début 2019, il expose à la Galerie Art & Craft à Paris avec « Forgotten Scriptures »[source secondaire souhaitée]. En 2020, il s’associe à la maison Guerlain qui lui donne carte blanche pour habiller le mythique parfum « Santal Royal[9] » qui fête ses cinq ans. Un bleu profond qui se laisse caresser par de douces calligraphies dorées. Le flacon, édité en vingt-deux exemplaires, se vendra 10 000 euros pièce[9].

Alors que le Covid-2019 bloque la création de certains artistes, Tarek Benaoum, toujours aussi prolifique, multiplie les expositions : avec l’association « Le Mur » à Nancy entre février et mars 2020[source secondaire souhaitée], puis en solo pour « Alien Scriptures » de septembre à décembre 2020 à l’hôtel « nhow Marseille »[source secondaire souhaitée].

En 2025, il devient ambassadeur d'honneur de Calame Éditions, maison d’édition indépendante avec laquelle il engage une collaboration artistique. Un livre d’art consacré à son œuvre est actuellement en préparation en collaboration avec Calame Éditions[source secondaire souhaitée].

Vie personnelle

Depuis septembre 2019, Tarek Benaoum a installé son atelier au Couvent Levat, à Marseille. Célibataire, il a un fils né en 2018 et prénommé Elijah.

Fresques dans l'espace public

Notes et références

Voir aussi

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