Tariq Krim
entrepreneur français
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Tariq Krim est un entrepreneur français du Web, né à Paris le . Il est notamment le créateur de Netvibes et de Jolicloud, et à lancé le think tank Cybernetica. Il est aussi l'initiateur du mouvement Slow Web, qui prône un usage plus conscient des technologies.
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Télécom Paris (à partir de ) |
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Biographie
Fils d'un professeur d'économie et d'une professeur d'éducation physique[1], il passe sa jeunesse dans le quartier parisien du Marais[2]. Passionné d'informatique à son plus jeune âge (premier ordinateur à 10 ans, création d'un serveur Minitel à 12[2]), il suit des études de physique à l'université de Jussieu[2] puis obtient un DEA de l'École nationale supérieure des télécommunications (ENST)[1],[2].
En 1994, lors d'une rencontre avec Jean-François Bizot, il écrit des papiers sur la cyberculture dans Novamag. Il choisit de continuer sa carrière dans le journalisme au quotidien économique La Tribune[2]. Basé à Paris puis dans la Silicon Valley en Californie, il écrira pour ce journal de nombreux articles sur l'industrie de l'Internet et notamment un article visionnaire sur la distribution de musique en ligne deux ans avant l'arrivée de Napster[réf. nécessaire].
En 1999, alors qu'Internet n'en est qu'à ses débuts en France, il crée MPTrois.com (devenu GenerationMP3.com), site consacré au suivi de la diffusion de la musique et des contenus culturels sur internet[3]. Le site est un échec[1].
Engagé et proche des milieux activistes, il soutient l'association des audionautes dont il est proche des fondateurs[2][réf. souhaitée].
En 2005, Tariq Krim crée Netvibes avec l'un de ses développeurs Florent Frémont. Netvibes propose une page d'accueil personnalisable avec des modules alimentés par des flux d'informations (blogs, journaux, météo, messageries, etc). En août 2006, Netvibes lève 12 millions d'euros et un autre bureau est ouvert, à San Francisco. En 2007, Netvibes compte 10 millions d'utilisateurs dans le monde[1], dont la moitié aux États-Unis. Tariq Krim quitte la direction de Netvibes en 2008[4] pour créer Jolicloud[5], un système d'exploitation basé sur les technologies HTML5 (cf. le concept global de l'informatique dans les nuages).
Tariq Krim apparaît régulièrement dans la presse grand public en tant que « spécialiste des médias sur Internet » mais surtout en tant que patron emblématique du site Netvibes[2].
Il a reçu le prestigieux prix scientifique TR35 de la revue américaine Technology Review publiée par le MIT, récompensant les innovateurs de moins de 35 ans. Tariq Krim est le premier Français à obtenir ce prix pour la catégorie Internet[6].
Tariq Krim est l'une des six personnalités françaises à avoir été désignées par le Forum économique mondial comme « Young Global Leaders » en 2008[7],[8].
Il a reçu en le prix des technologies de l'information pour la création d'entreprise, décerné par Télécom ParisTech et son association d'ingénieurs (AIST)[9].
Tariq Krim est nommé vice-président écosystème et innovation du Conseil national du numérique (CNN) pour une durée de trois ans en [10].
En 2018, il lance le mouvement Slow Web, qui, notamment, met en garde envers les technologies mises en oeuvre pour capter l'attention des internautes le plus longtemps possible (le « design persuasif », les « techniques d’addiction »), envers la perte de contrôle des informations personnelles, ou encore envers le manque de neutralité des plateformes[7],[11]. Il prône un usage plus réfléchi et apaisé du web [12].
En 2021, il diffuse gratuitement son essai Lettre à ceux qui veulent faire tourner la France sur l'ordinateur de quelqu'un d'autre. Requiem pour la souveraineté numérique. Il alerte sur les risques d'utiliser des « briques technologiques » et des infrastructures étrangères qui stockent les informations. Il pointe l'hégémonie des GAFAM, déclarant : « Au fur et à mesure, des pans entiers de l’internet ont été contrôlés par des entreprises dominantes. Il n’y a plus eu de compétition. C’est ce que j’appelle parfois la grande dépossession. Toute notre vie numérique est allée dans le cloud, et aujourd’hui, on n’a pas forcément l’accès complet à ces informations. »[13],[14]
En 2025, il participe aux côtés de Didier Lupfer et d'Édouard Boccon-Gibod (ancien dirigeant du groupe TF1) à la création de The Media Company, un studio de production cinématographique, qui entend accélérer la production de films et de séries par l'utilisation de l'intelligence artificielle[15],[16].
Décorations
Officier de l'ordre des Arts et des Lettres : il est fait chevalier le [17] puis est promu officier le [18].