Tchima Illa Issoufou

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Tchima Illa Issoufou est une journaliste nigérienne, correspondante de BBC Hausa, connue pour ses reportages sur la sécurité, la gouvernance et la société civile au Niger. En 2024, elle a fui le pays après avoir été menacée et intimidée par le gouvernement en lien avec son travail journalistique, en particulier après avoir couvert les troubles dans la région de Tillabéri et interviewé l'activiste de la société civile Ali Tera. Son cas a attiré l'attention internationale sur la détérioration des libertés de la presse au Niger sous le régime militaire[1].

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Tchima Illa Issoufou
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Carrière

Tchima Illa Issoufou exerce en tant que reporter et correspondante pour le service Haoussa de la BBC. Son travail se concentre sur l'actualité politique, les enjeux de sécurité régionale et les mouvements sociaux au Niger ainsi que dans l'ensemble de la zone sahélienne. Ses rapports comprenaient une couverture approfondie des réponses du gouvernement à la violence djihadiste, les conditions dans les régions touchées par le conflit telles que Tillabéri et l'impact plus large de l'instabilité sur la population civile[2],[3].

Menaces et exil

En 2024, Tchima Illa Issoufou est menacée après avoir publié des reportages sur les défis sécuritaires dans la région de Tillabéri y compris un article avec un commentaire de l'activiste Ali Tera. Peu après la diffusion de cet entretien, ce dernier est arrêté par les autorités nigériennes et Illa Issoufou aurait été interrogé et intimidé par le personnel de sécurité. Des groupes de presse alertent alors sur le fait qu'elle est délibérément ciblée en raison ses reportages. Craignant pour sa sécurité, elle quitte le Niger en avril 2024 et vit depuis en exil[4]. Des organisations de défense des droits humains présentent son cas comme emblématique de la répression exercée contre les journalistes au Niger depuis le coup d'État de juillet 2023[4],[5].

Selon Amnesty International, qui a recueilli le témoignage de la journaliste en mai 2024, Tchima Illa Issoufou décrit avoir été attaquée par des partisans de la junte sur les réseaux sociaux, qui l'accusaient de travailler « sous influence étrangère »[4]. Les forces de sécurité la recherchaient activement au moment de sa fuite, selon la même organisation[4]. Le cas d'Ali Tera, arrêté[4] le 26 avril 2024 et transféré à la prison civile de Niamey le 29 avril, est par la suite documenté par Human Rights Watch dans son rapport mondial 2025 sur le Niger[6].

Réactions des organisations de défense de la liberté de la presse

La situation de Tchima Illa Issoufou est documentée et dénoncée par plusieurs éminentes organisations internationales de défense des droits humains et de la liberté de la presse. Amnesty International publie dès le 3 mai 2024, à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, un article spécifiquement consacré à sa situation et à celle des autres journalistes nigériens persécutés[4]. La Media Foundation for West Africa (MFWA) a également condamné les intimidations subies par la journaliste[7]. Plusieurs de ces organisations demandent aux autorités de transition de cesser de « recourir aux tribunaux militaires pour juger des civils » et de lever les mesures de restriction frappant les médias[8].

Notes et références

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