Tekle Tsodeq Makuria

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Nom de naissance
ተክለ ጻዲቅ መኩሪያVoir et modifier les données sur Wikidata
Tekle Tsodeq Makuria
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Biographie
Nom de naissance
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Activités

Tekle Tsodeq Makuria ((am) ተክለ ጻዲቅ መኩሪያ), né le 11 septembre 1913 dans la région d'Ankober et mort le 23 juillet 2000 à Addis-Abeba, est un écrivain éthiopien de la deuxième moitié du XXe siècle, auteur de nombreux livres d'Histoire de l'Éthiopie, dont son histoire coloniale. Il est le premier à rédiger des ouvrages d'histoire en langue amharique[1].

Origine et formation

Tekle Tsodeq Makuria naît le 11 septembre 1913 dans le village d'Asagərt, près d'Ankober, dans une famille fortement affiliée à l'Église ortodoxe d'Éthiopie : son père, Mäkurya Gulte, et plusieurs de ses oncles sont prêtres dans l'église Tekle Haymanot de Guala (Jan Amora). À six ans, il est envoyé faire sa scolarité à Addis-Abeba chez un tuteur qui lui fait suivre l'éducation traditionnelle comportant l'apprentissage de la langue classique, le Guèze. Toutefois, parvenu au niveau d'entrée correspondant celui de l'école de chant (Betsabet), il refuse de continuer le cursus classique qui l'aurait destiné à une carrière de prête, et manifeste son souhait d'apprendre le français, aidé par un des proches de son père qui prend l'initiative de l'inscrire à l'Alliance française. Pour le dissuader de s'orienter dans cette voie qu'il juge hérétique, son père le change d'école après six mois et lui impose un mariage forcé, dont il a trois enfants. Il persiste cependant dans ses souhaits et suit pendant un an et demi des cours de français à l'école Teferi Mekonnen, avant de s'interrompre en 1936 lorsque l'Italie occupe l'Éthiopie. En 1937, après la tentative d'assassinat du général nouvellement nommé vice-roi , Rodolfo Graziani, il est emprisonné là l'occasion des représailles avec de nombreux autres jeunes intellectuels éthiopiens dans un camp de concencentration où il apprend l'italien pendant les deux ans que dure sa captivité, jusqu'en 1939. Il est alors employé par les autorités italiennes comme interprète[1],[2][note 1].

Carrière de fonctionnaire et de ministre

Après la libération, après s'être essayé sans succès aux affaires, il est recruté par le ministre de l'Éducation nationale, tout d'abord comme traducteur puis dans différents postes de fonctionnaires, comme archiviste, responsable des ressources humaines, secrétaire général[1],[2].

En 1952, il est nommé par Haïlé Sélassié Ier à ses premières fonctions diplomatiques, en tant que secrétaire d'ambassade à Paris. Plus tard, il occupe celles de consul à Jérusalem en 1960 et enfin en 1965 celles d'ambassadeur en Yougoslavie, le tout étant entrcoupé de missions diverses lors de ses rappels à Addis-Abeba, et d'un exil volontaire d'un an en 1965 par manque de confiance sur le sort qui lui est réservé. Dans les années 1970, il est nommé ministre d'État de l'Administration des antiquités, et soutient à cette occasion de nombreux travaux archéologiques[1],[2].

En 1974, après la révolution éthiopienne, il est nommé brièvement par le Derg ministre de l'Éducation, puis ministre de la Culture, des sports et de la jeunesse. Six mois plus tard, après l'exécution de six hauts fonctionnaires par le Derg, il préfère se retirer et demande à pouvoir démissionner en raison de son âge, ce qui lui est accordé[2],[3].

Historien

Notes et références

Voir aussi

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