En 1127 l'Ordre hospitalier de Saint-Antoine s'implante à Besançon, édifiant un complexe en bordure du centre-ville médiéval[1]. Ce site comprend alors un couvent, une chapelle et un hôpital, ce dernier prenant en charge les personnes atteintes d'ergotisme puis les indigents et les pauvres[1]. En 1720 la chapelle est reconstruite en église et le couvent agrandi; mais en 1777, l'ordre des Antonins quitte la capitale comtoise[1],[2]. À la Révolution l'église est aménagée en hangar et en théâtre/salle de concert, avant d'être reprise par la loge «Sincérité, Parfaite Union et Constante Amitié réunis»[2],[3]; fondée en 1764, jusqu'alors ses réunions avaient lieu dans une salle du palais Granvelle[2]. Le temple est inauguré le avec un discours de Melchior Proudhon - cousin et parrain de Pierre-Joseph[4]; d'abord loué, il est acquis en 1881[5]. Le bâtiment abrite depuis les années 1960[6] l'ensemble des treize loges maçonniques locales et ses quatre à cinq cents membres[2],[3], mais aussi une bibliothèque et un musée que le public peut visiter lors des Journées européennes du patrimoine[7],[8]. Considéré comme l'un des plus remarquables de France[2], le temple comporte de nombreuses œuvres et décorations notamment une immense fresque composée par le peintre et sculpteur Georges Oudot[3].