Tentative de coup d’État togolais de 1986
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Date |
|
|---|
| Coordonnées | 6° 07′ 55″ nord, 1° 13′ 22″ est | |
|---|---|---|
La tentative de coup d'État togolais de 1986, a eu lieu au Togo, un pays de l'Afrique de l'Ouest, le [1],[2],[3],[4]. Cette tentative de coup d'État a été orchestrée par un groupe de Rebelle d'environ 70 soldats qui ont franchi la frontière ghanéenne pour entrer à Lomé, la capitale du Togo, dans une tentative infructueuse de renverser le gouvernement du président général Gnassingbé Eyadéma[1].
Selon les informations diffusées à la radio, vers 20h00 UTC, les rebelles sont entrés dans Lomé à partir de la Frontière du Ghana à bord d'une trentaine ou quarantaine de camions. Ils se sont dirigés directement vers le camp militaire où résidait le Président General Eyadema et ont ouvert le feu. Ils avaient des armes automatiques et des lance-roquettes[4].
Les rebelles ont également attaqué la station de radio et le siège du parti au pouvoir, le RPT[4].
Un reportage radio indiquait que l'attaque rebelle avait été repoussée par une contre-attaque menée par Eyadema lui-même[4]. La répression de la tentative de coup d'État a mobilisé les troupes et l'aviation des Forces armées togolaises [3]. Au moins 14 [4] ou 13 [3] personnes ont été tuées lors d'une bataille de rue qui a duré toute la nuit, et 19 rebelles ont été capturés. Six civils ont également été tués, selon la radio d'État [3].
Des responsables du ministère ouest-allemand des Affaires étrangères ont annoncé à Bonn qu'un de leurs ressortissants, un homme d'affaires, avait été tué lors des combats. Ils ont décrit la bataille comme une tentative manifeste de renverser le gouvernement[4],[3].
Conséquences
La frontière entre le Ghana et le Togo a été fermée. La population a reçu l'ordre de rester dans les rues et un couvre-feu indéfini a été imposé à Lomé[4].
Suite à la demande d'aide militaire formulée par Eyadéma à l'encontre de la France, le ministère français des Armées a annoncé le 26 septembre l'envoi d'avions de combat et de troupes au Togo. Le ministère a précisé que cet envoi s'inscrivait dans le cadre d'un accord conclu avec le Togo en 1963[2].
Eyadéma a été réélu sans opposition lors de l'élection présidentielle du 21 décembre 1986, et a continué à diriger le pays jusqu'à sa mort le 5 février 2005[5],[6] ,[7] ,[8]
Références
Notes
- 1 2 « Coups in Togo », sur globalsecurity.org (consulté le )
- 1 2 « FRANCE SENDING FORCES TO TOGO IN WAKE OF ATTACK », The New York Times, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 « Togo Officials Report Crushing Well-Armed Coup Attempt; 13 Die », The Los Angeles Times, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 « Curfew in Togolese capital following coup attempt », UPI Archives, (consulté le )
- ↑ « Gnassingbé Eyadéma, 69, Togo Ruler, Dies », The New York Times, (consulté le )
- ↑ « Togolese president Eyadema dies », BBC, (consulté le )
- ↑ Wurster 2005, p. 1566.
- ↑ Kuranga 2012, p. 74.
Bibliographie
- David Oladipupo Kuranga, The Power of Interdependence: Lessons from Africa, Palgrave Macmillan, (ISBN 978-1-137-01993-6, lire en ligne)
- Patrick F.A. Wurster, Encyclopedia of African History, Taylor & Francis Group, , 1566–1568 p. (ISBN 1135456704), « Togo: Eyadema, Gnassingbe, Life and Era of President of Togo »
| XXe siècle | ||
|---|---|---|
| XXIe siècle | ||