Teresa Flores
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Compañerita |
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| Conjoint |
Luis Emilio Recabarren (de à ) |
| A travaillé pour | |
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| Partis politiques |
Parti ouvrier socialiste du Chili (en) (- Parti communiste du Chili (- |
| Membre de | |
| Mouvements |
Teresa Flores, née à Iquique le 4 janvier 1890 et morte à Santiago le 5 octobre 1952, est une dirigeante syndicale chilienne, anarcho-syndicaliste et féministe.
Elle est fondatrice et membre du parti ouvrier socialiste, qui devient en 1922 le parti communiste du Chili[1].
Teresa Flores naît le 4 janvier 1890 à Iquique[2], dans une famille ouvrière.
Sa mère, María Flores y López, est couturière à Iquique. On connaît très peu de choses sur son enfance, mais l'on sait que, dès son plus jeune âge, elle s'intéresse à la condition ouvrière et à la lutte de la classe ouvrière contre la bourgeoisie.
En 1912, elle épouse, Luis Emilio Recabarren[3], avec qui elle vit jusqu'en 1924, date du suicide de celui-ci.
Le 4 juin 1912, aux côtés de Luis Emilio Recabarren et d'une trentaine de travailleurs du nitrate, elle fonde le Parti ouvrier socialiste (POS) à Iquique. Elle est la seule femme parmi les fondateurs du parti.

Elle participe à l'écriture du journal ouvrier El Despertar de Los Trabajadores , fondé par son mari en 1912.
Elle est l'amie de l'activiste anticléricale et anarchiste espagnole Belén de Sárraga, qui se rend au Chili en 1913, pour donner des conférences publiques à Antofagasta, Iquique, Santiago et Pisagua.
Au départ de Belén de Sárraga, elle crée le Centro Femenino Anticlerical Belén de Sárraga (es) à Iquique et à Antofagasta. Elle en est la secrétaire, puis la présidente. Ce centre donne des outils pour la formation politique des femmes. Il propose d'améliorer les compétences oratoires et de positionner des femmes en leadeurs politiques, syndicales et sociales. Les thèmes qui y sont abordés sont la promotion de la laïcité, la dénonciation du coût élevé de la vie, la promotion de l'émancipation des femmes, des campagnes de lutte contre l'alcoolisme, des projets de transformation sociale et d'autres sujets progressistes[4].
Elle écrit dans El Despertar de los Trabajadores le 10 avril 1913 (traduction) :
« Permettez-moi, depuis les colonnes de notre journal, de faire savoir aux lecteurs d'Iquique que dans le port voisin d'Antofagasta a été organisé vendredi dernier un centre pour femmes libres pensantes que j'appelle "Belén de Sarraga" en mémoire et en hommage à la courageuse femme qui, pour avoir prêché la libération de la conscience, a essuyé les rudes attaques du clergé. J'invite mes ami.e.s et collègues à organiser ici à Iquique un centre similaire à celui d'Antofagasta. Je me permets d'inviter les femmes de tout âge qui souhaitent adhérer à cette idée à venir dans nos locaux signer un acte d'adhésion à ce travail, afin de tenir une réunion dès qu'il y aura 20 signatures ou plus. »
La première conférence de rédaction a lieu le 17 mai 1913, dans les locaux du journal El Despertar de los Trabajadores.
L'ordre du jour porte sur la proposition de la création d'un Conseil fédéral féminin au sein de la Fédération ouvrière du Chili (FOCH).
Teresa Flores est également à l'initiative du mouvement de « La grève des cuisines »[5]. Les femmes s'organisent alors dans leur foyer et refusent de cuisiner et de prendre part au devoir conjugal. Cette grève permet la syndicalisation des femmes, qui quittent leur maison, et de pousser les maris à se syndicaliser. En effet, n'ayant personne pour effectuer ce travail au foyer, les travailleurs masculins rejoignent leurs femmes en assemblée générale, se syndiquent et font grève pour de meilleures conditions de vie[6]:
« Nous avons travaillé dans les syndicats, c’est là qu’est née la proposition féminine la plus brillante de ces années-là : La grève des cuisines »
— Teresa Flores , El Despertar de los Trabajadores.
En 1922, Teresa Flores devient membre du Conseil exécutif fédéral de la FOCH.