Teylers Hofje
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Le Teylers Hofje[1] est un hospice créé à Haarlem en 1787 à l’initiative de l’entrepreneur et banquier Pieter Teyler van der Hulst. Le hofje, construit dans le style néo-classique hollandais d’après des plans de Leendert Viervant, consiste en une vingtaine de maisonnettes disposées en carré autour d’une cour intérieure, à laquelle donne entrée un portique monumental.
Le Teylers Hofje, ensemble de maisonnettes contiguës alignées autour d’une cour intérieure rectangulaire, fut construit à Haarlem, Pays-Bas, entre 1785 et 1787, selon des plans de l’architecte Leendert Viervant. Ce hofje – terme néerlandais désignant un hospice ou un asile, se présentant spécifiquement sous les espèces d’un patio bordé de petites maisons individuelles, à l’image des béguinages[2] – est l’un parmi la quarantaine de hofjes qui comptait autrefois la ville de Haarlem, et fut fondé en exécution du testament de l’homme d’affaires, banquier et philanthrope mennonite haarlémois Pieter Teyler van der Hulst, au moyen du legs qui celui-ci fit à sa ville natale à sa mort en 1778. Le musée Teyler, sis à peu de distance et, comme le hofje, situé sur le quai de la rivière Spaarne, doit son existence aux stipulations de ce même testament.
Auparavant, à la suite de la mort de son épouse en 1752, Pieter Teyler van der Hulst avait déjà établi un hofje, également nommé Teylerhofje, dans des bâtiments par lui restaurés sis dans le sud de la vieille ville[3], à proximité de l’actuel musée Frans Hals. Cependant, dans son testament, il disposa qu’un hofje neuf devait être édifié sur les bords de la Spaarne ; les exécuteurs testamentaires en confièrent la conception à l’architecte Leendert Viervant, lequel livra aussi les plans de la Salle ovale du musée Teyler proche. En 1787, les travaux une fois achevés, le Teylershofje déménagea vers son nouvel emplacement sur le Koudenhorn (nom que porte le quai de la Spaarne à cet endroit), tandis que l’ancien hofje était repris par le refuge de pèlerins Vrouwe- en Antonie Gasthuys, appellation que ce hofje a gardé jusqu’à aujourd’hui.