L'écart normal du front d'onde des systèmes centrés à symétrie de révolution s'écrit dans la notation de Hopkins sous la forme suivante[3] :
,
.
Shack montra que cette équation peut s'écrire vectoriellement[1] sous la forme suivante :
Où
représente la position dans le plan image et
représente la position dans la pupille de sortie.
Buchroeder montra en 1976 que les aberrations d'un système composé de surfaces décentrées et inclinées sont la somme des aberrations de chacune des surfaces[4]. Il remarqua également que la contribution des aberrations de champ de chaque surface d'un système dénué de symétrie est centrée sur la ligne reliant le centre de la pupille de la surface considéré et le centre de courbure de cette surface.
Ces découvertes de Buchroeder permettent de montrer qu'aucune nouvelle aberration n'apparait dans un système optiques comprenant des surfaces décentrées.
Afin de décrire les aberrations de systèmes décentrés, Bruchroeder introduisit le vecteur
pointant sur le centre des aberrations d'une surface donnée, projeté sur le plan image. On peut alors introduire la hauteur effective du champ d'aberration :
On peut alors écrire une nouvelle expression, plus générale, de la décomposition polynomiale de Hopkins prenant en compte le décentrement des surfaces en remplaçant
par
, on a alors :
Thompson développa les aberrations jusqu'au troisième ordre[1] et publia ses résultats en 2005. On a alors le polynôme de Hopkins suivant :

Le terme en
correspondant au défocus et le terme en
correspondant au tilt.
Il continua le développement jusqu'au cinquième ordre[7],[8],[9] entre 2009 et 2011.
La contribution à l'aberration sphérique sans symétrie de révolution est donnée par le terme :

On remarque que cette contribution possède la même forme que l'aberration sphérique à symétrie de révolution. En effet, cette dernière ne dépend pas du vecteur de champ
et n'est donc pas affectée par une brisure de symétrie.
La présence de coma sur l'axe est symptomatique d'un système optique présentant des défauts d'alignement. Réduire au maximum la coma sur l'axe est par exemple une méthode classiquement utilisé pour aligner des systèmes optiques avec de petites ouvertures numériques[12]. La contribution à la coma sans symétrie de révolution est donné par le terme :

Ce terme peut également s'écrire sous la forme :
}](https://wikimedia.org/api/rest_v1/media/math/render/svg/9ac2d72b60081208e04114785e7144f0222d54c2)
Avec :

On remarque alors que cette contribution correspond à de la coma classique, simplement décentrée dans le plan image, le vecteur
pointant vers le point du plan image ou s'annule la coma. On peut remarquer que pour un système initialement corrigé de la coma
, on a alors
qui tend vers l'infini. On observe alors des aigrettes de coma parallèles entre elles.
Thompson étudia l'astigmatisme et la courbure de champ au niveau de la surface de moindre diffusion. On peut alors montrer que le développement du polynôme de Hopkins sur cette surface au troisième ordre pour les systèmes dépourvu de symétrie de révolution donne :
![{\displaystyle W={\frac {1}{2}}W_{222}[({\vec {H}}-{\vec {a}}_{222})^{2}+{\vec {b}}_{222}^{2}]\cdot {\vec {\rho }}^{2}}](https://wikimedia.org/api/rest_v1/media/math/render/svg/47cb919f6c2526db7f495dc7c7ea63634f1ce11b)
Avec :

Ce terme d'aberration inclut des carrés de vecteurs au sens de la multiplication de vecteur de l'algèbre géométrique. On peut remarquer que l'astigmatisme s'annulent en deux points du champ, à savoir en
.
Cette découverte fut en premier lieu faite par Shack[1], qui observa que le systèmes optiques dépourvu de symétries de révolution présentent, en général, deux points d'annulation de l'astigmatisme.
L'inclusion de la surface de moindre diffusion dans les aberrations peut se faire en redéfinissant le terme de défocus
comme :
![{\displaystyle -\Delta W_{20}=W_{220_{M}}[({\vec {H}}-{\vec {a}}_{220_{M}})\cdot ({\vec {H}}-{\vec {a}}_{220_{M}})+b_{220_{M}}]}](https://wikimedia.org/api/rest_v1/media/math/render/svg/4297cce8b7acf6fdca9389fa6f377e1103dc4e69)
Avec :

On peut remarquer que la dépendance est toujours quadratique en champ mais que le centre à partir duquel est défini le point de focalisation est déplacé transversalement dans le champ. Ce comportement est similaire à celui décrit pour la coma, cependant, en général, les points d'annulation de la coma et de focalisations ne se trouvent pas au même endroit. Enfin, il y a également un terme de déplacement longitudinal du point de focalisation.