Théorie des aberrations nodales

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Théorie des aberrations nodales
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La théorie des aberrations nodales (TAN) (Nodal aberration theory en anglais) est une théorie développée à la fin des années 1970 par Kevin Rolland Thompson (en) et publiée pour la première fois en 2005 dans le Journal of the Optical Society of America[1]. La NAT est une extension de la théorie des aberrations des systèmes à symétrie de rotation (dits systèmes centrés) et décrit les aberrations pour des systèmes optiques décentrés.

La théorie des aberrations nodales s'appuie sur la théorie ondulatoire des aberrations de Harold Hopkins[2],[3]. Les premières ébauches de la TAN sont attribuées à Dick Buchroeder qui rédigea sa thèse sur les systèmes optiques à composants inclinés[4]. En 1977, Shack étudia durant près de 6 mois une photographie d'un télescope de Kitt Peak. La photographie présentait deux annulations de l'astigmatisme dans le champ, ce que ne pouvait expliquer les modèles d'aberrations de l'époque, notamment celui développé par son directeur de thèse, Harold Hopkins. L'idée de Shack fut d'écrire la décomposition du front d'onde de Hopkins sous forme vectorielle et d'utiliser un champ des mathématiques alors peu connu : l'algèbre de Clifford[2].

La théorie que l'on connait aujourd'hui fut principalement développée par Kevin Thompson qui commença à décrire le comportement des aberrations des systèmes à optiques décentrées et inclinées dans sa thèse[5] publié en 1980 sous la direction de Roland Shack[6]. Ce n'est qu'en 2005 que Thompson publia formellement sa théorie des aberrations nodales développées jusqu'au 3e ordre[1]. Il édita par la suite un développement jusqu'au 5e ordre[7],[8],[9].

Aujourd'hui, la TAN est utilisée notamment dans la conception d'optiques freeforms[10] ou dans le développement de systèmes optiques décentrés[11].

Théorie

Exemples

Notes et références

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