A. Partie ontogénétique
- 1. L'amphimixie des érotismes dans le processus d'éjaculation
Partant d'une analyse de l'éjaculation précoce et de son contraire, l'éjaculation retardée, l'auteur en vient à décrire le processus normal d'éjaculation comme la coopération efficace des innervations urétrale et anale, comme une fusion, une amphimixie des érotismes anal et urétral : dès la pénétration, pendant toute la période de friction a lieu une lutte entre la tendance à l'évacuation (urétrale) et la tendance à la rétention (anale), lutte où la tendance urétrale finit par l'emporter. Cette double direction de l'innervation se manifeste peut-être également dans le mouvement de va-et-vient de la friction, où la pénétration correspondrait à la tendance éjaculatrice et le retrait à l'inhibition chaque fois répétée.
- 2. Le coït comme processus amphimictique
Mais le coït fusionne bien plus que l'excitation des organes excréteurs. L'activité de tous les organes, qui donnent à l'enfant chacun de son côté une satisfaction complète, ne servent chez l'adulte que de préliminaire au déclenchement du mécanisme génital, assurant la décharge érotique pour l'organisme tout entier. Ces préliminaires ont pour fonction de favoriser l'identification mutuelle des partenaires, de sorte que l'homme « n’est plus obligé d'éprouver le sentiment d'avoir confié le plus précieux de ses organes, le représentant de son moi plaisir, à un milieu étranger et dangereux. » Il apparaît ainsi que toute l'évolution de la sexualité ne peut avoir pour but qu'une tentative « de retourner dans le corps maternel », sur un mode hallucinatoire seulement pour l'organisme, sous une forme symbolique quant au pénis, de façon réelle pour le sperme.
- 3. Le développement du sens de réalité érotique et ses stades
Avant d'accéder à la fonction proprement génitale, savoir au « sens de réalité érotique », l'enfant passe par les phases érotiques orale (amour d'objet passif pour le sein), cannibale (poussée des dents et désir agressif de dévoration) et anale (introversion sadique). Les femmes, du fait de l'interruption du développement de leur clitoris en organe capable de pénétrer le corps de la mère, voient son érogénéité refluer partiellement sur le vagin, les seins, voire l'ensemble du corps, trouvant dans l'identification à l'homme pénétrant et les jouissances de la grossesse une compensation imaginaire à la « perte » du pénis.
- 4. Interprétation des divers processus de l'acte sexuel
- 5. La fonction génitale individuelle
B. Partie phylogénétique
- 6. Le parallèle phylogénétique
- 7. Données relatives à la régression thalassale
- 8. Accouplement et fécondation
C. Appendice
- 9. Coït et sommeil
- 10. Conclusions bioanalytiques