The Act of Killing
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| Titre original | Jagal |
|---|---|
| Réalisation | Joshua Oppenheimer |
| Sociétés de production | Final Cut for Real (en) |
| Pays de production |
|
| Genre | Documentaire |
| Durée | 159 minutes |
| Sortie | 2012 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

The Act of Killing (indonésien : Jagal) est un film documentaire dano-britannico-norvégien réalisé par Joshua Oppenheimer, sorti en 2012[1].
Le film traite de la banalité de la violence et des meurtres au cours des massacres de 1965 en Indonésie, en s'intéressant en particulier aux assassins[2].
Joshua Oppenheimer réalise une suite en 2014 sur le même sujet, The Look of Silence, documentaire où il interroge des familles des victimes[3].
Le film évoque le mouvement du 30 septembre 1965 en Indonésie ainsi que les massacres qui ont suivi, et qui ont causé la mort de 500 000 à un million de personnes. La parole est donnée aux auteurs de ces massacres, en particulier Anwar Congo et Adi Zulkadry, des voyous (preman) à qui l'armée confie les exécutions. À lui seul, Anwar Congo a assassiné environ 1 000 personnes, généralement en les étranglant avec un câble. Il est aujourd'hui un des fondateurs du groupe paramilitaire d'extrême droite indonésien Pemuda Pancasila, et n'a jamais été inquiété pour ses crimes.
Lorsqu'ils y sont invités par le réalisateur, Anwar et ses amis reconstituent volontiers les tueries pour les caméras, où ils évoquent leurs souvenirs et leurs sentiments. Les scènes sont reproduites dans le style de leurs films favoris : film de gangster, western et film musical. Certains des amis d'Anwar admettent devant la caméra qu'ils ont mal agi. D'autres s'inquiètent plutôt des conséquences du film sur leur image publique.
Fiche technique
- Titre original : Jagal
- Titre français : The Act of Killing
- Réalisation : Joshua Oppenheimer
- Photographie : Carlos Arango de Montis et Lars Skree
- Montage : Niels Pagh Andersen, Janus Billeskov Jansen, Mariko Montpetit, Charlotte Munch Bengtsen et Ariadna Fatjó-Vilas Mestre
- Musique : Elin Øyen Vister
- Production : Signe Byrge Sørensen (en), Werner Herzog, Errol Morris, Joram ten Brink et Andre Singer (en)
- Société de production : Final Cut for Real (en)
- Pays de production :
Danemark,
Royaume-Uni et
Norvège - Langue originale : indonésien
- Genre : documentaire
- Durée : 159 minutes
- Dates de sortie[4] :
- États-Unis : (Festival du film de Telluride 2012), (New Directors/New Films 2013), (Montclair Film Festival (en) 2013), (Festival international du film de Seattle 2013), (Los Angeles Film Festival 2013), (Human Rights Watch Film Festival 2013), (New York 2013), (Traverse City Film Festival 2013), (DOC NYC 2013), (director's cut, internet)
- Indonésie : (date annoncée : le film étant interdit en Indonésie, les projections ont été clandestines, en particulier dans les milieux militants des descendants de victimes)
- Canada : (Festival international du film de Toronto 2012)
- Danemark : (Copenhagen International Documentary Film Festival 2012), (DOXBIO 2012),
- Allemagne : (Festival international du film de Berlin 2013), (Festival international du film d'Oldenbourg 2013),
- Luxembourg : (Discovery Zone Film Festival Luxembourg 2013)
- Suède : (Tempo Documentary Festival 2013), (Nordisk Panorama Film Festival 2013)
- Grèce : (Festival international du film de Thessalonique 2013)
- Hong Kong : (Festival international du film de Hong Kong directorat cut 2013),
- France :
- Taïwan : (Urban Nomad Film Festival 2013)
- Pologne : (Planete+ Doc Film Festival 2013),
- Pays-Bas : , (International Documentary Festival Amsterdam 2013)
- Australie : (Festival du film de Sydney 2013)
- Italie : (Biografilm Festival 2013), , (Biografilm Festival 2014), (Biografilm Festival, director's cut 2015)
- Royaume-Uni : , (EDINDOCS Film Festival 2013)
- Finlande : (Festival international du film d'Helsinki 2013), (TV premiere)
- Philippines : (Cinemanila International Film Festival 2013)
- Israël : (Doc Aviv, director's cut 2015)
Accueil
Le film a reçu un accueil international très positif. L'agrégateur de critiques Rotten Tomatoes lui donne une note de 95 % de critiques positives avec une moyenne de 8,7/10 sur 132 critiques. Le site résume le film ainsi : « Brut, terrifiant, pénible à regarder, The Act of Killing offre un exemple bouleversant du pouvoir édifiant et dérangeant du cinéma documentaire[5]. » Le site Metacritic lui donne la note de 89/100 basée sur 30 critiques[6].
Le magazine The Village Voice l'a qualifié de « chef-d'œuvre »[7].
Le film a été, comme on pouvait s'y attendre, interdit en Indonésie. Joshua Oppenheimer n'a plus de droit de visa pour ce pays. C'est par peur de représailles que l'ensemble de l'équipe de tournage indonésienne, dont le co-réalisateur, sont restés anonymes, et sont crédités comme tels dans le film.
Autour du film
Le massacre des communistes indonésiens en 1965-66 est peu connu, voire ignoré, bien qu'il ait entraîné, selon certaines estimations, la mort d'un demi millions d'individus. Ces crimes ont été largement passés sous silence par les médias occidentaux.
Daniel Mermet et Giv Anquetil ont consacré un reportage sur ce sujet le dans l'émission « Là-bas si j'y suis » sur France Inter appelé « Indonésie : retour sur un massacre oublié », sur http://la-bas.org/, (consulté le ).
Articles complémentaires
- L'article du journal « L'Indonésie en passe de reconnaître les massacres anticommunistes de 1965 », (consulté le )
- La fiche du DVD « The act of killing » sur le site des « Les Mutins de Pangée »