The Man Who Laughs
From Wikipedia, the free encyclopedia
- Jack Murphy (anglais)
- Eun-ah Kwon (coréen)
| The Man Who Laughs | |||
Suho dans le rôle de Gwynplaine en 2018. | |||
| Titre original | 웃는 남자 | ||
|---|---|---|---|
| Livret | Robert Johanson, Dan-bi Lee | ||
| Sources | L'Homme qui rit de Victor Hugo | ||
| Lyrics |
|
||
| Musique | Frank Wildhorn | ||
| Mise en scène | Robert Johanson | ||
| Chorégraphie | Jayme McDaniel | ||
| Décors | Pil-young Oh | ||
| Costumes | Gregory A. Poplyk | ||
| Lumières | Yu-Seon Kim | ||
| Production | Sophy Jiwon Kim | ||
| Première | 10 juillet 2018 Centre des arts de Séoul |
||
| Langue d’origine |
|
||
| Pays d’origine | |||
| Personnages | |||
|
|||
| Airs | |||
|
|||
| modifier |
|||
The Man Who Laughs (웃는 남자) est une comédie musicale de Frank Wildhorn, Jack Murphy et Robert Johanson inspirée du roman L'Homme qui rit de Victor Hugo.
« C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches. »
— Slogan du spectacle issu du texte original de Victor Hugo, L'Homme qui rit.[1]
Le jeune Gwynplaine est abandonné par des trafiquants d'enfants après avoir été atrocement mutilé du sourire de l'ange. Alors qu'il erre seul dans une violente tempête de neige, le garçon découvre un bébé aveugle, blotti dans les bras d'une femme morte de froid.
Gwynplaine sauve le nourrisson et finit par croiser la route d'Ursus, un vendeur ambulant. Si ce dernier hait profondément la nature humaine, il consent néanmoins à prendre les petits vagabonds sous son aile.
Ursus monte rapidement un théâtre ambulant où il met en scène le sourire grimaçant et la cécité de ses protégés. Gwynplaine et la fillette (prénommée Dea) grandissent, complémentaires et fusionnels, purs et libres. Quinze ans plus tard, la petite troupe est devenue célèbre dans toute l'Europe.
La demi-sœur de la reine Anne, la superbe duchesse Josiane, assiste à une représentation donnée par le trio ; elle est d'emblée attirée par la difformité de Gwynplaine et l'emmène avec elle dans une vie de luxe et de débauche.
Le départ du jeune homme brise l'équilibre fragile des trois marginaux. Son escapade à la cour le confronte surtout aux pièges politiques, à la cruauté de l'aristocratie, ainsi qu'à l'indifférence des puissants. En faisant la lumière sur son mystérieux passé, Gwynplaine scelle son destin, celui de la tendre Dea et de son mentor Ursus...
Argument détaillé
Acte I
Acte II
Chansons
Chansons[2] :
Acte I
|
Acte II
|
Genèse et productions
Fort de son expérience sur les transpositions sud-coréennes de Mozart! et Elisabeth, le producteur Hong-hyun Eum, rattaché à la société EMK, ambitionne désormais de créer entièrement un spectacle pour le proposer sur le marché international[3].

Le sujet de cet audacieux projet est déterminé par le scénariste et metteur en scène Robert Johanson. En effet, courant 2012, Johanson découvre l'adaptation cinématographique de L'homme qui rit, tirée de l'œuvre de Victor Hugo. Il l'envisage immédiatement par le prisme musical[3]. A ses yeux, « contrairement à d'autres romans épiques comportant trop de protagonistes, les six personnages principaux maintiennent fermement l'histoire en place »[4]. Il contacte dans la foulée Frank Wildhorn et l'incite à voir le long-métrage ; emballé, le compositeur écrit quatre mélodies sans que le moindre contrat ne soit encore signé. Il en va de même pour Johanson qui, profondément touché par la trame, esquisse le livret de son côté. Le duo est rejoint par leur parolier et collaborateur de longue date Jack Murphy. EMK donne son feu vert et annonce le projet pour commémorer le 30e anniversaire du Centre des arts de Séoul[4].
A l'annonce du casting, Wildhorn s'inspire de la voix de Hyo-shin Park, le futur interprète de Gwynplaine, pour composer les mélodies[5]. Les paroles sont traduites en coréen par Eun-ah Kwonn. Jayme McDaniel est chargé de la chorégraphie[1]. Pour la conception des décors, Pil-young Oh s'inspire de la cicatrice qui défigure le personnage principal Gwynplaine : les décors sont faits de structures noires et pointues évoquant des épines et comportent une arche qui rappelle la cicatrice du protagoniste. La comédie musicale est estimée à 17,5 milliards de wons, soit 15,7 millions de dollars, et suscite d'emblée de fortes attentes de la part du public[3].
Comme prévu, la comédie musicale fait ses débuts en juillet 2018 au Centre des arts de Séoul[6]. Outre l'engouement des spectateurs, elle reçoit de nombreux retours positifs de la presse et décroche plusieurs récompenses au sein de diverses cérémonies[7].
Une adaptation japonaise est produite en 2019 par la Tōhō au Théâtre Nissay[8]. La traduction et la mise en scène sont signées Kazutoshi Ueda[9].
