The Mastermind

film réalisé par Kelly Reichardt, sorti en 2025 From Wikipedia, the free encyclopedia

The Mastermind est un film américain écrit et réalisé par Kelly Reichardt et sorti en 2025. Il met en scène Josh O'Connor, Alana Haim et John Magaro.

Réalisation Kelly Reichardt
Scénario Kelly Reichardt
Sociétés de production FilmScience
MUBI
Faits en bref Réalisation, Scénario ...
The Mastermind
Réalisation Kelly Reichardt
Scénario Kelly Reichardt
Acteurs principaux Josh O'Connor
Alana Haim
John Magaro
Sociétés de production FilmScience
MUBI
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame
Durée 110 minutes
Sortie 2025

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

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Le film est présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2025.

Synopsis

En 1970, dans le Massachusetts, James Blaine « J.B. » Mooney, un père de famille, menuisier au chômage, élabore un plan pour dérober quatre tableaux de l'artiste américain Arthur Dove dans le musée local. Le jour du vol, il est contraint de conduire lui-même le véhicule pour la fuite ; les peintures sont dérobées, mais le plus jeune complice fait usage d'une arme pour menacer les témoins, transgressant ainsi les instructions.

La situation se complique lorsque J.B. est dénoncé par son jeune complice comme le cerveau de l'opération. Acculé par la police, il cache les œuvres dans une grange mais une bande de truands s'en empare. Il décide de fuir, rejeté par sa femme et ses amis ; il se retrouve progressivement isolé et sans argent.

Sa dérive s'achève brutalement à Cincinnati : après qu'il a volé le sac d'une vieille dame pour financer son passage vers le Canada, il est arrêté par la police alors qu'il se trouve au milieu d'une manifestation contre la guerre du Vietnam[1].

Fiche technique

  • Titre original : The Mastermind
  • Réalisation et scénario : Kelly Reichardt
  • Musique : Rob Mazurek
  • Direction artistique : N/A
  • Décors : Anthony Gasparro
  • Costumes : Amy Roth
  • Photographie : Christopher Blauvelt
  • Montage : Kelly Reichardt
  • Production : Neil Kopp, Vincent Savino, Anish Savjani et Sam Tischler
  • Sociétés de production : FilmScience, MUBI et UTA Independent Film Group
  • Sociétés de distribution : MUBI (Monde) ; Condor Distribution (France)[2]
  • Budget : N/A
  • Genre : drame, casse
  • Durée : 110 minutes
  • Dates de sortie :

Distribution

Production

Genèse et développement

La genèse du récit trouve sa source dans les archives du Worcester Art Museum (Massachusetts), théâtre en 1972 d'un cambriolage historique, où des chefs-d'œuvre de Gauguin, Picasso et Rembrandt furent volés. Kelly Reichardt a commencé à écrire son intrigue après avoir été frappée par la lecture d'un article commémorant le cinquantième anniversaire de ce casse, ancrant ainsi son sujet dans une réalité géographique et temporelle qu'elle connaît bien pour avoir fréquenté l'école d'art de cet État [3]. Au-delà du fait divers, le film se nourrit d'une fascination de longue date de la cinéaste pour les larcins artistiques, elle qui collectionne depuis de nombreuses années des coupures de presse relatant ces vols audacieux[4]. Elle porte un regard singulier sur cette époque des années 1970 où la sécurité des musées, à l'instar de celle du célèbre musée Isabella-Stewart-Gardner, semblait parfois confiée à des esprits embrumés par les substances de la contre-culture, rendant le vol presque déconcertant de facilité[4].

Ce scénario s'articule également autour d'une réflexion métaphysique sur la possession privée d'une beauté initialement destinée au regard de tous. Reichardt s'inspire de cas réels, comme celui de particuliers ayant conservé une toile de Willem de Kooning dans l'intimité de leur chambre à coucher, préférant une jouissance égoïste et solitaire à la fonction publique de l'art[4]. Cette tension entre l'individualisme forcené et la nécessité d'une action collective irrigue le film, faisant écho à la structure narrative du Pickpocket de Robert Bresson, qui explore la psychologie d'un voleur confronté aux conséquences de ses actes.

Enfin, l'inspiration de la réalisatrice est indissociable d'un héritage cinématographique et d'un climat social crépusculaire. Si l'œuvre rend hommage aux films de casse de Jean-Pierre Melville, elle s'en détache volontairement pour privilégier le délitement du plan plutôt que sa mécanique, s'inscrivant dans la lignée des antihéros du Nouvel Hollywood des années 1970[5]. Le récit puise ainsi sa force dans cette Amérique en perte de repères, où les idéaux libertaires de la décennie précédente s'effacent devant les tensions de la guerre du Vietnam, plaçant le protagoniste dans une errance qui symbolise un pays ayant égaré son chemin[6].

Distribution des rôles

En septembre 2024, l'acteur Josh O'Connor est choisi pour incarner le père de famille voleur d'œuvres d'art dans le contexte de la guerre du Viêt Nam[7]. En octobre 2024, Alana Haim et John Magaro rejoignent l'équipe[8].

Tournage

Le tournage débute en octobre 2024 dans les villes d'Hamilton et de Cincinnati, dans l'Ohio, pour s'achever au mois de novembre suivant[9].

Distinctions

Sélections

Notes et références

Liens externes

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