The Sons of Eilaboun
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Marcel Khalifé
| Réalisation | Hisham Zreiq |
|---|---|
| Scénario | Hisham Zreiq |
| Musique |
Duncan Patterson Marcel Khalifé |
| Sociétés de production | Hisham Zreiq |
| Pays de production | Allemagne, Palestine, Israël |
| Genre | documentaire |
| Durée | 24 minutes |
| Sortie | 2007 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
The Sons of Eilaboun (Les fils d'Eilaboun, en arabe أبناء عيلبون) est un film documentaire germano-israélo-palestinien du réalisateur Hisham Zreiq, sur le massacre, l’expulsion et le retour des habitants du village palestinien d’Eilaboun, en Galilée[1]. Il est sorti en 2007.
Le , l’armée israélienne envahit le village d'Eilaboun au Nord de la Galilée. Badia, l’oncle du narrateur, et 18 autres hommes du village qui s’étaient cachés avec les habitants du village dans deux églises, sont amenés sur la place du village. Le reste des habitants est expulsé du village jusqu’à la frontière du Liban. Les hommes qui restèrent sur la place du village sont forcés à ne pas bouger et à garder leurs mains sur la tête pendant que les soldats israéliens discutent à vive voix. Un officier israélien s’avance et crie « Nous avons besoin de trois hommes ». Trois hommes se lèvent et accompagnent les soldats. Quelques instants plus tard trois coups de feu sont tirés. Les soldats reviennent : « Trois hommes de plus ». Trois coups de feu sont tirés. Et ainsi de suite jusqu’au moment où il ne reste plus que trois hommes en vie sur la place. Parmi eux se trouve Badia. Ces trois hommes sont mis en file et tués à bout portant. Lorsque les habitants furent autorisés à revenir dans leur village, ils ne le reconnurent plus. Tous les biens de valeur avaient été pillés. Et tout ce que les soldats ne purent transporter fut détruit[1].
Malheureusement, les habitants les plus âgés d'Eilaboun ne sont pas les seuls à répéter ces histoires à leurs enfants et à leur petits-enfants. L’histoire d’Eilaboun s’est répétée des centaines de fois sur la terre que l’on connaît aujourd’hui comme Israël. Les massacres et l’expulsion de ces villages était une tactique faisant partie du plan Dalet du commandement des forces de défense israéliennes dans le but de débarrasser le futur État d’Israël de ses habitants Arabes, considérés comme une menace. Les Enfants d'Eilaboun raconte l’histoire de ce ravage humain dans un de ces villages. L’histoire est racontée par des hommes et des femmes qui témoignent des atrocités de ce jour de 1948 : des hommes et des femmes qui sont déterminés à ce que cette horreur ne soit jamais oubliée[2].