Le projet que Calder soumet aux autorités ne consiste que d'une brève description manuscrite et d'un modèle en bois statique de 27 cm de haut. L'atelier Gowan & Knight Co., à Watertown, réalise l'œuvre, vingt-quatre fois plus grande. La base est en acier et la partie tournante est constituée de tôles d'aluminium soudées[3].
C'est l'unique pièce monumentale de Calder créée pour un site belge. À la fermeture de l'Expo, les fontaines s'arrêtent et le Whirling Ear s'immobilise. Les États-Unis en font don à la Belgique, qui laisse la sculpture sur place, rouillante et dans un bassin à sec. Alors que d'autres villes dans le monde se disputent une œuvre de Calder, à Bruxelles, on oublie l'existence de celle-ci, qui n'est même pas mentionnée lors d'une exposition de l'artiste en 1960 au Palais des Beaux Arts[4],[5].
En , les Musées de Beaux Arts démandent aux ministres de la culture de pouvoir récupérer la sculpture, le . Après une réponse positive, elle est déboulonnée de son socle de béton et transportée dans les reserves du Musée royal d'Art moderne à Bruxelles, transfert qui est ratifié en 1970 seulement[6].
En 1995, la Fondation Roi Baudouin propose de la faire sortir des réserves et de la placer à la place de la statue de Charles de Lorraine, sur la place du musée[7]. Après restauration, elle est finalement placée rue Montagne de la Cour, en haut de l'escalier du Mont des Arts, et inaugurée le [8],[6].
↑Fondation Roi Baudouin, Tracé royal: la charte d'aménagement, Bruxelles, , p.41
↑Patrick Derom, Les sculptures de Bruxelles, inventaire, Bruxelles, Patrick Derom, (ISBN90-5349-413-8), p.58
Voir aussi
Bibliographie
Patrice Neirinck et Isabelle Corten, Calder: The whirling ear, Uccle, Éditions Lebeer Hossmann, , 36p. (ISBN9782872840199)
François Samin et Henri Sempo, «L'oreille tournante de Calder», dans Patrimoine bruxellois à roulettes, Bruxelles, Cercle d'histoire de Bruxelles, , p.130