Theo Verbeeck

footballeur belge From Wikipedia, the free encyclopedia

Theophile « Theo » Verbeeck,né le à Berchem et mort le à Anderlecht, est un footballeur et dirigeant de club belge.

NationalitéDrapeau de la Belgique Belge
Décès (à 62 ans)
Anderlecht (Belgique)
Faits en bref Biographie, Nationalité ...
Theo Verbeeck
Image illustrative de l’article Theo Verbeeck
Biographie
Nationalité Drapeau de la Belgique Belge
Naissance
Berchem (Belgique)
Décès (à 62 ans)
Anderlecht (Belgique)
Poste Ailier gauche puis dirigeant
Parcours professionnel1
AnnéesClub 0M.0(B.)
- US Anderlechtoise
- Athletic & Running CB
- Daring CB
- SC Anderlechtois
Parcours entraîneur
AnnéesÉquipe Stats
- SC Anderlechtois (Président)
- R. SC Anderlechtois (Président)
1 Ne sont comptabilisés que les matchs en compétitions officielles, quel que soit le statut (amateur et professionnel). Les matchs amicaux ne sont pas comptabilisés.
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Joueur puis dirigeant sportif, il a été le premier président du SC Anderlechtois, club qu'il amène dans la plus haute division et à son premier sacre national.

Biographie

Famille de footballeurs

Theo Verbeeck est né Theophilus Smeyers du nom de sa mère. Peu de temps après, ses parents se marient et Theo porte le nom de son père, Verbeeck. La famille est sportive, notablement du football. Son frère Oscar, plus jeune de deux ans, et évoluant au club Union St-Gilloise, fait partie de l'équipe championne olympique en 1920.

Selon certaines sources Theo Verbeeck est un des cofondateurs de l'US Anderlechtoise[note 1].

Un après, l'US Anderlechtoise Verbeeck rejoint l'Athletic & Running Club de Bruxelles, un des clubs fondateurs de l'Union belge des Sociétés de Sports athlétiques (UBSSA) en 1895.

Ailier / Président / Arbitre

En 1907, Theo Verbeek est affilié au Daring CB. Trois ans plus tard, rejoint le SC Anderlechtois créé deux ans auparavant, possiblement attiré par Charles Roos qui est le premier à en être Président. Âgé de 23 ans et toujours joueur, Theo est choisi pour devenir Président du club « Mauve et Blanc ». Verbeeck aime s'impliquer dans et en dehors du monde du football. Il est ainsi vice-président du Comité des Fêtes de la Commune d'Anderlecht ou encore membre de la Commission d’Éducation physique et des Sports. Il officie aussi comme arbitre dans la plus haute division[1].

Verbeek entretient une solide amitié avec plusieurs de ses équipiers dont trois (André, Gaston et Maurice) des cinq frères Versé, les fils d'Émile Versé. Celui-ci, entrepreneur dans le traitement du cuir, est passionné par le football et un important mécène pour le jeune club « SCA ». Par ses performances sportives, le club rejoint rapidement rejoint l'UBSSA en 1909 et joue dans les divisions régionales et locales du Brabant et de Bruxelles.

Arrivée en série nationales

Au terme de la saison 1912-1913 le SC Anderlechtois, grâce à ses attaquant (Verbeeck , Maurice et Gaston Versé) remporte leur série de 2e Régionale Brabant. Ce championnat de 12 matches est plus court que la longue compétition d'arrière-saison (14 rencontres). La finale pour le titre brabançon est remportée par le White Star AC. Viennent ensuite deux tours regroupant les meilleures équipes de toutes les provinces. Anderlecht gagne sa poule devant l'AEC Mons, le White Star AC et deux cercles flandriens, le SV Roesselaere (démissionné en 1920) et le FC Renaisien. décrété « champion du Brabant » doit en définitive attendre neuf ans avant d'accéder aux séries nationales. Pour terminer, les « Mauves » se classent derrière le TSV Lyra mais devant Berchem Sport[2].

Le SC Anderlechtois joue une saison en « Promotion » puis débute la Première Guerre Mondiale.

Patron du « Club ascenseur »

Toutes les compétitions officielles sont annulées pendant la Guerre. On joue quelques matchs amicaux et le plus souvent de « solidarité » pour soutenir les familles les plus en difficultés. Avisé, Verbeeck a compris qu'il est décisif de disposer de meilleures infrastructures que le « champ » de Scheut où l'équipe joue depuis sa création. Le club passe par la rue Verheyden (actuelle rue Démosthène) puis Verbeeck a l'idée de localiser le terrain du club au cœur de la Commune et non plus à l'écart où seuls les « initiés » se rendent. C'est ainsi qu'en 1917 le club acquiert, avec l'aide d'Émile Versé, un terrain au Parc du Meir (actuel Parc Astrid) pour une somme estimée à 7 000 FB. Au fil des saisons et des époques, se développe le stade Émile Versé.

Après le conflit, Theo Verbeeck cumule les deux fonctions de joueur et de président pendant cinq ans. Il évolue ainsi deux saisons au 2e niveau qui garde le nom de « Promotion ». La fédération décrète qu'aucune montée ou descente n'est enregistrée lors de la saison de reprise, à savoir celle de 1919-1920. Par contre, les autorités fédérales décident de faire passer leur élite, dénommée « Division d'Honneur » de 12 à 14 clubs au terme de la saison 1920-1921. Les trois premiers classés de la « Promotion » sont assurés de monter. Le SC Anderlechtois est devancé par le Standard CL et le FC Malinois. Pour la désignation du troisième promu, l'UBSFA doit avoir recours à un match d'appui car Anderlecht et le RFC Liégeois sont a stricte égalité (point et nombre de défaites). Ni le goal-average, ni la différence de buts ne sont employés comme critère de départage. Un premier match joué sur le terrain du Daring à Molenbeek, le , « devant une foule considérable » se solde par un partage « qui résume bien la partie âprement disputée » (1-1)[3]. Theo Verbeek ne joue pas cette partie, pendant laquelle Anderlecht égalise juste avant le repos par Maurice Versé[4]. Un replay est donc nécessaire. Il n'est organisé que le , cette fois sur le terrain du Tilleur FC. Devant près de 7 000 personnes, une fois encore les deux formations se tiennent de près et la partie reste longtemps indécise. C'est logiquement que le montant est élu avec l'écart minimum. Déjà sauveur des siens deux mois plus tôt, Maurice Versé est le héros des Bruxellois quand il reprend victorieusement un coup de coin. Le Président Verbeeck n'a pas joué[5].

C'est à ce niveau que Theo Verbeeck réalise sa dernière saison en tant que joueur. Il contribue à amener son équipe au titre de sa série avec six points de mieux que le FC Malinois. Anderlecht remonte vers l'étage supérieur en compagnie du champion de l'autre série, le White Star.

Pendant les douze années qui suivent, Theo Verbeek va patiemment construire l'équipe nécessaire au franchissement définitif de cette dernière marche. À quatre reprises (1923, 1926, 1928 et 1931), le SC Anderlechtois n'assure pas son maintien parmi l'élite belge. Il n'y passe que deux périodes de deux saisons de rang (24-25 et 25-26 puis 29-30 et 30-31). Sur la même période, il remporte le titre de sa série de « Division 1 » et en termine 2e à trois reprises. Deux de ces accessits lui permettant de remonter. À partir de 1932, seuls le champion de chacune des deux séries est promu.

Dans la Cour des Grands

C'est au terme de la saison 1934-1935 que Theo Verbeeck atteint son premier grand objectif : Anderlecht intègre définitivement l'élite nationale. Les saisons se succèdent et les « Mauves » évitent la relégation (successivement 8e, 11e, 8e puis 5e). Survient la Seconde Guerre mondiale qui met les compétitions de football à l'arrêt. Elles ne reprennent de façon conventionnelle que pour l'exercice 1941-1942. Le RSC Anderlechtois le termine au seulement 6e rang à douze unités du K. Liersche SK, champion, national.

À la fin de cette saison, en juin 1942, Theo Verbeeck réalise le plus important transfert financier du football belge jusqu'alors. Les transferts payants entre clubs ne sont vieux que de 7 ans, et la somme (125 000 FB) versée pour l'achat d'un joueur est considérable. On sait depuis que le Beerschot a proposé 100 000 francs belges et qu'Anderlecht a surenchéri. Le joueur transféré est Joseph Jef Mermans acquis au Tubantia FC[6],[7]. Ce transfert se révèle être une réussite avec, notamment, trois titres de meilleur buteur de la plus haute division pour celui qui devient le « Bombardier » avec 367 buts. Malgré une faible couverture médiatique, le « coup » passe mal auprès du public, la somme de 125 000 francs belges est jugée indécente alors que le pays est occupé.

Il rappelle en 1943, un ancien joueur, Albert Roosens au sein de la direction du club ; puis engage, en 1945, Eugène Steppé.

Avec Mermans dans son effectif, le club du Président Verbeeck a une excellente saison 1946-1947. Bien distancé au classement par l'Olympic de Charleroi en début de saison, Anderlecht remonte pour coiffer les « Dogues » d'un point et décrocher ainsi leur premier titre national.

Theo Verbeeck voit son « Anderlecht » deux autres fois sacré, en 1949 et 1951.

Décès et hommages

Il meurt à 64 ans, en .

Deux semaines après sa mort, la Commune d'Anderlecht lui rend hommage en renommant l'axe partant de la place de Linde et longeant le Parc de Meir en « Boulevard Theo Verbeeck ».

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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