Thermes antiques de Royat-Chamalières
thermes romains à Royat (Puy-de-Dôme)
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Les thermes antiques de Royat-Chamalières, souvent dénommés thermes antiques de Royat, sont un établissement thermal romain romain construit en Gaule romaine, dans la cité des Arvernes, sur le territoire de l'actuelle commune de Chamalières dans le département français du Puy-de-Dôme (région Auvergne-Rhône-Alpes).
| Thermes antiques de Royat/Chamalières Thermes antiques de Royat | ||||
Vue sur le bassin de l'établissement thermal antique (2012). | ||||
| Localisation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Cité antique | Arvernes | |||
| Département moderne | Puy-de-Dôme | |||
| Commune moderne | Chamalières | |||
| Protection | ||||
| Coordonnées | 45° 46′ 08″ nord, 3° 03′ 28″ est | |||
| Superficie | 0,28 ha | |||
| Histoire | ||||
| Époque | Période romaine | |||
| Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Clermont Auvergne Métropole
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Ces vastes thermes (2 800 m2) n'ont fait l'objet d'aucune fouille complète, précise et documentée. Leurs dates de construction et d'abandon sont inconnues. Leur statut lui-même n'est pas connu : il est possible qu'ils doivent être rattachés à une agglomération secondaire.
Leurs vestiges, et notamment ceux d'une grande piscine toujours visible, sont classés au titre des monuments historiques depuis 1889.
Localisation et environnement archéologique

À 3 km au sud-ouest de Clermont-Ferrand, le site des thermes modernes se partage entre les communes de Royat au sud-ouest et Chamalières au nord-est. Il est bordé par le cours de la Tiretaine. À l'époque contemporaine cinq sources, de part et d'autre de la rivière, sont captées pour alimenter les thermes qui recouvrent en grande partie le site antique. Le site antique, tel qu'il est connu, est situé sur Chamalières[2].
Dans la géographie antique, le site thermal se trouve en-dehors des limites d'Augustonemetum. Les mentions d'aménagements montrant l'exploitation, dès l'Antiquité, de sources hydrothermales dans le voisinage des thermes romains sont nombreuses[2]. La présence d'une agglomération secondaire à proximité des thermes est supposée, mais non avérée. Le complexe thermal ainsi que des structures funéraires, sous forme d'incinérations, retrouvées à Chamalières comme à Royat, pourraient alors en faire partie[3].
Historique
Leur chronologie demeure imprécise. Ils ont vraisemblablement été utilisés au cours du Haut-Empire mais leur devenir durant le Bas-Empire n'est pas documenté.
Ils sont mentionnés dès le XIVe siècle ; en 1575, François de Belleforest cite leurs murs imposants et dès le début du siècle suivant leur fonction est établie sous le nom de « bains de César »[4]. À partir de 1852, chaque aménagement qui intéresse ce secteur dans le cadre de la construction des thermes modernes s'accompagne de la mise au jour d'éléments de l'édifice antique, mais les mentions sont souvent peu précises et mal localisées[5].
Ils ont fait l'objet d'une attention régulière et sont évoqués dans de nombreuses publications mais aucune fouille complète n'en a été réalisée et les articles en faisant état ne sont généralement que les reprises de sources plus anciennes[3] ; en 1884, un plan des vestiges alors visibles est dessiné par Alexandre Petit qui a participé aux fouilles entre 1878 et 1882 ; bien que partiel c'est le plus complet existant au XXIe siècle[6].
Une étude du bâti, engagée en 2009, vise à vérifier la documentation ancienne et établir la distinction entre maçonneries d'origine et restaurations multiples[6].
Les vestiges sont classés aux monuments historiques depuis 1889[1].
Description
Les thermes occupent une superficie de 2 800 m2 mais ils ne sont reconnus que sur une portion de leur emprise réelle. Une partie importante de leurs vestiges est détruite, sans relevé préalable, lors de travaux successifs d'agrandissement du complexe thermal moderne[4] et au moment de la construction du viaduc ferroviaire sur la ligne d'Eygurande - Merlines à Clermont-Ferrand en 1878. La connaissance imparfaite de ce complexe ne permet d'en préciser le fonctionnement global. Au XXIe siècle, seules une piscine et une partie de la salle attenante restent visibles[6].
Trois piscines en enfilade doivent être considérées comme des frigidariums. La piscine qui reste visible mesure 16 × 8 m ; elle est dotée de deux gradins périphériques et son grand côté occidental possède deux absides[7]. Les maçonneries de cette piscine sont constituées de scories volcaniques sommairement taillées et assemblées en appareil hexagonal dont les joints rattrapent l'irrégularité ; cet appareil est recouvert de mortier de tuileau et de plaques de marbre. Les parties reconstruites font appel à des matériaux différents et ne respectent pas toujours l'emplacement des ouvertures d'origine[8].
Ces trois salles sont flanquées au nord par quatre autres pièces dans lesquelles il est possible de voir des caldariums en raison des hypocaustes qui permettent leur chauffage par le sol. Deux autres salles pourraient être, sans certitude, un tepidarium et un praefurnium[6].
- Vue sur les vestiges antiques (1883).
- Plan des vestiges publié en 1884[9].
- Piscine non dégagée, vers 1880.
- Piscine après restauration en 2012.