Thierry Dauxois
physicien français
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Thierry Dauxois, né le 15 septembre 1967 à Toulouse, est un physicien français, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Le 10 juin 2026, il est nommé président du Centre national de la recherche scientifique par décret publié au Journal officiel le 11 juin 2026.[2]
| Thierry Dauxois | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Président-directeur général du Centre national de la recherche scientifique | |
| En fonction depuis le (1 jour) |
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| Prédécesseur | Antoine Petit |
| Directeur de CNRS Physique | |
| – (4 ans, 11 mois et 9 jours) |
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| Prédécesseur | Astrid Lambrecht |
| Vice-président de l'École normale supérieure de Lyon[1] | |
| – (1 an, 4 mois et 28 jours) |
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| Prédécesseur | Yanick Ricard |
| Successeur | Teva Vernoux |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Toulouse |
| Nationalité | Française |
| Profession | Physicien |
| modifier |
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Ses travaux portent principalement sur la physique statistique, la physique non linéaire, les systèmes dynamiques, les solitons, les systèmes à interactions à longue portée et les ondes dans les fluides stratifiés[3],[4].
Ancien élève de l'École normale supérieure de Lyon, il rejoint le CNRS en 1994 comme chargé de recherche puis directeur de recherche. Il dirige le Laboratoire de physique de l'ENS de Lyon de 2012 à 2020, puis devient vice-président en charge de la Recherche de l'établissement de 2020 à 2021[5].
En juillet 2021, il est nommé directeur de l'Institut de Physique du CNRS, renommé depuis CNRS Physique[6].
En mai 2026, le président de la République envisage sa nomination à la présidence du CNRS[7]. Après des auditions en juin 2026 par les commissions compétentes du Sénat et de l'Assemblée nationale, qui émettent un avis favorable, il est nommé président-directeur général du Centre national de la recherche scientifique le [8],[9],[10],[11].,[12].
Biographie
Formation
Thierry Dauxois naît le 15 septembre 1967 à Toulouse[4]. Après des études à Toulouse, il intègre en 1987 la première promotion de l'École normale supérieure de Lyon[5]. En 1990, il est reçu au concours de l'agrégation de physique[5].
Il prépare ensuite une thèse à l'université de Dijon, en partie au Laboratoire national de Los Alamos, aux États-Unis, sous la direction de Michel Peyrard. Sa thèse, consacrée à la dynamique non linéaire et à la mécanique statistique d'un modèle d'ADN, est soutenue en 1993[5],[13]. Il obtient son habilitation à diriger des recherches en 1999 à l'université Claude-Bernard-Lyon-I[14].
Carrière scientifique
Thierry Dauxois rejoint le CNRS en 1994 comme chargé de recherche, puis devient directeur de recherche en 2006[3]. Il mène ses travaux au Laboratoire de physique de l'École normale supérieure de Lyon, unité mixte de recherche associant le CNRS et l'ENS de Lyon[6].
Ses recherches portent sur la physique non linéaire et la physique statistique. Elles concernent notamment les systèmes dynamiques, le chaos, les ondes solitaires, les systèmes avec interactions à longue portée et les ondes dans les fluides stratifiés[3],[15]. Il effectue également plusieurs séjours scientifiques à l'étranger, notamment au Laboratoire national de Los Alamos, à l'université de Florence et à la Scripps Institution of Oceanography[14].
De 2006 à 2010, il dirige le groupement de recherche CNRS Phénix, consacré à la physique statistique et à la physique non linéaire[3]. De 2010 à 2012, il préside la section 02 du Comité national de la recherche scientifique, consacrée aux théories physiques, méthodes, modèles et applications[3],[14].
De l'ENS de Lyon à la tête du CNRS
À l'École normale supérieure de Lyon, Thierry Dauxois est responsable du master 2 de physique de 2005 à 2011[14]. Il dirige le Laboratoire de physique de l'ENS de Lyon de 2012 à 2020[3], puis occupe la fonction de vice-président recherche de l'établissement de 2020 à 2021[5].
Directeur de CNRS Physique
Le 1er juillet 2021, il est nommé directeur de l'Institut de physique du CNRS, devenu CNRS Physique, en remplacement d'Astrid Lambrecht[6]. Dans cette fonction, il dirige l'un des instituts thématiques du CNRS, couvrant un grand nombre de domaines de la physique[4]. Sous sa direction, CNRS Physique engage à partir de 2022 un travail de prospective scientifique intitulé La physique à l'horizon 2030 : recherche fondamentale et impacts sociétaux, présenté en 2024 comme une démarche collective impliquant plus de 1 000 physiciennes et physiciens[16]. Ce travail donne lieu à un premier cahier de stratégie, présenté le 18 juin 2024 au Sénat lors de l'événement La physique, une science au cœur des enjeux de société, puis à une feuille de route pour 2026 destinée à dresser le bilan des actions menées en 2024 et 2025 et à présenter les actions à venir[17],[18],[19]. CNRS Physique joue également un rôle central dans l'Année de la physique 2023-2024, organisée avec un ensemble de 15 partenaires des communautés scientifique et éducative. Le comité de pilotage de cette année thématique est présidé par Thierry Dauxois[20]. Dans le cadre du renouvellement du mandat des sections du Comité national de la recherche scientifique en 2025, CNRS Physique est également concerné par l'évolution des périmètres disciplinaires du CoNRS, qui conduit notamment à la création d'une nouvelle section consacrée à la physique des systèmes complexes et du vivant[21],[22].
Thierry Dauxois est membre du collège de direction du CNRS [23].
Il est membre du conseil scientifique de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques pour la période 2024-2026[24].
Il est également auditeur de l'Institut des hautes études de défense nationale pour le cycle 2025-2026 [25].
Président-directeur général du CNRS
Alors que le double mandat d'Antoine Petit à la tête du CNRS touche à sa fin, il fait partie des trois candidats considérés pour lui succéder avec Pierre‑Paul Zalio, président du Campus Condorcet, et Vincent Berger, haut-commissaire à l'énergie atomique depuis 2023 et ancien conseiller de François Hollande[26]. Malgré un parcours moins étoffé en termes de postes de direction face à deux candidats « rompus aux décisions politiques », il est perçu comme un « homme du sérail du CNRS » et demeure encore un chercheur actif contrairement à ses homologues[27],[28]. Ils sont tous les trois auditionnés le par une commission ad hoc chargé de suggérer un nom à Emmanuel Macron[28]. Le , le président de la République propose la nomination de Thierry Dauxois pour diriger le CNRS[7].
Comme prévu par l'article 13 de la Constitution, il est auditionné par commission de la Culture, de l'Éducation, de la Communication et du Sport du Sénat le [29] et le lendemain par la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation de l'Assemblée nationale. Ces deux commissions compétentes rendent un avis favorable à sa nomination avec 43 votes pour, sur 46 exprimés[28]. Sa nomination comme président-directeur général du Centre national de la recherche scientifique intervient lors du conseil des ministres du .[11].
Travaux scientifiques
Les travaux de Thierry Dauxois s'inscrivent dans les domaines de la physique statistique et de la physique non linéaire. Une partie de ses recherches porte sur les systèmes dynamiques et les phénomènes chaotiques, ainsi que sur les ondes solitaires et les solitons.
Il contribue également à l'étude des systèmes avec interactions à longue portée, dans lesquels les propriétés dynamiques et thermodynamiques peuvent différer de celles des systèmes à interactions de courte portée.
Une autre partie de ses recherches concerne les ondes internes dans les fluides stratifiés, en lien avec la dynamique océanique. Ses travaux associent approches théoriques, numériques et expérimentales[3],[15]. Selon son curriculum vitæ publié sur le site de l'École normale supérieure de Lyon, il est l'auteur de plus de 120 publications dans des revues à comité de lecture entre 1991 et 2024[14].
Il s'intéresse également à l'histoire de l'Expérience de Fermi-Pasta-Ulam-Tsingou. En 2008, il publie dans Physics Today un article consacré au rôle de Mary Tsingou dans la première expérience numérique dite de Fermi-Pasta-Ulam. Il y souligne que les calculs numériques de cette expérience, longtemps attribuée aux seuls Enrico Fermi, John Pasta et Stanislaw Ulam, ont été réalisés par Mary Tsingou, et appelle à reconnaître sa contribution dans la dénomination du problème[30].
Distinctions
- Chevalier de l'ordre national du Mérite, nommé par décret du 29 novembre 2023[31].