Thierry Magnin

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Thierry Magnin, né le au Mali[1], est un prêtre catholique et physicien français[2]. Porte-parole de la Conférence des évêques de France depuis le [3], il a été recteur de l'université catholique de Lyon (UCLy) du au .

À la fois docteur en sciences physiques et docteur en théologie, Thierry Magnin a un parcours original[4].

Ayant exercé comme enseignant-chercheur en physique à l'École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne, puis à l'université de Lille, il a été pensionnaire au séminaire universitaire Saint-Irénée (qui n'existe plus aujourd'hui) à l'université catholique de Lyon. Sa thèse doctorale portait sur la relation entre la science et la foi.

Ordonné prêtre en 1985, il exerce le ministère de vicaire général du diocèse de Saint-Étienne de 2002 à 2010. Par la suite nommé vice-recteur de l'Institut catholique de Toulouse, il a été élu et réélu recteur de l'université catholique de Lyon, fonction qu'il a exercée de à .

Ingénieur ECAM et Docteur d’Etat es sciences physiques, il fut notamment lauréat du Grand prix de l'Académie des Sciences en 1991 pour ses travaux sur la fatigue des métaux[5] et a été élu en membre de l’Académie des Technologies, émanation de l’Académie des sciences, composée de plus de deux-cents scientifiques de renom[6].

De par sa double formation, scientifique et théologique, il porte sur le transhumanisme un regard singulier. Commentant son dernier livre, Catherine Henne, journaliste au Monde, écrit : « Thierry Magnin s’inquiète de ce courant qui “nie l’humain” en cherchant à éradiquer toute marque de contingence. Loin d’être technophobe, il salue les récents progrès en génie génétique destinés à traiter des maladies comme le cancer. Mais lorsque ces techniques visent à programmer et améliorer les capacités – notamment héréditaires – de personnes en parfaite santé, l’enjeu est tout autre. L’homme peut-il devenir le “designer de sa propre évolution” ? »[7].

Le , le père Thierry Magnin annonce qu’il a décidé de remettre sa charge de porte parole de la Conférence des évêques de France à la fin de l’été 2020[8], soit deux ans avant l’échéance prévue[9].

Depuis le , il est Président Recteur délégué de l'Université catholique de Lille, chargé particulièrement des humanités. En parallèle, le diocèse de Lille lui confie la mission de prêtre au service de la paroisse Notre-Dame du Fief en Flandres (Bailleul-Steenwerck).

Parcours

Diplômes

Distinctions

  • Grand prix de l'Académie des sciences en 1991
  • Membre du comité national du CNRS de 1995 à 2000
  • Membre de l'Académie des technologies

Recherche et bibliographie

Liens externes

Notes et références

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