Thierry Omeyer
handballeur français
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Thierry Omeyer, né le à Mulhouse est un joueur français de handball évoluant au poste de gardien de but.
Thierry Omeyer en 2017. | ||
| Fiche d’identité | ||
|---|---|---|
| Nationalité | ||
| Naissance | ||
| Lieu | Mulhouse | |
| Taille | 1,92 m (6′ 4″) | |
| Masse | 91 kg (200 lb) | |
| Poste | Gardien de but | |
| Surnom(s) | Titi | |
| Situation en club | ||
| Club actuel | ||
| Parcours junior | ||
| Saisons | Club | |
| 1985-1994 | ||
| Parcours professionnel * | ||
| Saisons | Club | M. (B.) |
| 1994-2000 | 133 (0) | |
| 2000-2006 | 154 (0) | |
| 2006-2013 | 371 (0) | |
| 2013-2014 | 18 (0) | |
| 2014-2019 | 182 (8) | |
| *Statistiques en compétitions nationales et continentales. | ||
| Sélections en équipe nationale | ||
| Année(s) | Équipe | M. (B.) |
| 1996-1998 | 36 (0) | |
| 1999-2017 | 358 (4)[1] | |
| Dirigeant | ||
| Année(s) | Entité | Statut |
| 2021- | manager | |
| modifier |
||
Élu meilleur gardien de tous les temps dans un vote organisé par l'IHF en 2010, « Titi » Omeyer a également été désigné meilleur handballeur mondial de l'année en 2008 ainsi que meilleur gardien de la compétition lors du championnat d'Europe 2006, des Jeux olympiques de Pékin en 2008 et de Londres en 2012, des championnats du monde 2009, 2011 et 2015. Avec cinquante-neuf titres à son palmarès, il est le sportif français, tous sports collectifs confondus, le plus titré. Le 30 avril 2023, il entre dans le Hall of Fame du handball français.
En 358 sélections en équipe de France entre 1999 et 2017, Thierry Omeyer est double champion olympique (2008 et 2012), quintuple champion du monde (2001, 2009, 2011, 2015 et 2017, record dans la compétition), triple champion d'Europe (2006, 2010 et 2014). Avec Michaël Guigou et Nikola Karabatic, il est le joueur international français le plus titré, avec dix médailles d'or.
En clubs, après avoir défendu les cages du SC Sélestat, Montpellier Handball et du THW Kiel, il évolue au Paris Saint-Germain de 2014 à 2019 où il met un terme à sa carrière après son dixième titre de champion de France, le 59e et dernier titre de sa longue carrière. Il totalise quatre Ligues des champions, quinze championnats nationaux et vingt-six coupes nationales.
Carrière en club
Enfance et formation
Thierry Omeyer naît le à Mulhouse. Il commence le handball à neuf ans au club de Cernay en Alsace. Son frère jumeau Christian Omeyer est également handballeur professionnel à Sélestat, club dont il est le président à partir de 2019[2]. Leur frère cadet Jean-François évolue lui au niveau amateur à Cernay/Wattwiller en Alsace. Leur père est professeur de sport, également handballeur à un niveau régional[3] ainsi que vice-président de la région Alsace puis Grand-Est[2]. Son neveu Thomas (fils de Christian) est également handballeur[4].
Thierry passe par tous les échelons de détection, faisant partie des sélections du comité départemental, de Ligue régional avant de rejoindre le Pôle-espoirs et un centre de formation. Parallèlement, il atteint la finale nationale UNSS avec le lycée de Thann (68) en 1991/1992.
Débuts à Sélestat (2000-2006)
Thierry Omeyer part en 1994 au centre de formation du club de l'élite de Sélestat[5]. Il dispute son premier match à Bordeaux dès la saison 1994-1995[5], en mars 1995[6]. Il se fait connaître petit à petit pour ses pourcentages d'arrêts par match, atteignant plus de 50 %.
Il est élu meilleur gardien de but de la saison 1999-2000[5],[1]. Après six saisons à Sélestat, il quitte le club alsacien pour Montpellier en 2000[5].
Ligue des champions et multiple champion avec Montpellier (2000-2006)
En 2000, le Montpellier Handball décide de l'engager en même temps que Bruno Martini afin de conforter la place de meilleur club français. Si Omeyer et les Montpelliérains doivent laisser le titre de champion de France 2000-01 à Chambéry, ils remportent la Coupe de France.
L'année suivante, Omeyer est le premier gardien du club héraultais. Il remporte son premier doublé Coupe-championnat de France.
En 2003, il remporte ces mêmes trophées, auxquels il ajoute la victoire en Ligue des champions aux côtés de Karabatic, Dinart ou encore Guigou.
De 2004 à 2006, il réussit avec son équipe le doublé Coupe-championnat chaque années.
Kiel et titres internationaux (2006-2013)

Au début de la saison 2006-2007, Omeyer, désireux d’évoluer dans un championnat plus relevé, décide de quitter Montpellier pour rejoindre le THW Kiel, club où il prend la place de Henning Fritz, meilleur handballeur mondial de l'année en 2004.
En 2006-2007, Thierry Omeyer reste le gardien incontesté de Kiel en raison des différentes blessures de Fritz, qu'il le bat pourtant au Mondial 2007 avant et de son départ à Rhein-Neckar Löwen.
En décembre 2008, alors lié jusqu'en 2010, Omeyer prolonge son contrat avec Kiel jusqu'en 2013[7]. Depuis son arrivée, il a alors remporté deux titres de champion d'Allemagne, deux Coupes d'Allemagne et la Ligue des Champions 2007[7].
Il termine la saison 2009 avec un titre de champion d'Allemagne, une Coupe d'Allemagne et une finale de Ligue des champions.

En juin 2013, Omeyer dispute son dernier match pour le club allemand avec qui il remporte tout, dont six titres de champion et trois Ligues des champions[8].
Fin avec le PSG (2014-2019)
Dès septembre 2011, le retour d'Omeyer au Montpellier AHB est annoncé à compter de 2012 ou 2013 pour un contrat de trois ans[9]. Il effectue bien son retour à Montpellier à l'intersaison 2013 pour un contrat de trois ans avec la possibilité de se reconvertir sur un poste dans l’encadrement. Mais lors de son arrivée, le club se révèle financièrement et sportivement diminué à la suite de l'affaire des paris truqués. Ses deux premiers matchs, lors du tournoi wild-card de la Ligue des champions, conduisent à l'élimination du club : pour la première fois de sa carrière, Omeyer dispute la Coupe de l'EHF. En octobre, il se blesse au coude gauche (désinsertion du biceps brachial) et doit se faire opérer[10]. Écarté des terrains durant trois mois, il revient sur les terrains lors de l'Euro 2014 remporté par la France. Une semaine plus tard, il est de retour sous le maillot montpelliérain à l'occasion de la Coupe de la Ligue et remporte son quatrième titre dans la compétition.
Le , après plusieurs semaines de rumeurs[11], le Paris Saint-Germain annonce que Thierry Omeyer et William Accambray quittent le Montpellier AHB pour rejoindre la capitale dès la saison prochaine[12]. Estimant que les ambitions du club ne correspondent plus aux siennes, il préfère ainsi, à 37 ans, signer un contrat de 2 ans à Paris afin d'assouvir sa soif de remporter de nouveaux titres plutôt que de continuer dans le projet initial du MAHB (contrat de 3 ans et reconversion au sein du club)[13].
Le club remporte son premier Trophée des champions en 2014, est sorti dès les quarts de finale de la coupe de la Ligue mais conserve son titre en coupe de France. Qualifié pour la Ligue des champions sur demande, Paris échoue aux portes du Final Four en quart de finale. Le championnat de France est intense et remporté au dernier match de la saison, le sixième pour Omeyer, son deuxième de suite pour le PSG.
L'équipe conserve le Trophée des champions en début de saison 2015-2016 puis son tiret de champion de France. En Ligue des champions, elle est éliminé en demi-finale et remporte la petite finale pour terminer 3e de la compétition.

En décembre 2016, Thierry est l'auteur d'un quadruplé face à Saint-Raphaël en Championnat (28-24), réussissant tous ses tirs et terminent troisième meilleur buteur de la rencontre[14]. Quelques jours après, il prolonge son contrat d'un an, jusqu'en 2018[15].
En février 2018, Thierry Omeyer prolonge d'un an son contrat avec le club parisien[16]. Lié avec Paris jusqu'en 2022, il joue une saison supplémentaire, en 2018-2019, avant d'intégrer le staff technique[16].
En 2019, il remporte son dixième et dernier titre de Champion de France.
Carrière en sélection nationale
Débuts titrés (1999-2007)
Thierry Omeyer commence sa carrière avec l’Équipe de France masculine de handball en septembre 1999[5]. Il n'est pas retenu dans la sélection pour le Championnat d'Europe 2000, ni dans celle pour les JO d'Atlanta.
Au terme de sa première saison à Montpellier, Omeyer dispute sa première compétition internationale : le championnat du monde 2001, organisé en France, où il partage la place dans les cages avec Bruno Martini[5], coéquipier en club. Vainqueur de ses cinq matchs de la phase de groupe, la France écarte le Portugal en huitième de finale (23-18). En quart de finale se présente alors l'Allemagne, les Bleus réalisent une bonne première mi-temps notamment grâce à Thierry Omeyer (11-8, 26-23ap). Devant 17 000 personnes à Bercy, les Bleus remportent le tournoi[5]. En finale, Omeyer réalise 6 arrêts sur 19 tirs[17], contribuant ainsi à la victoire finale.
Après le départ en retraite du sélectionneur Daniel Costantini, l'équipe de France entre dans une nouvelle ère avec l'arrivée en 2001 du nouveau sélectionneur Claude Onesta. L'équipe de France s'appuie alors sur une nouvelle génération. La première compétition de l'ère Onesta est le Championnat d'Europe 2002 en Suède, terminé à la 6e place après avoir raté de peu la qualification en demi-finale.
Deux ans plus tard, même cause et même conséquence : les Français perdent leur dernier match du tour principal de l'Euro 2004 face à la Slovénie, hôte de la compétition, et terminent à la 6e place
Si l'équipe de France n'est encore jamais arrivée à atteindre le dernier carré d'un championnat d'Europe, les résultats en championnats du monde sont meilleurs, avec une nouvelle médaille de bronze au Championnat 2003 : vainqueur de ses trois matchs du tour principal, les Français s'inclinent en demi-finale 22 à 23 face à l'Allemagne mais se rattrapent ensuite en dominant l'Espagne 27 à 22 dans le match pour la 3e place.
Aux Jeux olympiques de 2004, l'équipe de France, outsider du tournoi, réalise un premier tour parfait avec cinq victoires en cinq matchs et retrouve la Russie, synonymie d'élimination en quarts de finale est une désillusion pour les Français[18].
Peu après, le Championnat du monde 2005 organisé en Tunisie est l'ultime compétition pour les derniers Barjots. En demi-finale, la France s'incline face à la Croatie. Les Bleus retrouvent la Tunisie pour le bronze : dans une partie engagée et tendue, les Français arrachent la victoire d'un but[19].
Au Championnat d'Europe 2006, les Bleus se qualifient pour les demi-finales. Opposée à la Croatie, championne olympique, la France maîtrise son match grâce notamment aux nombreux arrêts de Thierry Omeyer (29-23). En finale, les Bleus retrouvent les Espagnols, champions du monde en titre. Menant de quatre buts à la pause (17-13), Nikola Karabatic (11 buts) et Omeyer (MVP du match et meilleur gardien de la compétition) font la différence lors des vingt dernières minutes pour s'imposer nettement 31 à 23[20].
Durant cette même saison 2006-2007, sa quête de consécration mondiale échoue en demi-finale face à l'Allemagne, qu'il rejoint l'été précédent à Kiel, et son gardien Henning Fritz, dont il a pris la place et qui obtient le titre de meilleur gardien du tournoi.
Gardien de la meilleur équipe du monde (2008-2017)
Le , il permet à l'équipe de France d'accéder pour la première fois de son histoire à la finale des Jeux olympiques de Pékin : après avoir pris le meilleur sur les ailiers croates, il stoppe deux jets de sept mètres de Mirza Džomba en première mi-temps[21], et réalise encore deux arrêts dans les trois dernières minutes qui permettent d'assurer l'écart de deux buts en faveur des Français face à la Croatie[22]. L'adversaire des Bleus en finale est l'Islande qui a battu l'Espagne sur le score de 36 à 30. Le , grâce notamment à sa prestation exceptionnelle dans les buts (19 arrêts sur 39 tirs islandais), la France bat l'Islande 28 à 23 en finale des Jeux olympiques de Pékin. Il est élu « meilleur gardien du tournoi », qu'il termine avec le meilleur pourcentage d'arrêts de la compétition (41 %), à égalité avec l'Allemand Johannes Bitter.
Le , l'équipe de France remporte le championnat du monde en Croatie. Décisif en finale face à la Croatie qui évolue pourtant à domicile (24-19), Thierry Omeyer réalise 10 arrêts (34 %)
Puis le , les Bleus remportent le championnat d'Europe et entrent dans l'histoire en détenant un triplé historique : titre olympique, titre mondial et titre européen.
Il est sacré champion du monde pour la troisième fois en Suède le , et se fait remarquer en arrêtant notamment en demi-finale contre le pays hôte pas moins de 38 % des tirs adverses. Avec ce titre, il devient, avec ses coéquipiers Didier Dinart et Jérôme Fernandez, le joueur le plus titré en championnat du monde, rejoignant le Roumain Cornel Oțelea, champion du monde en 1961, 1964 et 1970[23].
Lors des Jeux olympiques de Londres, il est au meilleur de sa forme, réalisant des prestations de grande classe, particulièrement en demi-finale face à la Croatie (25-22), où il réussit un total de 19 arrêts. Finalement, le , il conserve son titre olympique avec la France en battant la Suède 22 à 21.
Blessé en club et arrêté pendant trois mois, sa participation au championnat d'Europe 2014 est alors compromise. S'il ne participe pas aux premiers matchs sous le maillot bleu, il fait un retour tonitruant à près de 50% face à la Croatie et contribue à la victoire en finale face au pays hôte, le Danemark. Thierry Omeyer devient alors triple champion d'Europe.
Le , il devient champion du monde pour la quatrième fois, après une victoire contre le Qatar et est élu meilleur joueur et meilleur gardien de la compétition[24].

Lors de l'Euro 2016, la France termine 5e du tournoi après avoir été battue par la Pologne et la Norvège.
Lors des Jeux olympiques de Rio, il réalise notamment une bonne prestation face à l'Allemagne en demi-finale où il effectue 12 arrêts, qualifiant ainsi son équipe pour la finale. Mais son équipe s'incline en finale face au Danemark : Omeyer et les Experts doivent se contenter de la médaille d'argent et ratent de peu un triplé historique.
Il obtient son cinquième titre mondial lors Championnat du monde 2017 en France, compétition à l'issue de laquelle il décide de mettre un terme à sa carrière internationale[25].
Omeyer, tout comme Daniel Narcisse, dispute ainsi son dernier match le face à la Norvège à l'occasion d'un match de qualifications pour l'Euro 2018[5],[26]. Auteurs tous les deux d'un excellent match avec notamment 18 arrêts dont 2 jets de 7 mètres pour Omeyer, ils quittent ainsi les Experts par la grande porte[27].
Reconversion
Après des études en STAPS durant sa carrière, lors de la rentrée 2017, Omeyer s'inscrit à la formation de manager général de club sportif dispensée par le Centre de droit et d'économie du sport de Limoges[28],[2].
Après avoir décidé d'arrêter sa carrière de joueur à l'issue de la saison 2018-2019, il ne souhaite pas devenir immédiatement entraîneur et se reconvertit en coordinateur sportif du Paris Saint-Germain Handball chargé de faire le relais entre le secteur sportif et les autres composantes du PSG, comme le marketing, les relations médias et le personnel médical[29]. Bras droit du manager général Bruno Martini[30], il déclare : « Je ne voulais pas embrasser la carrière d'entraîneur, j'avais envie de comprendre comment fonctionnait un club et de m'impliquer dans le projet global »[2]. Il refuse par ailleurs la sollicitation de Didier Dinart, sélectionneur de l'équipe de France, pour accompagner les gardiens de but des Bleus dans la dernière ligne droite vers les JO de Tokyo[31].

Après le départ de Bruno Martini, il devient en janvier 2021 le nouveau manager général du PSG handball[30]. En plus du recrutement, de la gestion administrative et financière, Thierry assume auprès des instances et partenaires en délégation du président du PSG, Nasser al-Khelaïfi[2].
Palmarès
Avec cinquante-neuf titres à son palmarès, il est le français, tous sports collectifs confondus, le plus titré[6] (club et Équipe de France), détrônant ainsi son ami et ancien coéquipier, Didier Dinart (quarante-deux titres).
En clubs

En clubs, il remporte quatre Ligues des champions, seize championnats nationaux[6] et vingt-six coupes nationales.
- Compétitions internationales
- Vainqueur de la Ligue des champions (4) : 2003 (avec Montpellier Handball) ; 2007, 2010 et 2012 (avec THW Kiel)
- Vainqueur de la Coupe du monde des clubs (1) : 2011[32] (avec THW Kiel)
- Finaliste en 2016
- Vainqueur de la Supercoupe d'Europe (1) : 2007
- Compétitions nationales
- Vainqueur du Championnat de France (10) : 2002, 2003, 2004, 2005, 2006 (avec Montpellier Handball), 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 (avec Paris SG)
- Vainqueur de la Coupe de France (7) : 2001, 2002, 2003, 2005, 2006 (avec Montpellier Handball) et 2015, 2018 (avec Paris SG)
- Vainqueur de la Coupe de la Ligue (7) : 2004, 2005, 2006 et 2014 (avec Montpellier Handball), 2017, 2018, 2019 (avec Paris SG)
- Vainqueur du Trophée des champions (3) : 2014, 2015, 2016 (avec Paris SG)
- Vainqueur du Championnat d'Allemagne (6) : 2007, 2008, 2009, 2010, 2012, 2013 (avec THW Kiel)
- Vainqueur de la Coupe d'Allemagne (6) : 2007, 2008, 2009, 2011, 2012 et 2013 (avec THW Kiel)
- Vainqueur de la Supercoupe d'Allemagne (4) : 2007-08, 2008-09, 2011-12 et 2012-13 (avec THW Kiel)
- Autres
- Médaillé d'argent des Championnats de France UNSS (1992) à Fréjus, avec le Lycée de Thann.
Sélection nationale

Thierry Omeyer est double champion olympique[33] (2008 et 2012), quintuple champion du monde (2001, 2009, 2011, 2015 et 2017, record dans la compétition), triple champion d'Europe (2006, 2010 et 2014)[16]. Avec Michaël Guigou et Nikola Karabatic, il est le joueur international français le plus titré, avec dix médailles d'or.
- 5e place aux Jeux olympiques de 2004 à Athènes en
Grèce
Médaillé d'or aux Jeux olympiques de 2008 en
Chine
Médaillé d'or aux Jeux olympiques de 2012 au
Royaume-Uni
Médaillé d'argent aux Jeux olympiques de 2016 au
Brésil
Médaillé d'or au Championnat du monde 2001 en
France
Médaillé de bronze au Championnat du monde 2003 au
Portugal
Médaillé de bronze au Championnat du monde 2005 en
Tunisie- 4e place au Championnat du monde 2007 en
Allemagne
Médaillé d'or au Championnat du monde 2009 en
Croatie
Médaillé d'or au Championnat du monde 2011 en
Suède- 6e place au Championnat du monde 2013 en
Espagne
Médaillé d'or au Championnat du monde 2015 au
Qatar
Médaillé d'or au Championnat du monde 2017 en
France
- 6e place au Championnat d'Europe 2002 en
Suède - 6e place au Championnat d'Europe 2004 en
Slovénie
Médaille d'or au Championnat d'Europe 2006 en
Suisse
Médaille de bronze au Championnat d'Europe 2008 en
Norvège
Médaille d'or au Championnat d'Europe 2010 en
Autriche- 11e place au Championnat d'Europe 2012 en
Serbie
Médaille d'or au Championnat d'Europe 2014 au
Danemark- 5e place au Championnat d'Europe 2016 en
Pologne
- Autres
Médaillé de bronze au Championnat du monde espoirs en 1997[34]
Médaillé de bronze aux Jeux méditerranéens de 2001 en
Tunisie
Distinctions personnelles
Élu meilleur gardien de tous les temps dans un vote organisé par l'IHF en 2010[35],[36], « Titi » Omeyer a également été désigné meilleur handballeur mondial de l'année en 2008[37] ainsi que meilleur gardien de la compétition lors du championnat d'Europe 2006, des Jeux olympiques de Pékin en 2008 et de Londres en 2012, des championnats du monde 2009, 2011 et 2015, avant d'être désigné meilleur joueur des Championnats du monde 2015.
Le 30 avril 2023, il entre dans le Hall of Fame du handball français[38].
- Élu meilleur handballeur de l'année en 2008[37]
- Élu meilleur gardien de tous les temps avec 93,54 % des votes (vote des internautes sur le site de l'IHF en 2010)[35],[36]
- Élu meilleur joueur du championnat du monde (1) : 2015[24]
- Élu meilleur joueur du championnat d'Allemagne (1) : 2008-2009
- Élu meilleur gardien des Jeux olympiques (2) : Pékin 2008 et Londres 2012
- Élu meilleur gardien du championnat du monde (3) : 2009, 2011 et 2015
- Élu meilleur gardien du championnat d'Europe (1) : 2006
- Élu meilleur gardien du championnat de France (3) : 2000[1] (avec SC Sélestat), 2004[39] et 2006[40]
- Prix Emmanuel Rodocanachi de l'Académie des sports en 2008 avec l'équipe de France, déclarée meilleure équipe française de l'année (à la suite de son 1er titre olympique)
- Élu 10 fois ambassadeur du sport alsacien par l'UJSF entre 2001 et 2017
Décorations civiles
Chevalier de l'ordre national du Mérite (décret du )[41]
Chevalier de la Légion d'honneur (décret du )[42]
Officier de l'ordre national du Mérite (décret du )[43]
Statistiques
Thierry Omeyer dispute plus de 1 250 matchs durant sa carrière de joueur, dont 358 sélections en équipe de France entre 1999 et 2017[44].
| Saison | Club | Championnat | Coupe nationale | Coupe de la Ligue | Supercoupe | Compétition(s) continentale(s) | Supercoupe EHF | Super Globe | Total | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Division | M. | M. | M. | M. | Comp. | M. | M. | M. | M. | ||||||||||
| 1994-1995 | D1 | - | - | - | - | - | - | - | - | 0 | |||||||||
| 1995-1996 | D1 | - | - | - | - | - | - | - | - | 0 | |||||||||
| 1996-1997 | D2 | - | - | - | - | - | - | - | - | 0 | |||||||||
| 1997-1998 | D1 | - | - | - | - | - | - | - | - | 0 | |||||||||
| 1998-1999 | D1 | - | - | - | - | - | - | - | - | 0 | |||||||||
| 1999-2000 | D1 | 22 | - | - | - | - | - | - | - | 22 | |||||||||
| Sous-total | - | - | - | - | - | - | - | - | 0 | ||||||||||
| 2000-2001 | D1 | 25 | - | - | - | C1 | 0 | - | - | 25 | |||||||||
| 2001-2002 | D1 | 25 | - | 0 | - | C2 | 0 | - | - | 25 | |||||||||
| 2002-2003 | D1 | 26 | - | 0 | - | C1 | 12 | - | - | 38 | |||||||||
| 2003-2004 | D1 | 26 | - | 0 | - | C1 | 8 | 2 | - | 36 | |||||||||
| 2004-2005 | D1 | 26 | - | 0 | - | C1 | 20 | - | - | 46 | |||||||||
| 2005-2006 | D1 | 26 | - | 0 | - | C1 | 10 | - | - | 36 | |||||||||
| Sous-total | 510 | - | 0 | 0 | - | 0 | 0 | - | 510 | ||||||||||
| 2006-2007 | Bundesliga | 34 | 6 | - | 1 | C1 | 14 | - | - | 55 | |||||||||
| 2007-2008 | Bundesliga | 34 | 6 | - | 1 | C1 | 16 | 2 | - | 59 | |||||||||
| 2008-2009 | Bundesliga | 34 | 6 | - | 1 | C1 | 16 | 2 | - | 59 | |||||||||
| 2009-2010 | Bundesliga | 34 | 4 | - | 1 | C1 | 16 | - | - | 55 | |||||||||
| 2010-2011 | Bundesliga | 34 | 5 | - | 1 | C1 | 14 | - | 4 | 58 | |||||||||
| 2011-2012 | Bundesliga | 34 | 6 | - | 1 | C1 | 16 | - | - | 57 | |||||||||
| 2012-2013 | Bundesliga | 34 | 4 | - | 1 | C1 | 16 | - | 5 | 60 | |||||||||
| Sous-total | 2773 | 388 | - | 0 | - | 1321 | 60 | 97 | 4639 | ||||||||||
| 2013-2014 | D1 | 18 | - | 3 | 2 | C3 | 10 | - | - | 33 | |||||||||
| 2014-2015 | D1 | 25 | - | 1 | 2 | C1 | 13 | - | - | 41 | |||||||||
| 2015-2016 | D1 | 25 | - | 3 | 2 | C1 | 18 | - | - | 48 | |||||||||
| 2016-2017 | D1 | 26 | - | 4 | 2 | C1 | 20 | - | 3 | 55 | |||||||||
| 2017-2018 | D1 | 26 | - | 4 | 2 | C1 | 15 | - | - | 47 | |||||||||
| 2018-2019 | D1 | 14 | - | 2 | 2 | C1 | 16 | - | - | 34 | |||||||||
| Sous-total | 1119 | - | 149 | 92 | - | 0 | - | 0 | 1360 | ||||||||||
| Total sur la carrière | 4604 | 388 | 198 | 92 | - | 1321 | 60 | 97 | 6760 | ||||||||||
- Remarque : lorsqu'elle est précisée, la statistique B n'est pas le nombre de buts mais le nombre d'arrêts.
Publications
Thierry Omeyer publie son autobiographie, intitulée "Chaque but est une défaite", en 2020[54] : Thierry Omeyer, Chaque but est une défaite, , 240 p. (EAN 9782501136891)