Thierry Poyet (auteur)
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| Naissance |
Saint-Étienne |
|---|---|
| Activité principale |
| Langue d’écriture | Français |
|---|---|
| Genres |
Roman, essai |
Œuvres principales
- La Gens Flaubert (essai, 2017)
- La petite Stéphanoise (roman, 2019)
- Ce que Camus ne m'a pas appris (roman, 2021)
- Il faut tuer Wolfgang Müller (roman, 2022)
Thierry Poyet, né à Saint-Étienne le , est un écrivain et un universitaire français.
Thierry Poyet grandit à Saint-Étienne où il effectue toutes ses études jusqu’à l’obtention d'un doctorat en littérature française à l’Université Jean-Monnet en 1996. Agrégé de Lettres modernes, il entame sa carrière professionnelle dans l’enseignement secondaire avant d’être élu sur un poste de maître de conférences à l’Université Clermont-Auvergne. Il est habilité à diriger des recherches depuis 2014.
Recherches en littérature
Spécialiste de la littérature française du XIXe siècle et du roman réaliste, flaubertien averti, il consacre ses travaux récents aux auteurs mineurs de la seconde moitié du siècle et à une approche sociologique de la littérature, à travers les questions de sociabilité et de posture d’écrivains. Dans cette perspective, La gens Flaubert (2017) est repéré comme un « très copieux ouvrage, original et novateur[1] » et pour Patrice Vibert « 25 ans après l’ouvrage de Pierre Bourdieu (Les Règles de l’art), celui de Thierry Poyet s’impose comme son complément indispensable[2]. »
Il a publié plus de soixante articles et une vingtaine d’ouvrages universitaires. Directeur de plusieurs volumes collectifs et de la série « Minores XIX-XX » aux Lettres Modernes Minard, il a réédité entre autres des romans de Maxime Du Camp, Ernest Feydeau et Henry Céard. Il a participé à de très nombreux colloques en France et à l’étranger, et a publié une biographie de Flaubert saluée par la presse[3]. Il vient de diriger un volume collectif, salué par la presse nationale, paru chez Champion, consacré à Maxime Du Camp, à l'occasion du bicentenaire de la naissance de l'écrivain[4]
Soucieux de faire partager le savoir, il a multiplié les conférences littéraires, participé à des émissions radiophoniques avec Raphaël Enthoven ou Adèle Van Reeth et publié différentes chroniques dans Le Salon littéraire, magazine en ligne consacré aux livres, ou dans la revue Littératures et Cie dirigé par Joseph Vebret.
Production romanesque
En lien avec ses recherches universitaires, Thierry Poyet a publié dès 1998 des fictions biographiques dans lesquelles il tâche de rendre vie à son romancier fétiche, Flaubert. Ainsi fait-il paraître en quelques années Mon amie George Sand, Flaubert-Hugo une amitié littéraire et Flaubert, une jeunesse d’ours.
À la rentrée littéraire 2019, il publie chez Ramsay son premier roman : La petite Stéphanoise.
La presse salue la parution : c’est «un premier roman remarqué […] un roman familial et un beau portrait féminin, porté par le sceau de la résilience[5]» pour La Tribune-Le Progrès[6], « une peinture sociale » ancrée dans l’histoire contemporaine, « une belle entrée en librairie[7]» pour La Montagne[8]. Dans L’Essor, Jacques Plaine apprécie un roman qui raconte « la vie, la vraie, [celle qui] n’est pas un roman pour midinettes[9] ». De leur côté, les blogs littéraires saluent « un roman intimiste et magnifique » (Valmyvoyoulit), un de ces textes qui « parviennent encore à vous surprendre par un style, par des personnages, par un cadre et par des petits détails qui apportent ce petit truc en plus qui fait du bien et qui vous immerge » (LeslecturesdePampoune). Le webzine Le petit Furania parle quant à lui d’« une belle surprise littéraire ».
Le roman obtient le « Coup de cœur » du Prix Fauriel et est présenté dans différents salons du Livre (« 25ème heure du livre » au Mans, Fête du Livre de Saint-Étienne, Salon du livre Royat-Chamalières, etc) et plusieurs émissions radiophoniques[10], avec Jean-Claude Duverger, Gérard Georges…
En 2021, toujours chez Ramsay, Thierry Poyet publie : Ce que Camus ne m’a pas appris. La quatrième de couverture annonce «un roman social, dans l’air du temps, où les personnages à la Houellebecq évoluent en quête d’un sens à leur existence. Entre sentiment de l’absurde et espoir d’un bonheur enfin accessible, Anne-Laure et Chambertin sont les étrangers du nouveau siècle. » Pour le quotidien Le Progrès, Dominique Berthéas évoque « un livre qu'on lâche difficilement, qui capte l'air du temps ». Différents blogs littéraires le chroniquent à leur tour, dont L'Ephémélire : « les romans de Thierry Poyet sont saisissants de vérité et affutent notre regard sur la société qui nous entoure. On en ressort plus prompts à réfléchir. »
En mars 2022, un troisième roman voit le jour : Il faut tuer Wolfgang Müller. Où Il est question de devoir de mémoire, de traque des derniers Nazis, de relations intergénérationnelles... La critique salue « la qualité d'écriture » ou encore « l'art du portrait que Thierry Poyet maîtrise avec la même précision que l'orfèvre ciselant ses pièces de métal précieux » (Luxemburger Wort, Die Warte, 16 juin 2022).
Il publie à l'été 2023 un nouveau roman aux édition Maïa (Paris) : Raconte-moi un mensonge, "un roman miroir de notre époque" pour le quotidien "Le Progrès" (27 juillet 2023)[11]. Un an plus tard, paraît Né sous Franco, sélectionné pour le Prix Lucien-Neuwirth, aux éditions CHUM, une jeune maison d'édition pour laquelle il continue de travailler en 2025 avec deux nouveaux récits : une nouvelle policière, Le maillot de Larqué et un roman biographique, Un perdant sublime.
