Thionville Fensch Agglomération
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Thionville Fensch Agglomération est une communauté d'agglomération, située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.
| Thionville Fensch Agglomération | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Moselle |
| Forme | Communauté d'agglomération |
| Siège | Yutz |
| Communes | 23 |
| Date de création | |
| No SIREN | 992367730 |
| Démographie | |
| Population | 157 556 hab. (2022) |
| Densité | 644 hab./km2 |
| Géographie | |
| Superficie | 244,70 km2 |
| Liens | |
| Site web | www.thionville-fensch.fr |
| Fiche Banatic | Données en ligne |
| Données INSEE | Dossier en ligne |
| modifier |
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Elle est créée le par la fusion de la Communauté d'agglomération du Val de Fensch avec la Communauté d'agglomération Portes de France-Thionville.
Historique
Le 19 juin 1998, la « communauté de communes du Val de Fensch » est créée par les 8 communes de Fameck, Florange, Hayange, Knutange, Neufchef, Ranguevaux, Serémange-Erzange et Uckange.
Le 1er janvier 1999, la commune d’Algrange intègre la communauté de communes.
Suite à l’adoption de la loi « Chevènement » du 12 juillet 1999, la communauté de communes est transformée en communauté d'agglomération par un arrêté préfectoral du 9 décembre 1999 qui a pris effet le 1er janvier 2000 et devient la « communauté d’agglomération du Val de Fensch ». La commune de Nilvange adhère, portant le nombre de communes membres à 10.
Parallèlement, la question de la création d’une structure intercommunale commune à l’ensemble du bassin thionvillois se pose. Le bassin de vie des habitants dépasse très largement les limites administratives des seules communes : mobilités professionnelles, montée en puissance du travail frontalier vers le Luxembourg, mobilités du quotidien (zones de chalandises des espaces commerciaux, cartes scolaires des différents établissements scolaires notamment dans le secondaire, loisirs, etc), impact de la crise économique des années 80, sont autant d’éléments unifiant cet espace.
Plusieurs structures syndicales existent déjà, organisant un travail en commun des différentes collectivités, notamment pour la mobilité par bus (SITCOVAF), la gestion de zones industrielles (syndicat intercommunal de gestion des zones industrielles de Thionville Nord Est), l’aménagement du territoire (SODEVAM), la gestion de l’eau potable et de l’assainissement (SEAFF, Syndicat Fensch Moselle), etc.
Pourtant, de nombreux obstacles bloquent l’évolution vers un rassemblement intercommunal unique sur le territoire thionvillois :
- Une forte identité sociale de chaque territoire entre espace industriel ouvrier (vallée de la Fensch et Pays Haut), espace plus tertiaire autour de Thionville et espace rural, ou rurbain (vers le Nord du territoire) ;
- Une réflexion à l’aboutissement très variable sur l’intercommunalité en fonction des territoires avec des projets parfois contradictoires notamment entre la ville de Thionville qui plaide pour une structure type communauté d’agglomération dont elle serait le centre et la ville de Yutz dont le maire Patrick Weiten plaide pour une communauté de communes « rive droite » de la Moselle rassemblant un grand espace rurbain allant de Sierck-les-Bains à Guénange, dont Yutz serait le centre ;
- Des identités politiques très différentes entre une vallée industrielle marquée à gauche et le reste du territoire thionvillois plus à droite ; cette différence d’identité se traduit aux alentours des années 2000 par des oppositions de personnalités bien marquées dans chaque partie du territoire : Michel Liebgott, Jean-Pierre Masseret à gauche côté vallée de la Fensch, Jean-Marie Demange, Patrick Weiten ou Henri Boguet à droite sur le secteur thionvillois.
Néanmoins, la réflexion se poursuit au début des années 2000 notamment autour de la ville centre du territoire : Thionville.
Un accord se dessine entre les maires de Thionville et de Yutz. La communauté d'agglomération est créée le 1er janvier 2004 avec 7 communes : Basse-Ham, Illange, Kuntzig, Manom, Terville, Thionville et Yutz. Elles sont rejointes en décembre 2005 par 6 nouvelles communes : Angevillers, Fontoy, Havange, Lommerange, Rochonvillers et Tressange. La communauté d'agglomération Portes de France Thionville comporte alors 13 communes.
En 2005, le paysage intercommunal du bassin thionvillois s’établit comme suit :
- 2 communautés d’agglomération : « Val de Fensch » et « Portes de France Thionville »
- 4 communautés de communes : « Arc Mosellan » (créée en 2004), « Cattenom et Environs » (créée en 2000), « Pays-Haut Val d’Alzette » (créée en 2005) et « Trois Frontières » (créée en 2003) qui devient « Bouzonvillois Trois Frontières » en 2017 suite à la fusion avec la communauté de communes du « Bouzonvillois ».
Les deux communautés d’agglomération travaillent dans des relations de voisinage plus ou moins cordial. Plusieurs syndicats permettent les rencontres sur des sujets importants tels que la mobilité au travers du SMITU.
Suite aux élections municipales de 2014, Michel LIEBGOTT, maire de Fameck, est porté à la présidence de la Communauté d’agglomération du Val de Fensch. Côté Porte de France Thionville, Pierre CUNY, Maire de Thionville suite au décès d’Anne GROMMERCH, devient Président de la Communauté d’agglomération de Portes de France Thionville.
Début alors une réflexion sur un rapprochement des deux structures, couvrant un territoire contigu et aux enjeux socio-économiques très proches :
- Développement du travail frontalier vers le Luxembourg
- Densité économique forte (plus industrielle côté Val de Fensch, plus tertiaire côté Portes de France Thionville
- Bassin de mobilité identique
En 2018, certains élus envisagent la création d’une communauté d'agglomération englobant tout le Nord mosellan, et notamment celles du Val de Fensch, de Portes de France-Thionville et du Pays-Haut Val d’Alzette, afin de peser davantage dans les relations avec le Luxembourg. Cette hypothèse, controversée, est rejetée par d'autres élus, notamment Serge Jurczak, maire communiste de Serémange-Erzange[1].
En 2020, Michel LIEBGOTT et Pierre CUNY sont confirmés dans leur mandat à la tête des deux structures intercommunales. Leur réflexion avance sur le sujet d’une fusion. Ils tiennent le 11 décembre 2021 une conférence de presse au cours de laquelle ils annoncent prendre l’initiative d’une réflexion visant à aboutir à la fusion des deux structures le 1er janvier 2026.
Un travail intense de réflexion sur la stratégie à adopter pour le territoire de ces deux Communautés d’agglomération est mené avec l’ensemble des maires, permettant un accord majoritairement approuvé. C’est ainsi que le 22 juin 2023, les deux conseils communautaires votent simultanément la demande de changement de périmètre pour aboutir à la fusion des deux entités à compter du 1er janvier 2026. Seuls le maire de Hayange (RN) et celui d’Algrange (PCF) manifestent leur opposition au projet.
Saisi de la sorte, le Préfet de la Moselle lance le processus de consultation des conseils municipaux seuls habilités à décider de la fusion. Cela s’étalera de la fin de l’année 2023 au début de 2024. Sur les 23 communes, 20 approuvent le projet de fusion et 3 (Hayange, Algrange et Neufchef) votent en majorité contre. La fusion est donc définitivement approuvé et le Préfet de la Moselle signe l’arrêté correspondant le 1er août 2024 en sous-préfecture de Thionville.
Comment alors une période de mise en place de la nouvelle entité.
Le 18 décembre 2025, le premier conseil communautaire de Thionville Fensch Agglomération se réunit et installe officiellement les 79 nouveaux délégués communautaires avec un exécutif manifestant le rassemblement opéré des deux anciens EPCI :
- Pierre Cuny devient président et associe Michel Liebgott en qualité de 1er Vice-président comme Président Délégué
- 7 Vice-Présidents sont issus de l’ancienne Communauté d’agglomération du Val de Fensch et 7 de l’ancienne Communauté d’agglomération de Portes de France Thionville
- Les autres anciens Vice-Présidents qui ne sont pas reconduits sont assesseurs
- Les assesseurs des deux entités sont tous maintenus.
Cette organisation est effective jusqu’au renouvellement municipal de mars 2026.
Suite à ces élections, un nouveau conseil communautaire est installé le 9 avril 2026, maintenant la répartition Président – Président Délégué, 7 Vices Présidents de l’ancienne Communauté d’agglomération du Val de Fensch et autant de l’ancienne Communauté d’agglomération Portes de France Thionville. Le nombre d’assesseurs est réduit ne retenant que les maires non vices-présidents (7) et un assesseur supplémentaire pour les communes de plus de 10 000 habitants par tranche de 10 000 (8), soit au total 15 assesseurs.
Le 1er janvier 2026, la communauté d'agglomération du Val de Fensch et la communauté d'agglomération Portes de France-Thionville fusionnent, pour former un nouvel ensemble nommé Thionville Fensch Agglomération[2].
Territoire communautaire
Géographie
Composition
En 2026, la communauté d'agglomération est composée des 23 communes suivantes[3] :
| Nom | Code Insee |
Gentilé | Superficie (km2) |
Population (dernière pop. de réf.) |
Densité (hab./km2) |
|---|---|---|---|---|---|
| Yutz (siège) |
57757 | Yussois | 13,97 | 17 391 (2023) | 1 245 |
| Algrange | 57012 | Algrangeois | 6,96 | 5 802 (2023) | 834 |
| Angevillers | 57022 | Angevillois | 8,71 | 1 404 (2023) | 161 |
| Basse-Ham | 57287 | Hamois | 10,05 | 2 349 (2023) | 234 |
| Fameck | 57206 | Fameckois | 12,45 | 14 788 (2023) | 1 188 |
| Florange | 57221 | Florangeois | 13,16 | 12 035 (2023) | 915 |
| Fontoy | 57226 | Fenschois | 16,88 | 3 184 (2023) | 189 |
| Havange | 57305 | Havangeois | 9,65 | 456 (2023) | 47 |
| Hayange | 57306 | Hayangeois | 12,21 | 15 806 (2023) | 1 295 |
| Illange | 57343 | Illangeois | 5,65 | 1 770 (2023) | 313 |
| Knutange | 57368 | Knutangeois | 2,43 | 3 199 (2023) | 1 316 |
| Kuntzig | 57372 | Kuntzigeois | 4,51 | 1 359 (2023) | 301 |
| Lommerange | 57411 | Lommerangeois | 7,97 | 380 (2023) | 48 |
| Manom | 57441 | Manomois | 10,39 | 3 137 (2023) | 302 |
| Neufchef | 57498 | Neufchefois | 16,74 | 2 650 (2023) | 158 |
| Nilvange | 57508 | Nilvangeois | 2,81 | 4 341 (2023) | 1 545 |
| Ranguevaux | 57562 | Ranguevallois | 10,17 | 907 (2023) | 89 |
| Rochonvillers | 57586 | Rochonvillois | 5,64 | 215 (2023) | 38 |
| Serémange-Erzange | 57647 | Serémangeois et Erzangeois | 3,75 | 4 251 (2023) | 1 134 |
| Terville | 57666 | Tervillois | 3,83 | 7 801 (2023) | 2 037 |
| Thionville | 57672 | Thionvillois | 49,88 | 42 658 (2023) | 855 |
| Tressange | 57678 | Tressangeois | 9,36 | 2 470 (2023) | 264 |
| Uckange | 57683 | Uckangeois | 5,56 | 7 021 (2023) | 1 263 |
Démographie
Environnement
Organisation
Siège
La communauté d'agglomération possède deux hôtels de communauté, hérités des anciennes intercommunalités : le premier à Yutz (ancien siège de la CA Portes de France Thionville) qui est le siège social[3] et un deuxième à Hayange (ancien siège de la CA du Val de Fensch).
Élus
Liste des présidents
Compétences
L'intercommunalité exerce les compétences qui lui ont été transférées par les communes membres, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Régime fiscal et budget
La communauté d'agglomération est un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre.
Afin de financer l'exercice de ses compétences, l'intercommunalité perçoit, comme toutes les communautés d'agglomération, la fiscalité professionnelle unique[3] (FPU) – qui a succédé à la taxe professionnelle unique (TPU) – et assure une péréquation de ressources. Elle perçoit également une taxe d'assainissement[3].