Tholos de Montelirio
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| Tholos de Montelirio | |||
| Localisation | |||
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| Pays | |||
| Région | Andalousie | ||
| Province | Séville | ||
| Type | Dolmen | ||
| Coordonnées | 37° 24′ nord, 6° 03′ ouest | ||
| Géolocalisation sur la carte : province de Séville
Géolocalisation sur la carte : Andalousie
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Le Tholos de Montelirio est un site archéologique mégalithique qui se situe dans la municipalité de Castilleja de Guzmán, dans la province de Séville, en Andalousie (Espagne)[1],[2].
Objets des fouilles
Le tholos est une structure mégalithique circulaire composée de deux chambres (une grande et une plus petite), d'un couloir et d'un atrium, recouverte d'un tumulus artificiel. On estime sa construction à l'âge du cuivre, entre 2900 et [3], et son état de conservation exceptionnel est remarquable. Le site a été découvert en 1868, mais a été abandonné pendant des décennies. Les fouilles ont repris en 1980 en raison de la croissance urbaine de Séville.
C'est l'un des monuments mégalithiques les plus importants de la péninsule Ibérique. La structure se trouve sous un tumulus de 75 m de diamètre ; le tholos lui-même mesure environ 50 m de long, 37,7 m de long pour une partie de son couloir, 4,75 m de diamètre pour la grande chambre et 2,75 m de diamètre pour la petite chambre[4].

Le Tholos de Montelirio est fermé au public, mais les objets récupérés sont exposés au Musée archéologique de Séville.
Parmi les artefacts figure un poignard à lame de quartz et à manche en ivoire orné de 90 perles discoïdes perforées en nacre[5]. La chambre principale, contenant des dépouilles humaines, était recouverte d'une patine rouge de cinabre et décorée de motifs solaires.
Des recherches menées par l'Université de Séville ont permis de déterminer que, lors du solstice d'hiver, le soleil a traversé le couloir d'entrée pendant quelques minutes, illuminant la chambre funéraire et frappant une stèle représentant la déesse Mère.
Tous les restes humains découverts sur le site présentaient des taux de mercure très élevés. Ceci serait dû à une exposition prolongée au cinabre, un métal contenant du mercure, ou à l'application de peintures au mercure sur leur peau. De plus, des traces d'arthrose ont été constatées dans les os, ce qui, compte tenu de l'espérance de vie moyenne de 40 ans à l'âge du cuivre, pourrait indiquer que ces individus étaient très actifs physiquement ou pratiquaient la danse.
En 2008, le squelette d'un individu de haut rang, inhumé dans une tombe du site, fut découvert et initialement identifié comme celui d'un homme. En raison des objets en ivoire environnants, il fut surnommé « l'Homme d'ivoire ». Cependant, en 2021, l'analyse de l'amélogénine, un peptide spécifique au sexe présent dans l'émail dentaire, révéla qu'il s'agissait du squelette d'une femme. Les résultats correspondants furent publiés en 2023 dans la revue Nature et un nouveau nom, « Dame d'ivoire », fut proposé pour ce squelette[6].