Thuès-les-Bains
From Wikipedia, the free encyclopedia
Thuès-les-Bains est un lieu-dit situé sur le territoire de la commune de Nyer, dans les Pyrénées-Orientales, en France. Une station thermale y a été implantée au XIXe siècle, en bordure du cours d'eau, la Têt, station thermale ensuite transformée en un centre de rééducation fonctionnelle, puis une maison d'accueil spécialisée.
De sources d'eau chaude se trouvent à proximité qui expliquent le développement du thermalisme.
Depuis le début du XXIe siècle, des activités de canyoning en eau chaude sont en complément proposées dans le lit du torrent du Faget qui se jette dans la Têt légèrement en amont du lieu-dit.
La station thermale se trouve administrativement sur le territoire de la commune de Nyer[1] bien qu'elle soit à une distance routière de l'ordre de quatre kilomètres du centre du bourg, et à proximité (moins de deux kilomètres) de la commune en amont de Thuès-Entre-Valls.
Elle est en bordure de la RN 116, qui relie Bourg-Madame (en amont) à Perpignan.
Histoire
Cette région chaude et sèche l'été, sous l'influence du climat méditerranéen de la plaine du Roussillon, subit parfois de très fortes pluies qui gonflent les torrents en automne. Le Conflent connaît de multiples sources d'eaux chaudes utilisées depuis l'Antiquité pour le thermalisme et vénérées par les peuples aborigènes avant l'arrivée du christianisme. De nombreuses communautés humaines (villages, monastères) se sont formées près de ces sources au cours des millénaires[2].
Les divinités traditionnelles des Gaulois ont continué d'être honorées aux sources d'eau chaude après la conquête romaine. Cela ne dérangeait pas l'autorité romaine dans la mesure où la religion ne servait pas de prétexte à comploter contre elle et n'excluait pas le culte fédérateur à l'empereur. Il arrivait certainement que les Romains installés en Gaule aient adopté dans leur pratique religieuse une divinité locale[3].
Située près des anciennes sources chaudes d'Eixalada, l'emplacement de Thuès-les-Bains faisait jadis partie du territoire de la commune d'En[4], jusqu'à ce que celle-ci soit intégrée à la commune de Nyer en 1822[5].
Les bâtiments de bains n'ont toutefois été édifiés qu'après la réunification des deux communes, en l'occurrence en 1860[6], au moment du grand développement du thermalisme pyrénéen, permis par le développement des chemins de fer, et sous l'impulsion de l'impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III.