Théodore-Casimir Delamarre

banquier, patron de presse et homme politique français From Wikipedia, the free encyclopedia

Théodore Casimir Delamarre, né le 27 nivôse an V () à Dancourt et mort le à Boulogne-sur-Seine, est un banquier, patron de presse et homme politique français.

Décès
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Rue du Pavillon (d) (Boulogne-Billancourt)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Theodore Cazimir DelamarreVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Député de la Somme, 29 février 1852 - 29 mai 1857 ...
Théodore Casimir Delamarre
Fonctions
Député de la Somme
-
Régent de la Banque de France
-
Titre de noblesse
Comte romain
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 73 ans)
Rue du Pavillon (d) (Boulogne-Billancourt)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Theodore Cazimir DelamarreVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Enfants
Théodore Didier Delamarre
Casimir Delamarre (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Distinction
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Biographie

Fils de Théodore Delamarre, magistrat, et de Marie-Anne Victoire Bachelier, il commence sa carrière comme garde du corps de Louis XVIII, de 1818 à 1822.

Devenu l'associé d'une importante maison de banque parisienne, il dirige la banque Delamarre, Martin-Didier et Cie, qui fonde un journal de cotations boursières gratuites. Membre du Conseil d’escompte de la Banque de France, du au , il devient régent de la Banque de France du au .

Il contribue à la concentration, à partir de 1835, de différentes entreprises de transport parisien : il a des intérêts dans certaines d'entre elles (Lutéciennes, Atalantes, Zéphirines, Eoliennes, Française et Vigilantes qui étaient les plus importantes), qui forment, en 1838, la Société des voitures de place de Paris[1].

Il est fait comte romain, préside le cercle du Jockey Club et devient propriétaire, à Boulogne-Billancourt, du parc des Princes, aménagé par le duc de Morny en 1860 dans le cadre d'une vaste opération immobilière de luxe supervisée par le baron Haussmann[2], et où il meurt en 1870.

Delamarre a été propriétaire de divers journaux : la Patrie fondée en 1844, La Commune et l’Esprit Public. Il a accueilli les correspondances de Victor Noir dans la Patrie, dont il a conservé la direction pendant près de vingt ans, jusqu’au moment où il a cédé son journal à Louis Frémy et Édouard Lebey. Très intimement lié à Allan Kardec[3], il s’est beaucoup occupé de spiritisme et de magnétisme[4], y compris dans les affaires de son journal, consultant ses tables d’acajou ou de palissandre sur les mille menus détails de ses propres affaires : un matin, il arrive à la Patrie tout ému et congédie six simples employés des bureaux d’un seul coup. Comme l’un des six lui demandait quel sujet de plainte il avait pu lui donner : « Ce n’est pas moi qui suis mécontent de vos services, répond-il avec conviction, c’est mon guéridon[5] ! »

Delamarre pouvait également congédier des journalistes, comme Henri d'Audigier, sans autre raison que les décrets de sa table tournante. Sa politique pouvait de même être dictée par les esprits : la Patrie soutenait ainsi avec acharnement la politique papale, censément sur les conseils de l’esprit de saint Louis. Un jour que la Patrie avait publié un article en faveur du Saint-Siège, qui ne concordait pas précisément avec la politique française, la rédaction réunie dans le cabinet directorial a mis à l’épreuve l’esprit qui s’est avéré être… saint Louis de Gonzague. Le lendemain, la Patrie changeait la ligne de sa politique extérieure[6].

À l’époque du coup d’État de 1851, il a été un des rares directeurs de journaux à ne pas avoir été atteints dans leur propriété. Élu, le , député de la 4e circonscription de la Somme au Corps législatif, Delamarre s'associe au rétablissement de l'Empire et vote le plus souvent avec la majorité dynastique, mais échoue à être réélu, en 1857[7].

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise[8].

Il a épousé sa cousine Madeleine-Héloïse Martin (1805-1886), fille du banquier Didier Martin[9].

Ils eurent :

Distinctions

Sources

Notes et références

Liens externes

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