Théodore Clément

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Théo Clément
Biographie
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Théodore Clément, né le à Oneux (Belgique) et mort le à Chambray-lès-Tours (France), est un architecte belge naturalisé français.

Théodore Pierre Joseph Clément, né le à Oneux (Belgique), est le fils d'Albert Clément, instituteur privé, et de Marie-Anne Beauve. Il a épousé Marie Louise Jacquemotte (1887-1947). Leurs deux enfants, Harold (1916) et Albert (1919) sont nés en Angleterre pendant la Première Guerre mondiale[1].

Waterloo, pavillon Bella Vita (ferme-école) par Théodore Clément et Fernand Bodson.

Il fait des études d'architecture à l'École Saint-Luc à Liège dont il sort diplômé en 1906.

Il commence alors par construire des villas dans sa région à Theux. Il s'installe ensuite à Bruxelles où il développe ses activités dans le sillage de Fernand Bodson, partageant son intérêt pour l'architecture domestique anglaise. En 1912, ils remportent le concours de la ferme-école pour enfants anormaux à Waterloo s'inspirant des cottages anglais et du style Arts and Crafts, annonçant ainsi la vogue des cités-jardins après la Première Guerre mondiale[2].

En 1912, Il participe également à la revue Tekhné, « revue belge de l'architecture et des arts qui s'y rapportent » fondée par Fernand Bodson[2].

De 1914 à 1919, il publie avec les architectes Jules Ghobert et Charles Huart une série de recueils sur les édifices traditionnels de Belgique qui suscitent l'intérêt en Belgique et à l'étranger[3].

Pendant la Première Guerre mondiale, il fuit la Belgique envahie par l'armée allemande et élabore des plans de reconstruction de la Belgique sur la base des travaux de l'International Garden Cities and Town Planning Association et du Belgian Town Planning Committee[2].

Déçu de l'évolution architecturale en Belgique et de l'état belge qui refuse de lui octroyer une pension d'invalidité[4], il s'installe en France après la Première Guerre mondiale. Après ce conflit, il participe avec l'architecte français Jean Lauthe (1884-1963) à la reconstruction d'édifices publics et privés dans la région sinistrée de la Meuse française[2].

En 1924, il s'installe au Vésinet près de Paris où il construit sa propre maison Le Home, ainsi que des villas toujours dans le style campagnard anglais. Dans d'autres régions françaises, il s'adapte à l'architecture traditionnelle construisant notamment des maisons basques et des chalets de montagne. Passionné de nature et des modes de vie traditionnels, il n'a jamais cessé de dénoncer les méfaits du développement industriel et de la désertification rurale[2].

Le , il est naturalisé français avec sa famille[1].

À 51 ans, il déménage dans la région de la Loire où il restaure selon les techniques traditionnelles une maison partiellement ruinée. C'est là qu'il décède le à Chambray-les-Tours[2].

Sélection de réalisations

  • 1912 : ferme-école pour enfants « anormaux » (comme on disait à l'époque).
  • 1925 à 1934 : nombreuses villas en Belgique puis en France, où il développe un style traditionaliste et rural.
  • En association avec Jean Lauthe, il participe en France à la reconstruction de nombreux édifices détruits durant la Deuxième Guerre mondiale.

Publications

  • Théodore Clément, Jules Ghobert et Charles Huart, Les anciennes constructions rurales et les petites constructions des béguinages de Belgique, éditions aam, 1914-1919.

Archives

Notes et références

Annexes

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