Théodore Joran

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Théodore Joran
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Joseph Théodore Joran, né le à Soultzmatt est un écrivain et sociologue français. Il s'agit d'une figure de l'antiféminisme à la fin du XIXe siècle et en début du XXe siècle.

Il est le fils de Paul Louis Alexandre Joran, directeur de filatures, et d'Amélie Bayer. Licencié ès-lettres. Il enseigne ensuite dans différents lycées, dont le Lycée Fénelon à Paris.

Il se lie, à Laval, avec Émile Trolliet. Ce dernier trouva chez M. et Mme Joran, qu'il avait connus à Laval, et qui vinrent, plus tard, habiter Paris, une seconde famille, où, comme il aimait à le répéter « des parents de choix. » C'est dans le salon de Mme Joran qu'il conçut l'idée de l'Âme d'un résigné et qu'il rencontra les principaux personnages de ce roman.

Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur le féminisme, ainsi que de plaidoyers sur la défense de la langue française. Théodore Joran est aujourd'hui connu pour son antiféministe.

Il a occupé plusieurs postes à l'étranger, professeur de français en cours de vacances à l'Université de Bonn en 1899, professeur de français dans un lycée en Roumanie et conférencier en 1913, pour la promotion de la langue et de la culture française.

Il est journaliste à L'Univers, directeur de La Revue idéaliste et écrivain et dirigea l'École d'Assas[1].

Il parle l'allemand, et effectue de nombreux séjours en Allemagne entre 1900 et 1914[2] et opère souvent des comparaisons entre le français et l'allemand dans ses ouvrages sur le français.

Il signe également, dans le sillage de ses voyages, des articles sur l'Allemagne contemporaine dans la Revue bleue, le Mercure de France.

Il est censeur et membre actif de la Société de Sociologie de Paris, et a donné de nombreuses conférences au cours des séances de cette société. Il a donné des conférences économiques et politiques à Paris et en province pour le compte de la Société anti-austro-allemande.

Il est officier de l'Académie, officier de l'Instruction publique, et chevalier de la Légion d'Honneur en 1929. Il obtient plusieurs prix de l'Académie française : Prix Montyon en 1906, Prix Fabien en 1916, Prix d'Académie en 1936.

Distinctions

Antisémitisme

Théodore Joran[3] ne fait pas mystère de son antisémitisme. Il est à cet égard proche de Marthe Borély[4] et de Clément Vautel, deux autres antisémites notoires des années 1920.

Publications

Notes et références

Voir aussi

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