Il enseigne la théologie au noviciat de l'hospice du Grand-Saint-Bernard, puis il est nommé prieur claustral en 1887. Un an plus tard, il est élu à la tête de la congrégation: il en devient donc le prévôt[1],[2],[3].
Il sucède au prévôt Pierre-Joseph Deléglise[2]. Léon XIII confirme son élection le et il est béni dans l'église abbatiale par Adrien Jardinier, évêque de Sion, le [3],[5].
À la demande des Missions étrangères de Paris, Théodore Bourgeois crée la mission du Thibet et envoie des jeunes missionnaires dans le Yunnan à partir des années 1930, comme Maurice Tornay[2],[3],[7],[9]. Tout au long de sa carrière Théophile Bourgeois s'est attaché à la formation des jeunes chanoines et au culte de saint Bernard.
Rapports avec le Saint-Siège
En 1926, le nonce apostolique en Suisse, Luigi Maglione, considère dans un rapport qu'il envoie à la Curie que: «les chanoines réguliers du Saint-Bernard, qui possèdent également l’hospice du Simplon, poursuivent, dans le bon esprit, leur traditionnelle œuvre de charité. Leur prévôt, Mgr Théophile Bourgeois, est une personne infiniment pie et d’une grande bonté, très dévouée au Saint-Siège»[10]. En 1938, Pie XI lui envoie une lettre de félicitations pour ses cinquante ans d'abbatiat, remarquant qu'il est l'abbé régulier le plus ancien de la chrétienté.
Théophile Bourgeois meurt à Martigny à l'âge de 84 ans[7],[11] le [2]. Ses obsèques solennelles ont lieu le à Martigny, en présence de très nombreuses autorités ecclésiastiques de Suisse romande[3]. Nestor Adam (1903-1990) lui succède de 1939 à 1952, avant de devenir évêque de Sion.
Références
1 2 3 Fred-Th. Dubois, «Les armoiries du prévôt du Grand Saint-Bernard», Archives héraldiques suisses. Schweizerisches Archiv für Heraldik. Archivio araldico Svizzero, vol.40, , p.131-132 (lire en ligne).
1 2 3 4 5 6 Fred.-Th. Dubois, «Armoiries des prévôts du St-Bernard», Archives héraldiques suisses. Schweizerisches Archiv für Heraldik. Archivio araldico Svizzero, vol.53, , p.48-53, 126-132 (lire en ligne).
1 2 3 4 5 6 7 8 François-Marie Bussard, «Sa Rév. Mgr Théophile Bourgeois, prévôt du Grand St-Bernard», Échos de Saint-Maurice, vol.38, , p.129-144 (lire en ligne).
↑ Louis-Michel Jugie, Écône: le séminaire de l'espoir, Fontenay-sous-Bois, L'Orme rond, (lire en ligne), p.27.
↑ Maurice Tornay, Jacques Darbellay et Patrice Sicard, Maurice Tornay, chanoine régulier du Grand-Saint-Bernard (1910-1949). Écrits valaisans et tibétains: Édition intégrale, Turnhout, Brepols, coll.«Sous la Règle de saint Augustin» (no15), , 375p. (ISBN978-2-503-58247-4 et 978-2-503-58248-1, DOI10.1484/m.srsa-eb.5.116384, lire en ligne).
↑ Lorenzo Planzi, «La congrégation du Grand-Saint-Bernard au défi de l’aggiornamento», dans Christian Sorrel (dir.), Le Concile Vatican II et le monde des religieux: Europe occidentale et Amérique du Nord, 1950-1980, LARHRA, coll.«Chrétiens et Sociétés. Documents et Mémoires» (no36), , 404p. (ISBN979-10-365-4299-2, lire en ligne), p.362–370.
↑ (en) «Law required horse be hitched to first motor truck in Alps», Catholic News Service - Newsfeeds, , p.9-10 (lire en ligne, consulté le ).
Voir aussi
Notices biographiques
François-Marie Bussard, «Sa Rév. Mgr Théophile Bourgeois, prévôt du Grand St-Bernard», Échos de Saint-Maurice, vol.38, , p.129-144 (lire en ligne).
Pierre-Étienne Duc, La Maison du Grand-Saint-Bernard et ses très révérends prévôts, Aoste, Imprimerie valdôtaine, (1reéd. 1898).