Théorie CSM

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La théorie CSM (pour Contexte, Système, Modalité) est une théorie développée par les physiciens français Alexia Auffèves et Philippe Grangier en 2015, visant à proposer une approche réaliste de la physique quantique, compte tenu des résultats des expériences dites du paradoxe EPR. Cette théorie est une nouvelle approche ontologique de la physique, et le réalisme quantique proposé par CSM diffère notablement du réalisme classique[1],[2],[3].

« CSM est à la croisée des chemins de la physique et de la philosophie. Sur le plan physique CSM fournit une ontologie et donc une compréhension des phénomènes que la physique quantique décrit. Sur le plan philosophique CSM propose de repenser l'épistémologie et l'ontologie dans un cadre de la notion d'objectivité contextuelle »[4].

Niels Bohr et Albert Einstein (1925)

Dès son origine, le débat était violent entre les deux pères de la mécanique quantique, Albert Einstein et Niels Bohr. John Stewart Bell introduit en 1964 une notion de déterminisme local avec les inégalités de Bell, en accord avec la vision d’Einstein. Il faut attendre les années 1970 pour que les premières expériences (expériences EPR) soient réalisées sur le sujet. À la suite des travaux d’Alain Aspect entre les années 1974 et 1982, puis d’expériences « sans échappatoires » en 2015[5], la conclusion est que les inégalités de Bell ne sont pas respectées. La vision d'Einstein n'est donc pas tenable : la physique quantique ne se conforme pas à l'idée de réalisme local, traduite par les inégalités de Bell.

L’objectif des fondateurs de la théorie CSM est donc de fonder une nouvelle approche de la mécanique quantique en prenant en compte les résultats des expériences EPR. Leur démarche est de partir de concepts et d’observations pour aboutir à un formalisme[6].

Principe de la théorie

Références

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