Théorie des ombres

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La théorie des ombres est une théorie visant à expliquer les méthodes et les fonctions des peintures pariétales préhistoriques. Elle a été avancée par deux non-spécialistes, le dessinateur Bertrand David et le chercheur en médecine et écrivain Jean-Jacques Lefrère, dans un ouvrage grand public publié en 2013[1].

La théorie comprend un premier volet purement technique : les hommes préhistoriques auraient dessiné grâce aux ombres portées. Projetant sur les murs des grottes les silhouettes de figurines animalières, ils en auraient tracé le contour, puis peint l’intérieur, ce qui expliquerait la superposition de nombreuses figures, la parenté stylistique alléguée par les auteurs, et surtout le maintien de cet art sur un espace géographique important et durant des dizaines de milliers d’années. La transmission d’une technique et de figurines aurait été plus aisée que la formation artistique de lignées ininterrompues de peintres[2],[3].

Interprétation

Sur le plan de l'interprétation, la théorie des ombres n’est pas sans parenté avec l’hypothèse totémique d'Henri Breuil. Les auteurs proposent de voir dans ces grottes souvent peu accessibles des nécropoles symboliques. Les animaux représentés, dont les spécialistes pensent qu’ils n’étaient pas nécessairement chassés, représenteraient les morts illustres du clan, chaque clan ayant son animal totémique. L’utilisation de l’ombre comme guide du dessin (connue dans l’Antiquité grecque et égyptienne) aurait ainsi un sens symbolique fort, l’ombre étant dans de nombreuses cultures associée à l’âme, et le monde des morts dénommé le pays des ombres.

Réception critique

Notes et références

Voir aussi

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