Théorie des vagues
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Ce diagramme d'Euler doit se lire comme une carte géographique, ou plus précisément dialectologique. Chaque cercle représente une innovation linguistique, comme des isoglosses sur une carte dialectale. À mesure qu'une innovation se répand dans le continuum dialectal, les cercles augmentent de diamètre au fil du temps, comme des ondes ou vagues sur la surface de l'eau frappée par une pierre. Les langues modernes résultent de l'accumulation, au fil du temps, des innovations linguistiques représentées par ces cercles ; par ex. dans ce schéma, une petite zone reflétera les innovations B, C et D. Les zones non recouvertes par des cercles sont les aires conservatrices, caractérisées par moins d'innovations depuis la langue ancestrale.
En linguistique comparée et historique, la théorie des vagues ou théorie des ondes (en allemand Wellentheorie, en anglais Wave Model) est une théorie de l'évolution du langage selon laquelle chaque innovation linguistique apparaît historiquement à un point d'origine, puis se propage dans l'espace dialectal. Cette théorie nait à la fin du XIXe siècle des travaux de Johannes Schmidt (1872) et de Hugo Schuchardt (1868/70).
Selon la théorie des vagues, chaque innovation linguistique apparaît historiquement à un point d'origine, puis se propage dans l'espace dialectal. Cette expansion peut être schématisée sous la forme de cercles qui s'élargiraient à partir de leur centre, puis s'affaibliraient au fil du temps comme le font les “vagues” dans l'eau lorsqu'on y jette une pierre.
Cette théorie se présentait comme un substitut au modèle arborescent développé par August Schleicher. Selon Schuchardt et Schmidt, la métaphore des ondes est plus adéquate que celle des arbres, afin d'expliquer le changement historique des langues – notamment pour les langues germaniques.