Théorie du doux commerce

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Montesquieu en 1728, considéré comme le père de la théorie du doux commerce (peinture anonyme).

La théorie du doux commerce est une théorie politique et économique selon laquelle les échanges commerciaux entre pays favorisent la bonne entente politique et réduisent le risque qu'ils entrent en guerre, car les deux acteurs s'appauvriraient mutuellement en détruisant la richesse de l'adversaire. Le nom de « doux commerce » provient de Montesquieu, souvent considéré comme le père de cette théorie. Elle est l'une des principales thèses de l'école de pensée libérale des relations internationales.

La théorie du doux commerce dispose que les relations commerciales entre des pays créent des liens d'interdépendance entre ces derniers, et que ces liens incitent les gouvernements à ne pas entrer en guerre. Lorsque l'économie d'un pays A dépend partiellement du pays B, si A attaque B, il détruit en partie sa propre économie. Montesquieu conclut que le commerce « adoucit et polit les mœurs barbares »[1].

Jeremy Bentham écrit à son tour, en 1781, que lorsque deux pays sont composés de marchands qui ont besoin des marchands et acheteurs de l'autre pays pour s'enrichir, les pays entrent moins souvent en guerre car les marchands se coalisent pour empêcher leur gouvernement de ce faire[2]. Cet argument est par la suite élargi : plusieurs auteurs suggèrent que les pays démocratiques sont moins en guerre que les pays despotiques car la population, voyant les conséquences économiques d'un conflit, font pression sur leurs gouvernements pour ne pas faire la guerre[3].

Vérifications ultérieures

Critiques et débats

Références

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