En novembre 2012, Thérèse Olenga Kalonda fonde l'association la Force Féminine Active, qui a pour objectif de former les femmes aux nouvelles technologies et de gagner en autonomie[3]. La structure a par la suite fait des émules et ouvert des antennes dans les provinces de Sankuru, Ituri et Lualaba[3]. Son mandat de ministre provincial lui a permis de populariser la journée internationale des Femmes à Kinshasa[4].
En 2016, alors que l'ONU demande au gouvernement de la ville provinciale de Kinshassa de lever l'interdiction de manifester, Thrèse Olenga Kalonda, alors porte parole de ce gouvernement[5], répond que le gouvernement ne peut lever l'interdiction car il n'est pas en mesure de garantir la sécurité des personnes. L'avocat kényan Mainia Kiai a estimé qu'il s'agissait d'une violation du droit international[6]. En 2017, elle quitte ses fonctions de ministre et porte-parole du gouvernement provincial de Kinshasa pour remplacer au sénat Léonard She Okitundu, nommé ministre au niveau national[7]. Elle ne reste que quelques mois au sénat[8] et retourne à l'été 2017 dans le gouvernement provincial comme ministre provinciale de l’Éducation, de l'Environnement, de la Communication et du Genre[9],[10].
En 2018, elle soutient l'opération Ujana à Kinshasa dans laquelle 166 jeunes filles accusées d'outrage aux mœurs sont arrêtées par la police, soulevant les protestations de leurs familles[11]. Elle déclare :
«Ce sont de très jeunes filles de 10 à 17 ans qui tombent dans la dépravation des mœurs. Nous avons des valeurs fondamentales, des valeurs africaines (...) Nous ne sommes pas en train d'attenter à la liberté des jeunes filles, nous luttons contre les attentats à la pudeur»[11].
La même année, elle se présente aux élections nationales comme députée, à Lukunga[12],[13]. Elle invite alors les électeurs à adopter un comportement exemplaire lors du vote[12]. Une fois élue députée, elle s'insurge contre l'insécurité grandissante et les massacres à l'Est de la RDC[14].
En octobre 2021, elle est la doyenne de la délégation de « femmes leaders » de l'African Women Leaders' Network accompagnée par la représentante pour a RDC de ONU femmes, Catherine Ondimba, qui se rend dans la province d'Ituri, pour rencontrer le lieutenant-général Johnny Kashama Luboya[15], lequel a été nommé en mai 2021 gouverneur de la province[16]. Cette délégation milite pour restaurer la paix et améliorer la sécurité[15]. En mars 2023, elle approuve la nomination de 16 femmes, dont 3 ministres d'état, au sein du gouvernement Sama II[17].