Thérèse Minette de Tillesse devient Thérèse de Radiguès de Chennevière en épousant l'aristocrate Henri de Radiguès, le [1]. Son mari et elle organisent un service d'évasion en pour aider des soldats français[1]. Ils utilisent leur château de Conneux comme relais pour les prisonniers français évadés[2]. Alors que Henri de Radiguès est arrêté et retenu en Allemagne de à , Thérèse est relâchée après 15 jours de cachot[1]. Dès sa libération, elle rejoint alors le réseau secret "La Dame Blanche". Aidée de ses trois filles, Agnès, Marguerite et Marie-Antoinette, elles mobilisent leur réseau dans les milieux aristocratiques afin d'entraîner dans la résistance de nombreuses familles nobles, afin notamment de surveiller les mouvements des troupes et recueillir de précieuses informations[3].
Elle est active, en tant que chef du peloton 49, au sein du réseau de renseignements de la «Dame Blanche» du Liégeois Walthère Dewé[1]. Elle dirige 26 agents et fait partie du «conseil de réserve féminin» de l'organisation (en tant que sous-commandante)[2],[1]. Après la Première Guerre mondiale, Thérèse de Radiguès reçoit la croix d'officier du British Empire pour services rendus[1].
Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, Thérèse de Radiguès a 75 ans. Elle rejoint alors le nouveau réseau mis en place par Walthère Dewé, intitulé «Clarence» et fait partie du comité de direction avec quatre autres femmes[1]. Sa maison d'Ixelles sert d'état-major et de dépôt d'armes[1]. Comme lors du premier conflit, Thérèse de Radiguès n'hésite pas à faire appel à son réseau familial et relationnel pour renforcer les forces de la résistance[1]. Le , Walthère Dewé est abattu par les Allemands à Ixelles alors qu'il se rend chez Thérèse de Radiguès. Celle-ci est arrêtée et interrogée mais, se faisant passer pour sénile devant les Allemands, elle est relâchée et mise en liberté surveillée[1].
Actualités
Lors des commémorations du 8 mai en 2024, la commune d'Ixelles a rendu hommage à cette figure de proue de la résistance[3],[4].