Théâtre Grandsart-Courtois
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Le Théâtre Grandsart-Courtois est un théâtre ambulant fondé vers 1840 par André-Joseph Grandsart et Julienne-Reine (dite Julie) Courtois[1], prestidigitateur et prestidigitatrice belges, qui a parcouru toute l'Europe jusqu'au début du XXe siècle.
À ses débuts, André Grandsart montait sur scène dans la troupe du théâtre Courtois en interprétant des morceaux de violon. En effet, les père et mère de Grandsart (André-Joseph, né à Flines dans le Nord, et Anne Vacarezza) étaient musiciens ambulants sur les routes de Belgique et du nord de la France au début du XIXe siècle, ils initièrent leur fils à cet art. Après avoir rencontré « Papa » Courtois le prestidigitateur à Paris vers 1837, un véritable orchestre regroupait les enfants Courtois et Grandsart, ils jouaient des intermèdes entre les tours de magie du patriarche belge. C'est ainsi que le jeune Grandsart fréquenta Julie Courtois, fille aînée de Louis Courtois, dit « Papa ». Au fil des ans une certaine concurrence apparu entre papa Courtois et André-Joseph Grandsart, la création du théâtre Grandsart-Courtois permit ainsi de différencier les parcours et représentations de ces deux « physiciens » très connus au début du XIXe siècle[2]. Le théâtre Grandsart-Courtois a ensuite été repris après 1882 par les deux fils d'André, Auguste Emile né en 1843 à Paris et décédé à Gand en 1891, et Jules Arthur, né à Bruxelles en 1845 et décédé à Beauvais en 1905. Puis ce sont les deux veuves, Adrienne Boesnach (épouse de Jules, fille d'un artiste néerlandais), et Clémence Consael (épouse d'Emile, fille de forains néerlandais) qui ont perpétué l'activité du théâtre itinérant.
Les dix-neuf enfants d'Emile, et les six enfants de Jules Grandsart sont tous resté artistes et forains, notamment en étant les précurseurs de la diffusion du cinéma en Belgique et en France[3]. C'est notamment le cas de Polydore et Isidore Grandsart, fils d'Emile et connus comme étant des projectionnistes de talent dès les années 1897-99.