Tigre de porcelaine
From Wikipedia, the free encyclopedia
Tigre de porcelaine est le septième album de Jean Guidoni, sorti en 1987. Par comparaison avec ses albums précédents, cet album est considéré comme « plus grand public et plus commercial[1] ».
À la suite de plusieurs spectacles et d'une tournée, Jean Guidoni craque, en proie au surmenage et doit faire une pause : « Il se sent alors capable de travailler sur les textes d'un album et descend au plus profond de ses angoisses […] il n'a pas d'autre choix que de prendre la plume pour nous conter ses histoires d'amours tristes et douloureuses. De ses blessures naissent de vrais bijoux comme "Mort à Venise", "Marseille", "Les Vacances de larmes", "Ce sont des choses qui arrivent", "La Bête humaine" […][2] ». Il est accompagné pour l'écriture de quatre chansons par l'écrivain et scénariste Alain Lacombe (1948-1992).
L'album est produit et réalisé par l'auteur-compositeur-interprète et producteur de musique Pascal Auriat, qui signe les musiques de cinq chansons. Pour deux titres, Jean Guidoni retrouve le compositeur Michel Cywie, auteur des musiques de l'album Je marche dans les villes (1980).
La pochette présente une photographie du chanteur qui le met en scène de manière double : « un visage maquillé en deux moitiés, ange/démon, une main aux ongles démesurément longs rouges et noirs[3] ».
Liste des titres
| No | Titre | Paroles | Musique | Durée |
|---|---|---|---|---|
| 1. | Tramway terminus nord | Jean Guidoni | Michel Cywie | 3:48 |
| 2. | Midi sans soleil | Jean Guidoni - Alain Lacombe | Pascal Auriat | 3:50 |
| 3. | Ce sont des choses qui arrivent | Jean Guidoni - Alain Lacombe | Pascal Auriat | 3:36 |
| 4. | L'Homme syncopé | Jean Guidoni - Alain Lacombe | Jérôme Pradon | 3:32 |
| 5. | Dakota, Central Park West, 75e rue | Jean Guidoni - Alain Lacombe | Michel Cywie | 2:35 |
| 6. | Mort à Venise | Jean Guidoni | Pascal Auriat | 2:53 |
| 7. | Les Vacances de larmes | Jean Guidoni | Pascal Auriat | 3:10 |
| 8. | La Bête humaine | Jean Guidoni | Jérôme Pradon | 4:04 |
| 9. | Marseille | Jean Guidoni | Pascal Auriat | 5:45 |
Musiciens
- Jean Guidoni : chant
- Thierry Durbet : synthés
- Guitares : José Souc
- Chœurs : Yvonne Jones, Carole Fredericks, Ann Calvert
Équipe de production
- Ingénieurs du son : Jean-Phi (studio Marcadet), Bernard Estardy (studio C.B.E.), Michel Bernholc (studio B. Side), Didier Weiss (Artistic Palace)
- Photos : Marc Lafon
- Maquillage : Cédric Gérard
- Conception pochette : Pascal Auriat
- Gravure : Raphaël Jonin / Translab
- Collaboration artistique : Pascal Rothel
- Management : Roland Ribet
- Production et réalisation : Pascal Auriat
Accueil
Pour Libération, « Guidoni prend la plume et ne se départit pas de sa gravité provocante. […] Là encore, une mélancolie fauve, des regrets blessés, une chanson expressionniste entre couteaux et démons, une voix scandée et théâtrale. Se détachent sur cet album deux morceaux (Tramway Terminus Nord, Mort à Venise) qui vont devenir des valeurs refuge[4] ».