Timoléon Chapperon

personnalité politique savoyarde, puis française From Wikipedia, the free encyclopedia

Timoléon Chapperon (italianisé en Timoleone Chapperon), né le à Chambéry et mort dans cette même ville le , est un avocat, homme politique, président du tribunal de commerce ainsi que syndic de la ville de Chambéry.

Décès
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ChambéryVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
sarde (jusqu'en )
française (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Député de la Savoie au Parlement sarde Le Pont-de-Beauvoisin, 19 décembre 1853 - 17 décembre 1860 ...
Timoléon Chapperon
Fonctions
Député de la Savoie au Parlement sarde
Le Pont-de-Beauvoisin
-
Joseph Guillot (d)
Syndic
Chambéry
-
Député de la Savoie au Parlement sarde
Rumilly
-
Biographie
Naissance
Décès
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sarde (jusqu'en )
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Biographie

Origines

Timoléon Jacques Marie Chapperon naît le à Chambéry[1],[2], dans le département du Mont-Blanc. En effet, le duché de Savoie a été annexé par la France révolutionnaire, par décret du . Il est le fils de Louis-Marie Chapperon, avoué à Chambéry, et de Jacqueline Sanctus[3].

Il fait ses études au collège de Chambéry[3]. Il les poursuit à l'université de Turin[3], capitale du royaume de Sardaigne auquel appartient le duché de Savoie. Il est reçu docteur en droit à l'université de Turin le [3].

Carrières

Timoléon Chapperon revient dans sa ville natale[3]. Il effectue « un double stage chez un ancien avocat et au bureau des pauvres »[3]. Par décret du , il est admis « à postuler devant le Sénat de Savoie »[3].

En 1837, sa passion pour la littérature et l'histoire l'amènent à publier un Guide de l'étranger à Chambéry et dans les environs[3]. Le succès de l'ouvrage confirme sa « vocation archéologique »[3]. Il abandonne ses études juridiques pour se consacrer cette passion, notamment grâce à des rentes[4].

En 1848, il intègre l'administration de la ville de Chambéry[3]. Alors que le gouvernement sarde met en place un parlement du royaume de Sardaigne à Turin, avec l'élection de représentants pour les provinces au cours de cette même année, Timoléon Chapperon tente de se présenter, sans succès  sa candidature n'ayant pas été retenue , afin de s'opposer au sénateur Costa de Beauregard, pour le collège de Chambéry[5].

L'année suivante, lors de la IVe législature, il est élu le député de la Savoie, représentant le collège de Rumilly[3],[2]. Il fait une demande pour le rétablissement de la province de Rumilly, supprimée en 1818[2]. Entre-temps, il est devenu Conseil délégué, en 1851, de la ville de Chambéry, puis syndic de cette même ville entre 1852-53[3],[2],[4].

Le , il est remplacé par le conservateur Joseph Ginet pour le collège de Rumilly mais devient le représentant du collège électoral de Pont-de-Beauvoisin, pour la Ve législature[3],[2]. Il conserve ce siège jusqu'à l'annexion de la Savoie à la France, en [2]. Favorable à cette union, lors des débats concernant l'avenir du duché, il a rédigé une Déclaration de ligne de conduite de la députation savoisienne, en [3]. En 1853,

Il est élu le à l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, avec pour titre académique Effectif[6]. Il est par ailleurs membres d'autres sociétés savantes[3].

Au lendemain du rattachement de la Savoie au Second Empire français, il devient président du tribunal et de la chambre de commerce de Chambéry[2], ainsi que censeur de la succursale de la Banque de France dans la même ville[3]. Il participe toujours à la gestion de la ville en étant Conseiller municipal[3].

Timoléon Chapperon meurt le , à Chambéry[3],[2].

Ouvrages

Il publie de nombreuses études historiques sur la Savoie, dont :

  • Chambéry à la fin du XIVe siècle, Dumoulin, 1863
  • Guide de l'étranger à Chambéry et dans ses environs, 1837.

Décorations

Joseph Ginet a été fait[2] :
Officier d'académie Officier d'académie()
Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur

Notes et références

Voir aussi

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