Intéressée très jeune à la politique, elle souhait initialement adhérer à l'Organisation de jeunesse «Liberté et démocratie» (JOVD), le mouvement de jeunes du Parti libéral (VVD), mais elle s'est heurtée à un refus de ses parents. Elle rejoint finalement le Parti du travail (PvdA) après avoir entendu le discours de Noël de Joop den Uyl dans lequel il dénonçait les bombardements américains au Viêt Nam.
Elle intègre le conseil du parti dans la province de Hollande-Méridionale en 1976, devenant aussitôt deuxième secrétaire de la fédération provinciale. Elle en prend la présidence l'année suivante, et la conserve jusqu'en 1981, lorsqu'elle entre au conseil national, dont elle est désignée deuxième secrétaire en 1985. Elle quitte les instances nationales deux ans plus tard.
Députée
Après avoir été élue au conseil communal de Haarlemmermeer en 1982, elle entre à la seconde chambre des États Généraux en 1987 à la suite de Harry van den Bergh. Elle est désignée membre du bureau et présidente du comité de l'Éducation du groupe social-démocrate, ainsi que vice-présidente de la commission parlementaire de la politique au handicap deux ans plus tard. En 1991, elle est portée à la présidence de la commission parlementaire de la Santé.
Au gouvernement
Elle fait son entrée au gouvernement le , comme secrétaire d'État à l'Enseignement primaire, particulier et secondaire au sein du ministère de l'Éducation dans la première coalition violette dirigée par le social-démocrate Wim Kok. Après avoir été réélue députée aux élections législatives du , Tineke Netelenbos est promue ministre des Transports et des Voies d'eau le 3 août suivant dans la seconde coalition violette de Kok. Hormis l'interdiction de l'usage des kits mains libres au volant et le début de la construction d'une nouvelle piste à l'aéroport de Schiphol, son mandat a été marqué par des échecs, notamment l'introduction de péages sur les autoroutes et surtout le chaos résultant de la loi sur la libéralisation de l'activité des taxis initiée par sa prédécesseur, Annemarie Jorritsma.
À compter du et de la démission du cabinet, elle dirige son ministère à titre intérimaire. Elle est réélue députée aux élections du 15 mai, mais doit attendre le 22 juillet pour qu'un nouveau gouvernement prenne le relais. Elle est ensuite élue présidente de la commission parlementaire de la Santé, du Bien-être et des Sports, mais quitte la seconde Chambre en , après les élections législatives anticipées.
Elle est nommée bourgmestre par intérim d'Oud-Beijerland le , renonçant à ce poste le afin de remplir la même fonction dans la ville d'Haarlemmermeer. Celle-ci prend fin le , mais elle est désignée, le 20 septembre suivant, bourgmestre intérimaire de Ede. Elle abandonne ce mandat le .